PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL
JEUDI 18 FÉVRIER 2010 À 19H
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31 janvier 2010 : 15 ème Rassemblement des secrétaires de section
La section de Montreuil s’adresse aux dirigeants du PS par la voix de sa secrétaire de section Alexie Lorca
Cher(e)s camarades,
C’est au nom de la section de Montreuil que j’interviens.
Cette section a subi ces dernières années quelques avatars, notamment lors des dernières élections municipales. Après ces élections, il ne restait aux militants de Montreuil que deux choses, deux choses essentielles : leurs convictions et leur loyauté envers leur parti. Et c’est avec nos convictions, avec notre loyauté envers le PS que nous avons reconstruit notre section, et que nous sommes aujourd’hui sur le pont pour la campagne des Régionales.
Dans nos quartiers populaires, nous sentons ce besoin de politique, ce besoin de gauche dont parlait tout à l’heure Jean-Paul Huchon. Ça faisait longtemps que les socialistes n’avaient pas été aussi bien accueillis par les habitants des quartiers populaires. Et ça fait sacrément du bien aux militants que nous sommes, de voir revenir vers nous celles et ceux pour lesquels nous sommes engagés.
Les militants de Montreuil m’ont demandé de porter 2 messages à nos dirigeants nationaux.
Premier message : merci à Martine d’avoir réussi à pacifier et réguler notre Parti. Second message à l’ensemble de nos dirigeants nationaux. S’il vous plaît, continuez à être raisonnables comme vous l’êtes à peu près depuis quelques mois.
Contenez vos petites phrases, maîtrisez vos enthousiasmes médiatiques. N’oubliez pas que chaque fois qu’un dirigeant socialiste y va de son petit scandale médiatique, sur le terrain, pour les militants, c’est un véritable tsunami. Si nous ne sommes pas pour la pensée unique, nous ne sommes pas non plus pour ceux qui, dans un collectif, pensent tout seuls et surtout tout haut… beaucoup trop haut.
15h11 - Intervention d'Alexie Lorca Secrétaire de section de Montreuil "Cher(e)s camarades dirigeants, si la fièvre verbale vous démange, pensez aux militants avec leurs tracts sur les marchés"
Alors, cher(e)s camarades dirigeants, si la fièvre verbale vous démange, pensez aux militants avec leurs tracts sur les marchés… et souvent sous la pluie notamment en Île-de-France. Pensez que certaines interventions relayées avec appétit par la presse peuvent détruire le travail effectué pendant des semaines, voire des mois.
À Montreuil, comme ailleurs, nous serons donc sur le pont parce que nous savons à quel point la gouvernance de la région par la droite serait désastreuse pour l’Île-de-France et pour la Seine-Saint-Denis, un département étranglé financièrement par l’État et qui se bat malgré tout au quotidien pour continuer à soutenir les habitants ; à soutenir aussi la culture mise à mal par la politique gouvernementale.
Je vous invite d’ailleurs à signer la pétition « culture en danger ».
Tribune du mois de Janvier 2010 publié dans le numéro 27
« Pas d’augmentation de la fiscalité locale durant toute la durée du mandat », tel était l’engagement de l’équipe de Dominique Voynet lors de la campagne électorale municipale en 2008 !
Tous les candidats à l’élection municipale connaissaient la difficile réalité budgétaire de la ville ainsi que la politique menée par le gouvernement à savoir l’étranglement des collectivités locales et son corollaire le désengagement financier de l’État. C’est donc dans ce contexte que chacune des listes en présence à pris ses responsabilités lors de la présentation de son programme devant les Montreuilloises et les Montreuillois.
Pourtant, dans une note budgétaire pour le prochain conseil municipal de fin janvier, nous apprenons que la nouvelle équipe municipale se prépare à augmenter les impôts locaux. Après avoir augmenté les droits d’entrées au cinéma Méliès, la cantine pour les écoliers pour ne prendre que ces deux exemples, la municipalité s’apprête à augmenter les impôts.
Déjà, lors du précédent mandat, les socialistes n’avaient pas voté l’augmentation des impôts. Nous réitérerons ce vote lorsqu’il se présentera à nous d’abord parce que nous considérons que la pression fiscale sur la ville est déjà suffisamment forte. Ensuite parce que nous savons que les effets de la crise continue de faire de nombreuses victimes et qu’en conséquence, les Conseils généraux qui ont la compétence « action sociale (RSA, APA..) » seront pour beaucoup d’entre eux, et ce dès 2010, contraints d’augmenter les impôts pour faire face à leurs obligations.
Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis sera peut être lui aussi contraint à ce choix douloureux mais obligatoire pour préserver le bouclier social attaqué de toutes parts. Aucun élu montreuillois ne peut ignorer ces deux faits.
C’est pourquoi, à Montreuil, nous attendons, des choix politiques clairs pour soutenir, prioritairement, les populations victimes de la crise. Nous voulons que cessent les effets d’annonce.
En cette nouvelle année, de nouveaux combats seront à mener à toutes les échelles territoriales, sachez que vous pourrez compter sur les élus socialistes membres de la minorité municipale pour construire une gauche populaire qui réponde dans les faits aux aspirations des Montreuilloises et des Montreuillois.
Bonne année 2010 !
15 janvier 2010 - Voeux de la section de Montreuil - Alexie Lorca, secrétaire de section
Chers amis, chers camarades,
Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu présents à l’invitation des socialistes de Montreuil.
Je salue la présence parmi nous de nombreux élus, de salariés sans-papiers de l’intérim qui occupent depuis 2 mois l’agence Manpower de Montreuil, de camarades socialistes de différentes sections du département, de représentants d’associations montreuilloises. Parmi elles, l’Association Comme Vous Émoi dont l’un des permanents vient de perdre sa famille dans le tremblement de terre d’Haïti. Comme Vous Émoi organise samedi 23 janvier de 15 h à 22 h avec Amnesty International, la Ligue des Droits de l’homme et la Plateforme des associations haïtiennes de France, une journée de soutien et de rassemblement au peuple haïtien. Les fonds collectés lors de cette journée seront versés et gérés par la Plateforme des associations haïtiennes de France. Nous mettrons toutes les informations concernant cette journée et cette collecte sur le site de notre section.
Je salue aussi la présence de représentants syndicaux, d’organisations de gauche (le Parti communiste Français, le NPA, le POI, la Gauche Unitaire…)
Je voudrais vous dire qu’en ces temps pré-électoraux, la présence de ces camarades d’autres formations de gauche nous font vraiment chaud au cœur et témoigne de ce qui est aussi possible à Montreuil. Il ne s’agit pas de gommer d’une phrase les différences idéologiques qui existent entre nous.
Mais dans notre ville, la situation de nombre de nos concitoyens commande aux militants que nous sommes de faire le tri dans nos différences supposées afin d’œuvrer ensemble sur le terrain. Certains enjeux nous forcent à nous concentrer sur nos engagements individuels et collectifs et à transcender certaines postures. J’en veux pour preuve le combat des Plus Net qui nous a réunis pendant un an.
Quand il y a urgence, quand, juste à côté de nous, des hommes vivent dans leur chair et leur esprit, une situation intolérable d’inégalité et d’injustice, quand ils nous montrent que dans cette situation ils sont capables de résister et de combattre, alors, le moins que nous puissions faire, c’est de nous rassembler et d’unir nos forces pour les soutenir aux côtés de leur syndicat.
Pendant un an, les travailleurs sans-papiers de Plus-Net ont tenu bon, se sont battus pour leurs droits. Bien que vivant au quotidien dans des conditions extrêmement difficiles, ils ont été capables malgré tout d’accueillir les Montreuillois qui leur rendaient visite, avec une joie de vivre et un sens de l’hospitalité constants.
Et ils ont gagné !!
Je voudrais une fois encore les remercier de leur courage, leur dire qu’ils demeureront pour nous, militants, un exemple.
L’époque, la modernité, est au cynisme. Toute envolée est vite qualifiée de lyrique, tout expression d’espoir est souvent raillée. L’insulte suprême est aujourd’hui : bisounours ! Il fut un temps où c’était « facho », « réac », voire « « connard » ou pire ! … Aujourd’hui c’est bisounours, le bisounours étant, vous l’aurez compris symbole de naïveté. Cette posture, très prisée à droite devient également commune dans les rangs de la gauche. Quand on fait de la politique, il faudrait, si l’on en croit la tendance être pragmatique, factuel, circonspect, retenu en toutes choses. Ce n’est ni ma façon de vivre, ni ma façon de faire de la politique. Aux côtés de l’idéologie, de l’analyse, je plaide pour l’idéal et l’utopie. Car si au prétexte d’être « lucides », on refuse le combat, alors l’obscurantisme, l’individualisme, le libéralisme, l’immobilisme, le conservatisme seront le genre humain. Si l’on s’interdit de rêver le monde, comment prétendre le changer ?
Rien n’est écrit, rien n’a jamais été écrit et rien ne le sera jamais. Le combat des Plus Net en est une preuve éclatante et continuera à nous guider.
Et nous en avons sacrément besoin de ces guides. Et nous en avons sacrément besoin de courage, d’enthousiasme et de persévérance, nous militants socialistes, militants de gauche, en ce début d’année où la vie de nos concitoyens est bouleversée, souvent même brisée par les effets de la crise, auxquels s’ajoutent les coups portés par le gouvernement à tous les dispositifs sociaux et aux services publics qui ont pourtant démontré leur efficacité en termes d’amortisseurs.
Chers amis, chers camarades,
Cette année 2010 ne s’ouvre pas, loin s’en faut, sous les meilleurs auspices pour notre pays.
Près de 4,5 millions de demandeurs d’emplois qui se démènent comme ils peuvent avec un Pôle Emploi inefficace, faute de moyens, d’effectifs et de formation d’agents mal traités et souvent en contrats précaires… Des suppressions de postes d’enseignants au moment où Nicolas Sarkozy annonce à grands effets de manche une dotation en capital de 8 milliards pour la création de pôles universitaires d’excellence dont on ne sait ni comment ils seront constitués ni comment ils fonctionneront… Les contours d’une réforme territoriale inique et imbécile contestée jusque dans certains rangs de la droite… l’asphyxie financière des départements par l’État — C’est une grande constante : quand la droite ne parvient à obtenir par la loi ce qu’elle veut pour sa classe, elle l’obtient par l’argent qu’elle donne ou qu’elle retire, comme c’est aujpurd’hui le cas pour les départements — … Une campagne de vaccination de 1,5 milliards d’euros, qui fait figure de gabegie, au moment où le gouvernement procède à la casse de l’hôpital public et de notre service public de santé…
Je ne remets pas en cause le principe de précaution. Mais quand on nous dit que les caisses sont vides notamment quand il s’agit de pérenniser et de renforcer nos services publics, je constate quand même que quand il faut trouver un million et demi d’euros, on les trouve, et dans des délais spectaculaires.
Et je précise au passage que s’il y en a qui y ont trouvé leur compte, ce sont les laboratoires pharmaceutiques.
Chers amis, chers camarades, ne nous y trompons pas. Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme de la situation qu’il veut nous faire croire à grands renforts d’incessantes campagnes de communication, l’homme capable d’adapter sa politique pour l’intérêt général en fonction des événements. Non, quels que soient les événements, quelle que soit la situation des Français, Nicolas Sarkozy applique point par point avec une précision redoutable le programme politique du candidat Sarkozy, une politique de classe au service d’intérêts particuliers, ceux de banquiers, d’actionnaires, de nantis, de privilégiés de naissance. C’est une politique qui sait ce qu’elle veut, qui sait où elle va, qui porte un type de société qui n’est pas le nôtre.
Et s’il est quelqu’un qu’il faut vacciner, c’est bien le président de la République… le vacciner contre l’arrogance, contre son aptitude à mettre les lois de la République et l’argent public au service de sa classe, celle de ces banquiers, de ces actionnaires, de ces nantis, de ces privilégiés de naissance.
J’en veux encore pour preuve cette autre campagne de communication aux relents nauséabonds, fumeusement baptisée « débat sur l’identité nationale ». Vaste et délétère fumisterie qui se termine comme on pouvait s’y attendre, autour d’un tas de fumier. En ce jour de vœux, je vous épargnerai le florilège des propos infâmes qui s’affichent sur différents blogs, pire ceux qui fusent de la bouche de certains élus UMP.
Chers amis, chers camarades,
Aujourd’hui plus que jamais, le Parti socialiste doit être à la hauteur des enjeux politiques de notre pays. Plus que jamais la gauche doit servir de rempart aux politiques mises en œuvre par Nicolas Sarkozy. En cela, les élections régionales de mars prochain revêtent une importance capitale. Sur les 26 régions françaises, 24 sont aujourd’hui dirigées par la gauche. Ces collectivités, comme les conseils généraux et les municipalités de gauche sont les derniers boucliers face aux ravages de la politique de la droite. Elles ont de bons bilans, qu’il va falloir mettre en avant lors de la campagne électorale. Tout en sachant que cela ne sera pas suffisant pour convaincre nos concitoyens, compte tenu des difficultés croissantes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Il nous faut renforcer nos politiques sociales, culturelles, continuer à proposer, à mettre en avant des perspectives en matière de services publics, d’emploi, de logement, de transports.
En Ile-de-France, les formations de gauche partiront seules au premier tour. Nous défendrons donc nos différences à travers un programme de gauche. Je souhaite ardemment qu’à Montreuil, cette campagne de premier tour se déroule dans un climat suffisamment serein, pour ne pas casser ce que nous avons recommencé à construire ensemble, et pour pouvoir nous rassembler au second tour sans amertume ni blessures. Car notre objectif commun sera alors de battre notre adversaire commun : la droite.
Pour ma part, soyez assurés que je veillerai à ce que ce climat de sérénité règne chez les socialistes montreuillois. Nos régions doivent rester des boucliers sociaux, des espaces de résistance, de solidarité et de justice. Elles doivent incarner un véritable contre-pouvoir contre la politique nocive de la droite. Pour finir, je voudrais adresser quelques mots à mes camarades de la section de Montreuil.
Mes chers camarades,
Il y a un peu plus d’un an, vous m’avez confié la direction de notre section. Vous m’avez fait confiance pour reconstruire avec vous une section qui suite à différents événements dont les dernières municipales et notre dernier congrès ne sont pas des moindres, se retrouvait sérieusement chamboulée.
Eh bien pour une fois ne soyons pas modestes ! Je dois dire qu’en un an, nous avons fait un sacré beau bout de chemin tous ensemble.
Nous avons mené ensemble des combats de terrain (j’évoquais tout à l’heure les Plus Net) et nous avons mené des débats dans un climat de respect et de tolérance particulièrement remarquable. Nous avons redonné, je le crois, une visibilité au Parti socialiste à Montreuil avec pour seuls outils nos convictions et notre loyauté envers notre Parti. Et cette loyauté, ces convictions, elles sont sacrément béton mes camarades pour nous avoir ainsi portés au long de cette année. Jaurès écrivait : « «Le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.» S’il ne s’agit pas pour nous, je le précise de sombrer dans une abnégation totale, je voudrais tout de même dire que notre section a bien mérité du label jaurésien que je crée à cette minute et que je lui décerne !
Mes chers camarades, je veux saluer votre courage, votre détermination, vos coups de gueule aussi. Je veux vous dire mon bonheur à militer avec vous … par tous les temps!
Je sais que dans ce type d’intervention, on n’a pas coutume de se livrer. Tant pis pour l’usage car je tiens à vous dire que vous m’apportez beaucoup… et même quand vous m’appelez les uns après les autres pour me demander l’heure de la prochaine AG de section alors que je vous ai déjà envoyé 5 mails et un courrier manuscrit où cette heure figure en gros et en gras !
Alexie Lorca, secrétaire de section - Frédéric Molossi, Conseiller général Philippe Guglielmi, Premier fédéral - Quentin Carrissimo-Bertola,
Responsable du Groupe MJS-MB2L - Abdelhak Kachouri tête de liste aux régionales en Seine-Seine-Denis
Mais c’est largement compensé, et là je parle en tant qu’élue et je ne pense pas que mes camarades du groupe socialiste me désavoueront, c’est largement compensé par vos présences lors des conseils municipaux où nous vivons, parfois, il faut bien le dire, de grands moments de solitude. Comme lors du dernier où il s’agissait d’élire nos conseillers à la future agglomération « Est ensemble » et où les deux candidats de la minorité municipale Frédéric Molossi pour les socialistes et Dominique Attia pour les communistes, ont chacun obtenu 3 voix. Mais de quoi se plaint-on ? Il en fallait 2 pour être élu ! Ils ont donc gagné !
Lors de ces conseils municipaux, certains d’entre vous sont dans la salle, d’autres devant TVM qui diffuse les conseils. Et vos textos drôles, pertinents, encourageants ou critiques (« arrêtez de mâcher vos chewing-gum ! ») sont toujours extrêmement bienvenus.
Mes chers camarades, être militant socialiste, c’est croire à la justice, à la solidarité, à l’égalité et en l’être humain. C’est surtout ne jamais perdre de vue celles et ceux pour qui on s’est engagés. Nos concitoyens les plus démunis, et particulièrement aujourd’hui les travailleurs sans-papiers de Manpower.
Je leur dirai ce que j’ai dit l’année dernière aux Plus Net : « Soyez convaincus que votre combat finira par triompher, que vous êtes dans un pays qui, bien que mis à mal par des années de politiques migratoires méprisables, finira par faire triompher la justice. » Et que les socialistes montreuillois seront à vos côtés jusqu’à la victoire.
Je conclurai en citant une nouvelle fois Jaurès, auquel nous rendrons hommage tout à l’heure à travers un clip musical :
Vive le Parti socialiste, vive la gauche et meilleurs vœux à toutes et à tous.
Alexie Lorca - secrétaire de Section
Pétition - Rendez-nous notre nationalité
Pour la publication d'un nouveau décret qui inverse la charge de la preuve et rétablit le respect du droit français en matière de nationalité !
« Le Code civil, dans ses articles 17 à 23, détermine les conditions de détention de la nationalité française. Celle-ci s’acquiert de quatre façons : par le droit du sol par le droit du sang, par naturalisation ou par mariage.
« Le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports impose aux citoyens français, nés à l’étranger ou de parents étrangers, de faire « la preuve » de leur nationalité française (acte de naissance, livret de famille comportant les mentions de naturalisation ou certificat de nationalité française) lors du renouvellement de leurs papiers d’identité, sous le prétexte que l’administration française aurait pu faire une erreur lors d’une précédente délivrance.
« Ce décret instaure une nouvelle source de discrimination : la présomption d’usurpation de nationalité.
« Des dizaines de milliers de Français sont aujourd’hui dans des situations intolérables, aberrantes, parfois ubuesques, face aux difficultés d’établir la preuve d’une nationalité française dont ils sont détenteurs depuis très longtemps.
« Nous ne pouvons accepter ce régime de suspicion généralisée.
« Nous demandons donc solennellement à Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de prendre d’urgence un nouveau décret pour mettre un terme à cette situation scandaleuse.
« Pour exiger la publication de ce texte qui inverse « la charge de la preuve » et impose le respect du droit français à l’administration, je vous invite à signer cette pétition. »
François Rebsamen,
Sénateur-maire de Dijon
8 janvier 2010 - Visite de Jean-Paul Huchon et d'Abdelhak Kachouri à Montreuil
Vendredi 8 Janvier au marché de la Croix de Chavaux, malgré le froid et la neige, Jean-Paul Huchon Président de la région Ile de France et Abdelhak Kachouri tête de liste aux régionales en Seine-Seine-Denis ont reçu un acceuil chaleureux de la part des militants socialistes venus l'accompagner à la rencontre des montreuillois.
C'est dans un climat serein et détendu qu'il a pu s'entretenir avec les commercants et leurs clients sur le devenir de la région, sur la politique gouvernementale...
La matinée s'est terminée par une visite de solidarité auprès des travailleurs sans papiers en grève depuis plusieurs semaines.
Jean-Paul Huchon Président de la région Ile de France et Abdelhak Kachouri tête de liste aux régionales en Seine-Seine-Denis aux côtés des Sans-papier de Manpower
Frédéric Molossi Conseiller Général, Alexie Lorca Secrétaire de Section et Jean-Paul Huchon Président de la région Ile-de-France
14 mars 2010 - HUCHON 2010 - Régionales
Investissements de la région à Montreuil
Logement - Création ou réhabilitation de 1149 logements
Social et Santé
- Création d'un Centre d'Hébergement d'Urgence
- Réhabilitation et extension d'un accueil de jour pour sans abris (Emmaüs)
- Création d'un centre multi-accueil « Paul Eluard » de 20 places dont 2 places pour enfants handicapés
- Création de 2 crèches de 22 et 60 places, cité des Néfliers et « Julie-Daubié »
- Construction d’une Maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes de 80 lits, rue de Paris
- Création d'un centre d'accueil pour personnes âgées (création EHPD et fondation
Rothschild)
- Création d’un foyer d’Accueil Médicalisé pour adultes atteints d’autisme et/ou de troubles apparentés, rue des Bons Plants
19 décembre 2009 - APPEL A LA MOBILISATION "LA CULTURE EN DANGER"
Le 19 décembre, à l'initiative de Claude Bartolone, Président du Conseil général et Député de la Seine-Saint-Denis, en présence de Jack Ralite, Sénateur de la Seine-Saint-Denis, plus de 200 acteurs culturels du département se sont réunis pour lancer le mouvement de mobilisation "La Culture en danger"
Cette réunion à laquelle participaient plusieurs élus départementaux dont, Emmanuel Constant, Vice-président à la culture, Sylvine Thomassin, marque le début d'une mobilisation en Seine-Saint-Denis et l'ensemble du territoire contre les réformes du gouvernement qui mettent en danger l'existence des politiques culturelles, et reviennent sur 50 ans de décentralisation culturelle en France.
APPEL A LA MOBILISATION "LA CULTURE EN DANGER"
L’art et la culture sont au cœur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.
Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres.
Le poids insurmontable des transferts de charges non compensés, la réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales, organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation et au bien vivre ensemble.
Nous refusons d’abdiquer, tant sur le terrain des principes que sur celui de l’engagement politique.
La compétence culturelle n’est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit. Mais, au plan de l’intérêt public de la Seine-Saint-Denis, de ses villes tout comme de l’ensemble du territoire national, il en est tout autrement !
Les économies de ces secteurs sont fragiles et reposent sur de multiples financements croisés. La menace qui pèse sur les collectivités est aussi une atteinte profonde au tissu local, à la dynamique d’innovation et d’émancipation citoyenne.
A très court terme, ce sont des pans entiers d’activités qui sont menacés à l’échelon des départements pour des projets culturels qui se structurent à tous les niveaux de collectivités territoriales. A moyen terme, de nombreuses communes ne pourront échapper au même schéma qui s’annonce destructeur socialement et économiquement, à l’heure où l’on nous vante par ailleurs la nécessité d’un plan de relance massif.
> Parce que nous pensons que les politiques publiques de la culture sont le fruit d’une concertation et d’un échange permanents entre les artistes et les pouvoirs publics > Parce que nous refusons le démantèlement en cours, la disparition d’aventures artistiques et culturelles et la suppression des très nombreux emplois associés à cette casse organisée > Parce que nous pensons que la chose publique de la culture doit être universellement partagée et reconnue > Parce que nous pensons que l’avenir de l’action publique locale risque de se dissoudre dans cette remise en cause brutale, accentuant davantage les injustices territoriales et culturelles connues par notre pays.
Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus, refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires de la qualité de leur maillage artistique et culturel.
La crise de valeurs est profonde, elle est assumée par un gouvernement qui en multipliant les pseudo-réformes, détricote de manière minutieuse le maillage culturel français et remet en cause les fondements d’une politique de référence.
Les attaques engagées sont durables : > Depuis plusieurs années : la refonte de l’intermittence précarise les artistes et l’érosion des financements publics d’Etat porte atteinte à l’action publique culturelle > Aujourd’hui : la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques commence à produire ses effets, en particulier dans les musées et l'étranglement financier frappe au cœur de leurs politiques les collectivités territoriales > Demain, les mêmes collectivités risquent de ne plus avoir ni le droit ni les moyens de conduire des politiques culturelles en raison de la suppression de la clause générale des compétences.
Artistes, auteurs, acteurs culturels, citoyens, élus, la mobilisation de tous est essentielle face à cette situation d’alerte.
L’art et la culture sont en danger dans notre pays. Ici de Seine-Saint-Denis nous lançons cet appel national et refusons l’abandon de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le gouvernement sous couvert de modernisation des politiques territoriales.
De nombreux citoyens, élus, professionnels se sont déjà engagés.
La section du PS de Montreuil vous invitons à signer cette pétition.
30 mars 2010 - 60 ème anniversaire de la mort de Léon BLUM
9 avril 1872 - 30 mars 1950
1936 - FRONT POPULAIRE :
La semaine de 40 heures - 2 semaines de Congés Payés
Liberté syndicale - Augmentation des salaires de 7 à 15% -
Conventions collectives - Représentation syndicale -
Scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans, etc...
29 décembre 2009 - Les choses se clarifient enfin !…
Quand un vote suffit pour faire apparaître au grand jour la vraie nature de l’engagement de quelques « ex-socialistes »…
Jeudi 17 décembre, le Conseil municipal de Montreuil a élu les 17 conseillers issus de ses rangs, qui représenteront la ville au Conseil de l’intercommunalité « Est ensemble ».
La sénatrice-maire Dominique Voynet avait mis au vote l’approbation du projet « Est ensemble » lors du Conseil municipal du mois précédent. Contrairement aux autres villes composant la future agglomération, elle avait préféré dissocier les deux votes. Ainsi, Montreuil a été la dernière ville à élire ses conseillers communautaires. Interpellée jeudi 17 sur ce choix par les élus des groupes de la minorité — PS, PCF, Gauche Unie et Citoyenne — elle a fini par répondre qu’en agissant ainsi, elle avait souhaité « rééquilibrer » les représentations politiques au sein du futur Conseil communautaire. Allant dans le même sens, l’un de ses adjoints a évoqué « l’hégémonie du Parti socialiste » dans ce conseil. Ainsi, Madame Voynet qui lors de sa campagne, puis au cours du premier conseil de sa mandature se félicitait d’avoir fait élire une liste « no logo », s’est politisée. La tentative de duperie a fait long feu et la clarté du débat politique ne s’en porte que mieux.
Concernant la représentation des trois minorités municipales sur la liste intercommunale, la maire a ensuite décidé qu’elles ne seraient représentées que par deux sièges. Aux trois minorités, a-t-elle précisé, de se mettre d’accord. Les trois groupes ont alors annoncé qu’elles présenteraient chacune un candidat — Frédéric Molossi pour le Parti socialiste, Dominique Attia pour les communistes, Jean-Pierre Brard pour la Gauche Unie et Citoyenne — mais qu’elles ne prendraient pas part au vote, laissant à la maire la responsabilité de mener jusqu’au bout et d’assumer le choix de sa stratégie politique, qui à aucun moment ne fut discutée et encore moins négociée : on peut se dire de gauche et se conduire en autocrate…
Furent ainsi élus 15 conseillers issus de la majorité, chacun totalisant 41 voix, soit la totalité des voix de la majorité. La majorité municipale dut donc ensuite compléter la liste des représentants de Montreuil avec des candidats des minorités. La majorité opta pour deux des trois candidats : Frédéric Molossi (PS) et Dominique Attia (PCF). Ces deux candidats totalisèrent chacun 3 voix — le nombre minimum de voix requises selon le règlement étant de 2 !
Ce scrutin, qui n’était pourtant pas destiné à cela, a permis une formidable clarification concernant le Parti socialiste montreuillois. En effet, souvenons-nous, lors des dernières élections municipales, quelques membres de ce Parti décidèrent, contre l’avis du Parti socialiste, de rejoindre la liste « no logo » conduite par Dominique Voynet. Ils furent exclus par la direction nationale du PS et intégrèrent l’actuelle majorité municipale, mais tout en entretenant une confusion constante sur leur appartenance et leur attachement au Parti socialiste. Manuel Martinez, maire adjoint et conseiller général, a d’ailleurs choisi de siéger au Conseil général au sein du « groupe socialiste et gauche citoyenne ».
Or, les 3 voix recueillies par Frédéric Molossi (qui n’a pas fait mieux que la candidate communiste !) prouve, s’il le fallait encore que l’attachement des « ex-socialistes » au Parti ne se vérifie pas et que Dominique Voynet a des alliés solides lorsqu'il s'agit de porter des coups au Parti socialiste. Ainsi à Montreuil, ceux qui depuis longtemps déjà nourrissent les petites manœuvres par des pratiques troubles, poursuivent un but, celui d'affaiblir durablement le Parti socialiste.
Nous ne douterons pas que ces anciens membres demeurent attachés aux valeurs du socialisme. Comme, et c’est heureux, beaucoup d’hommes et de femmes de Montreuil, de Seine-Saint-Denis et de France. Non par revanche, mais par respect pour leur engagement et leur loyauté envers leur Parti dans les défaites comme dans les victoires —, les militants de la section de Montreuil sont heureux que par leur vote, ces ex-camarades aient signifié qu’ils assument un choix : celui d’ignorer le Parti socialiste et d’une certaine façon de le combattre en prêtant main forte à celles et ceux qui le font plus ouvertement.
À Montreuil, les élus issus du Parti socialiste siègent dans la minorité municipale et non dans la majorité.
La section de Montreuil
18 décembre 2009 - Interventions d'Alexie Lorca au Conseil Municipal
Madame la maire, chers collègues,
Je voulais en préambule vous dire que nous regrettions profondément la façon dont s’est déroulée la préparation du vote sur la liste des conseillers communautaires. Elle donne encore une fois une image déplorable et triste de la gauche, de sa capacité à se rassembler dans le respect de ses différentes sensibilités, pour pouvoir prétendre un jour re-gouverner ce pays.
Revenons au sujet qui nous intéresse.
Vous n’avez pas souhaité faire coïncider l’approbation du projet « Est ensemble » et le vote sur la liste des élus appelés à siéger au conseil communautaire. Vous avez préféré, madame la maire, ajourner au conseil municipal de ce jour la présentation et le vote de cette liste. En précisant, suite à nos questions, que les groupes de la minorité municipale seraient représentés sur cette liste ; mais sans donner le nombre de représentants issus des groupes de la minorité.
Or, lors de la Conférence des présidents du lundi 14 décembre, vous avez fait savoir aux présidents des trois groupes de la minorité qu’il leur faudrait se partager deux places.
Quelles sont vos motivations profondes ? Vous seule pouvez répondre à cette question. Nous ne nous risquerons pas à entrer dans le procès d’intention et resterons factuels. La liste municipale dont nos groupes sont issus a totalisé 45, 81 % des suffrages de la population montreuilloise. Au regard de ce chiffre, vous reconnaîtrez que les 2 places sur 17 que vous leur octroyez sont bien en-deçà de ce qu’ils représentent. Le règlement est certes peu précis en ce qui concerne la représentativité des minorités. Il convient dès lors pour les maires de choisir entre une approche démocratique qui permette de représenter au mieux l’ensemble de la population, ou une approche plus « émotionnelle ». Vous avez choisi la seconde. Nous en prenons acte.
Vous précisez en outre que vous proposez ces deux sièges à « la minorité municipale ». Vous ne pouvez pourtant ignorer que « la minorité municipale », en tant que groupe constitué, n’existe pas. Nous le répétons, la minorité de votre Conseil municipal est composée de trois groupes politiques, qui représentent autant de sensibilités différentes de la part des électeurs, donc des Montreuillois.
En décidant seule du calendrier d’organisation du vote pour l’intercommunalité — qui amène Montreuil à être la dernière ville à désigner ses représentants au Conseil intercommunal —, vous avez fait, madame la maire, un choix politique. En décidant que, parmi les trois groupes de la minorité municipale, seuls deux seraient représentés, vous en faites un autre. Nous vous demandons d’aller au bout de ce choix et de l’assumer. Chaque groupe de la minorité municipale présentera donc un candidat et vous laissera le soin de trancher. Bien évidemment, nous ne participerons pas au vote.
Je vous remercie
11 décembre : Circulaire sur le travail des sans-papiers : "Quand l'imbécillité le dispute à la dignité" par Alexie Lorca
« Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. » Au lendemain de son annonce de la mise en place d’un « nouveau plan d’action » en direction des entreprises « ayant recours au travail illégal », monsieur Xavier Darcos aurait-il déjà mis en mots son projet ? Non ! La citation ci-dessus n’est pas extraite de son journal intime, mais de l’article L8251-1 du code du travail !
Hormis un aveu d’impuissance à faire respecter la loi — à moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de ne pas la faire respecter ? —, que cachent donc les gesticulations darcosiennes, sur lesquelles le désormais très connu monsieur Besson n’a pas tardé à renchérir ?
Petit récapitulatif…
Le 7 janvier 2008, une circulaire portant sur la régularisation exceptionnelle par le travail, conditionne les demandes à la présentation d’un contrat de travail. Mais il ne peut s’agir que d’un emploi figurant sur une liste de 30 métiers accessibles aux ressortissants extra communautaires et « adaptable en fonction des régions ». Or, ces emplois sont des emplois qualifiés — employé d’assurance, géomètre, chef de chantier du BTP, dessinateur en « électricité, informaticien expert — qui ne correspondent évidemment pas à ceux occupés par la quasi totalité des travailleurs sans-papiers, pas plus qu’ils ne répondent pas aux besoins économiques de l’Hexagone. Cette circulaire instaure une discrimination entre les travailleurs extra-communautaires et les ressortissants des nouveaux États-membres de l’Union européenne auxquels une autre directive a proposé fin 2007, une liste de 150 métiers. Elle stigmatise en outre les Algériens et les Tunisiens, exclus du dispositif, en vertu d’accords bilatéraux, jugés trop favorables aux demandeurs. On peut dès lors leur opposer la situation de l’emploi — « ici, il y a assez de travailleurs français ; on n’a pas besoin de vous » — tout en leur interdisant l’accès à la liste des 30 métiers.
Le concept d’immigration choisie atteint là son paroxysme. Au pays des droits de l’homme, on associe une profession à une nationalité. Selon que vous serez bulgare, roumain ou malien, vous serez conducteur de travaux du BTP en Champagne, technicien des industries du bois en Lorraine, ou mécanicien d’engins de chantier en Corse…
La circulaire allie l’indignité — les travailleurs sans-papiers qui se présentent avec un contrat de travail sans avoir vérifié si leur emploi figure sur la liste, peuvent se voir reconduits à la frontière — à une imbécillité crasse. C’est en effet l’autorité administrative et non plus l’employeur, qui définit les besoins en main d’œuvre et statue sur les compétences de l’employé potentiel…
Le 15 avril 2008 débute alors une première grève des travailleurs sans-papiers.
« À l’issue de ce premier mouvement, ce sont les salariés eux-mêmes qui exigent et obtiennent des régularisations en dépit de la liste des 30 métiers, témoigne Richard Delumbée, responsable de l’Union Locale CGT de Montreuil (93). Nous avons donc mis en œuvre l’acte II de cette mobilisation. En 2008 seules la CGT et l’association Droits devant étaient partie prenante de cette lutte. Aujourd’hui 5 organisations syndicales et 6 associations soutiennent ce combat. Après quatre rencontres avec nous, Eric Besson a élaboré un document de synthèse peu satisfaisant, en précisant qu’il ne pouvait aller plus loin, que toute autre proposition ne pouvait émaner que du ministère du travail. Ce qui nous arrange ! »
Car les arguments de Darcos sont aisément réfutables. Tout d’abord, il confond volontairement le problème des salariés sans-papiers et le « travail au noir ». En stigmatisant celui-ci, le ministre remet au goût du jour la vieille scie de l’immigré qui, en ne cotisant pas, vient manger le pain des Français. Il appuie son propos en estimant le manque à gagner à 60 milliards d’euros, « l’équivalent du budget de l’Éducation nationale. »
Or, comme le précise Richard Delumbée, « si le travail au noir est une dimension existante du problème, elle est très minoritaire. Moins de 5% des travailleurs sans-papiers le pratiquent. »
Il faut aller chercher les 95% restants, soit dans le travail au noir des Français, soit dans l’invraisemblable nombre d’heures travaillées des sans-papiers, qui ne sont ni payées ni donc déclarées par des patrons voyous.
Besson et Darcos sont-ils définitivement pervers ou totalement incompétents ? Les deux, sans aucun doute…
À preuve, le grand argument des « métiers à tension ».
« Un métier est déclaré “ à tension ”, lorsqu’il manque de personnel, explique M. Delumbée. Le gouvernement a décidé d’établir des statistiques trimestrielles des métiers “ à tension ” afin de définir dans quels secteurs on peut régulariser des sans-papiers. C’est totalement impossible dans la mesure où les sans-papiers travaillent déjà dans ces secteurs, qui donc ne sont plus “ à tension ” ! Il y a une confusion totale entre travailleurs sans-papiers et nouvelle immigration. Notre combat ne porte pas sur les nouveaux entrants mais sur ceux qui travaillent déjà, dans des conditions de semi-esclavagisme. »
Le responsable syndical pointe du doigt une autre « perversimbécillité » ou « perversincompétence ». Elle concerne les travailleurs intérimaires. Sur les 5 400 salariés sans-papiers actuellement en grève, 2 000 sont intérimaires et franciliens. Un chiffre en constante augmentation, puisque la CGT enregistre chaque jour pour sa seule organisation, 200 nouveaux grévistes. Or, le texte ministériel en préparation impose comme critère de régularisation, une mission d’au moins un an. « La moyenne des missions déposées au Pôle Emploi est de 7 jours ! s’exclame M. Delumbée. Et 25% de ces missions ne dépassent pas une journée. Ce critère remet en cause la nature même de l’Interim ! »
Que demandent donc les grévistes sans-papiers ? D’abord la suppression de la discrimination entre les nationalités et l’ouverture pour tous à la liste des 150 métiers. Et puis l’abaissement de 5 à 3, du nombre d’années de présence en France pour accéder à la régularisation. Pour les intérimaires, il s’agit évidemment de prendre en compte les heures des missions cumulées et non le nombre des missions. Il faut aussi que les sans-papiers travaillant au noir soient reconnus de la même façon que les salariés et régularisés sur les mêmes bases. Et puis, les métiers occupés par les travailleurs sans-papiers doivent être considérés comme “ à tension ”. Le gouvernement doit aussi cesser l’amalgame pervers entre travail non-déclaré et salariés sans-papiers. Répétons-le : ceux-ci cotisent et paient des impôts, en même temps qu’ils pallient le manque de candidats dans nombre de métiers. Ils participent ce-faisant au développement et à la richesse de notre pays.
Enfin, pour ce qui concerne le travail caché, il existe déjà un dispositif administratif et judiciaire qu’il suffirait d’utiliser.
Alors, que cachent les tonitruantes menaces de Darcos et Besson ? Et surtout à qui s’adressent-elles ? À Bouygues, Veolia, Manpower ? Qui peut le croire ? Elles s’adressent aux petits patrons qui emploient déjà des sans-papiers et qui auraient la velléité de les aider à se faire régulariser en signant un document essentiel, la demande d’autorisation de travail » — communément appelés le Cerfa. L’objectif est de les inciter en leur faisant peur, à demeurer ou à devenir des patrons-voyous, ce qui arrange le gouvernement. Au détriment de l’intérêt général, certes, mais ledit gouvernement n’en est plus à ça près. L’objectif est aussi de créer un climat de défiance entre les salariés français et les sans-papiers, les premiers — et cela s’est déjà produit — accusant les seconds d’être susceptibles, de faire fermer l’entreprise et donc de leur faire perdre leur emploi. Enfin, si les menaces de fermeture administrative se concrétisaient, ce serait l’occasion de mettre hors de cause les donneurs d’ordre, les employeurs étant très majoritairement des sociétés de sous-traitance. C’est en effet par le biais de ces sociétés que Bouygues par exemple, fait travailler sur ses chantiers d’innombrables sans-papiers.
Face à ces états de fait, Éric Besson a signé le 24 novembre dernier une nouvelle circulaire. Les grévistes demandaient des mesures d’harmonisation claires. Qu’à cela ne tienne ! Le texte prône le cas par cas laissant aux préfets le soin de trancher. Il leur est par exemple demandé de juger des « capacités d’intégration » des demandeurs de papiers. S’ils sont honnêtes, ce critère ne devrait pas leur poser problème.
En effet, la capacité des travailleurs sans-papiers de se mobiliser, de se mettre en grève, de se battre pour leurs droits et pour une vie digne n’est-elle pas le plus beau signe d’intégration qu’ils peuvent donner à une République qui célèbre la liberté, l’égalité et la fraternité ?
Alexie Lorca : Conseillère Municipale et secrétaire de section
8 décembre : Communiqué de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale environnement et développement durable
Rubans du développement durable : les collectivités locales socialistes largement récompensées
Le jury 2009 des Rubans du développement durable a labellisé 12 nouvelles collectivités territoriales pour leurs actions exemplaires en matière de politique énergétique, de biodiversité, ou encore de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces douze collectivités territoriales, six d’entre elles sont sous la responsabilité d’élus socialistes : les quatre villes de Blanquefort (Gironde), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Grenoble (Isère), et Mérignac (Gironde), et les deux Conseils généraux de Gironde et de l'Hérault.
Le Parti socialiste se réjouit de ce succès et tient à féliciter ses élus pour leur dynamisme. Cette récompense prouve à quel point les collectivités locales socialistes ont su s’engager sur la voie du développement durable, de façon concrète et efficace. Avec ces rubans du développement durable, le Parti socialiste démontre s’il en était encore besoin son engagement sur un thème majeur qui préoccupe largement les Français.
Ecoquartier de la ZAC de Bonne à Grenoble
2 décembre : Communiqué des élu(e)s de la minorité au Conseil Municipal de Montreuil
Plan d’Occupation des Sols :Nos trois groupes retirent le recours en annulation.
Nous appelons monsieur MARTINEZ et madame VOYNET à sortir, enfin, du dialogue de sourd
Cela faisait six mois que les élus de la minorité au conseil municipal réclamaient un débat transparent et sincère sur le projet de la municipalité de modifier les règles d’urbanisme, notamment dans le Bas-Montreuil. Cette demande était motivée par la malhonnêteté du débat du 25 juin dernier qui faisait l’impasse totale sur les remarques et critiques formulées par le commissaire enquêteur et par les riverains.
Ces remarques, pour un bon nombre d’entre elles, venaient étayer leurs propos sur l’absence de concertation préalable ainsi que sur l’aventurisme de la municipalité qui n’a pris aucune mesure concrète permettant de faire face aux besoins en matière – notamment - d’équipements publics, de circulation et de stationnement dans le quartier concerné qui aura pourtant à accueillir plus de 700 nouveaux logements.
Nous savions également que plusieurs associations de riverains réclamaient, depuis le mois de juin, l’ouverture de discussions et de concertations avec la municipalité. Cette dernière est restée totalement sourde à ces demandes pourtant légitimes. Il aura fallu attendre que nous interpellions, publiquement, monsieur Martinez et madame Voynet au mois de septembre dernier pour qu’enfin, une première rencontre ait lieu. De l’avis de tous, ces premiers échanges entre riverains et monsieur Martinez furent stériles, ce dernier refusant toutes propositions d’amendement de son projet initial.
Devant une telle intransigeance et face au refus répété de la maire d’organiser un nouveau débat et un nouveau vote sur les 8 délibérations votées à l’esbroufe en juin dernier, les trois groupes de la minorité, par l’intermédiaire de leurs Présidents, ont fait appel au tribunal pour contraindre la municipalité à accepter le débat et le dialogue.
Nous prenons acte du débat qui a finalement eu lieu, en séance du Conseil municipal ce jeudi 26 novembre et des informations complémentaires apportées au débat par monsieur Martinez et ce, malgré leur insuffisance, voire leur inexactitude.
Nous prenons acte du fait que, bien qu’indépendante, la pression conjointe des élus et des riverains, a finalement amené la maire à accepter de recevoir certaines des associations de riverains. Nous constatons que, bien qu’insuffisamment, un certain nombre de remarques, de propositions formulées par les riverains ont finalement été entendues et prises en compte.
C’est la raison pour laquelle, les trois groupes de la minorité ont décidé de retirer le recours déposé auprès du tribunal administratif au mois d’octobre dernier. C’est chose faite depuis ce mercredi 2 décembre.
Seul le rapport de forces a permis d’enregistrer de timides avancées dans ce dossier. Les élus ont utilisé les moyens dont ils disposaient pour contraindre la municipalité à davantage d’écoute et de concertation. Il lui reste des marges de progression en la matière ; nous le lui rappellerons chaque fois que cela sera nécessaire.
Nous regrettons néanmoins vivement la décision de la municipalité de maintenir les 8 délibérations telles que votées par la majorité le 25 juin dernier et l’absence d’engagements concrets pour la construction d’équipements publics dans un contexte d’augmentation de la population qu’entraîne la modification du POS.
Nous attendons des actes concrets en matière de construction de logements sociaux qui permettront de maintenir une offre au moins aussi importante que les 37% de logements sociaux dont a hérité l’actuelle municipalité.Nous mettons en garde la municipalité contre les risques d’aggravation des difficultés de stationnement et de circulation dans un quartier déjà fortement perturbé en la matière.
Nous mettons également en garde monsieur MARTINEZ s’il s’obstinait à ne pas entendre les réserves, critiques et propositions qui émanent des habitants eux-mêmes dans le cadre des réunions de concertation sur le Plan Local d’Urbanisme. Nous l’appelons à ne pas renouveler les erreurs du passé.
Solidarité avec les travailleurs-euses « sans-papiers » en grève. Il faut une circulaire de régularisation !
Dans le prolongement du mouvement engagé le 15 avril 2008, 3000 travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l'intérim… sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur secteur d'activité (siège de fédération patronale ou grande entreprise), pour gagner leur régularisation administrative et l'amélioration de leurs conditions de travail.
Ces travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne, agro-alimentaire, confection…).
La plupart paient des impôts, cotisent (retraites, maladie, chômage...).
Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droit.
La CGT, la CFDT, L’Union syndicale Solidaires, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits Devant se sont adressés par courrier au Premier ministre, le 1er octobre 2009, pour demander une circulaire ministérielle afin de permettre la régularisation de tous ces salarié(e)s !
Il aura fallu un an pour qu'aboutisse le combat des Plus Net.
Aujourd'hui, c'est une autre entreprise de Montreuil qui est occupée par ses salariés sans-papiers. Il s'agit de MANPOWER, l'une des plus grosses entreprises employant des sans-papiers.
Ils sont plus de 30 à se relayer jour et nuit dans ce local de la rue du Capitaine Dreyfus. ILS ONT BESOIN DE NOUS. TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIER DOIVENT ÊTRE RÉGULARISÉS.
Comme pour PLUS NET, notre section doit être présente à leurs côtés.
N'hésitez pas à passer les voir, à leur apporter si vous le pouvez quelques vivres et des couvertures.
RETROUVONS-NOUS CHEZ MANPOWER TOUS LES DIMANCHES À MIDI JUSQU'À LA FIN DE LEUR LUTTE.
Ces travailleurs sans-papiers qui refont les quais de métro la nuit
Dix-huit mois après le lancement d’une vaste grève, les travailleurs sans papiers repartent au combat, soutenus cette fois par 11 syndicats et associations. Ils demandent à nouveau leur régularisation, "régularisation égale pour tous", après avoir constaté "l’arbitraire préfectoral" dans le traitement de leurs dossiers.
Des sans-papiers, souvent intérimaires, qui font "le sale boulot", dans des conditions de sécurité très précaires. Comme en témoignent des images (que nous nous sommes procurées) filmées par quelques-uns d’entre eux sur leur lieu de travail, dans les profondeurs du métro...
Pour lancer la "phase II" du mouvement des travailleurs sans-papiers, syndicats et associations ont convié hier symboliquement les journalistes dans un dépôt RATP du 18ème arrondissement de Paris.
Là, un piquet de grève posé depuis le matin même : 23 intérimaires travaillant pour un sous-traitant de la RATP, la société Asten, ont décidé d’établir dans le parking, sous deux tentes, leur campement !
Ce sont ces hommes, venant tous d’Afrique de l’Ouest, qui de nuit défont et refont les quais du métro parisien. "Pendant des heures d’affilée", ils racontent "casser l’asphalte du quai, remonter à la surface des plaques de plus de 50 kg sur leurs épaules ou leur tête, puis redescendre sous terre des seaux de goudron bouillant [1]".
Le tout, "sans pause, sans le casque de rigueur, sans chaussures de sécurité, sans masque... et sans jamais une visite médicale !" Car aucun, dans l’équipe, jurent-ils, n’a de papiers.
Film-témoin au téléphone portable
Ce piquet de grève n’aura pas duré une nuit. Dès hier soir, les grévistes et militants CGT qui les accompagnaient ont été évacués par les CRS.
Mais ils n’entendent pas en rester là ! Prétextant tourner des images souvenirs "pour les envoyer au bled", ils ont filmé leurs conditions de travail "dignes du XIXème siècle".
Résultat : sans équipement adéquat, certains se brûlent. Sans oser, faute de papiers, aller se faire soigner.
Des conditions de travail difficiles, sans protection sociale, alors que ces travailleurs cotisent, payent des impôts et peuvent même produire des fiches de salaire, émanant d’agences d’intérim qui les emploient au jour le jour (comme Adecco ou Crit).
Dans un communiqué hier, la RATP a déclaré qu’"à sa connaissance, aucun salarié travaillant sur ses sites n’était en situation irrégulière". La RATP qui précise tout de même qu’elle vient de demander des explications à son sous-traitant.
Celui-ci, Asten, joint par téléphone, a la même réponse : c’est impossible, car "les sociétés d’intérim nous attestent formellement de la régularité des employés qu’elles mettent à notre disposition", explique Jean Lamy, responsable des relations extérieures.
Asten, cependant, reconnaît qu’il semble bien s’agir sur les images d’un de ses chantiers. Puisque la société a décroché ce marché à la RATP pour quatre ans et que son chef de chantier admet avoir reconnu des visages d’ouvriers. Dans un communiqué, enfin, Asten précise les conditions de travail particulières dans le métro.
Mais la grève continue
Outre le cas de ces ouvriers en grève, plus de 35 autres sites sont occupés ce mercredi. Soit environ 5.400 sans-papiers grévistes en Ile-de-France, soutenus par plusieurs syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) et associations (Cimade, Ligue des Droits de l’homme, RESF, Femmes Égalité, Autremonde, Droits devant).
3 septembre 1859 -
31 juillet 1914
150 ème
anniversaire de la naissance de
Jean JAURÈS
Biographie de Jean Jaurès sur Wikipédia
A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, la Fondation Jean Jaurès, la mairie du 18ème arrondissement de Paris, la Société d’études Jaurésiennes, le Musée de l’histoire vivante de Montreuil, avec le soutien du journal L’Humanité présentent deux expositions et une journée d’étude consacrées à Jean Jaurès.
Et prochainement…
Exposition « Jaurès d’un siècle à l’autre 1859-2009 » à Paris, mairie du 18ème arrondissement du 10 décembre au 16 janvier 2010.
Une journée d’études à Paris le 16 janvier 2010 organisée par la Fondation Jean Jaurès en deux temps, « Jaurès, du Tarn à l’Internationale » et « Jaurès aujourd’hui : icône ou référence vivante ? ».
Le courage c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille. C’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. C’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelles récompenses réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. C’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. "Extrait du discours à la jeunesse - ALBI 1903"
Jaurès par Zebda - Paroles et Musique Jacques BREL Ils étaient usés à quinze ans -
Ils finissaient en débutant -Les douze mois s'appelaient décembre
- Quelle vie ont eu nos grand-parents -
Entre l'absinthe et les grand-messes -
Ils étaient vieux avant que d'être
- Quinze heures par jour le corps en laisse
- Laissent au visage un teint de cendres
- Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
- De là à dire qu'ils ont vécu
- Lorsque l'on part aussi vaincu
- C'est dur de sortir de l'enclave
- Et pourtant l'espoir fleurissait
- Dans les rêves qui montaient aux cieux
- Des quelques ceux qui refusaient
- De ramper jusqu'à la vieillesse
- Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
- C'était pour partir à la guerre
- C'était pour finir à la guerre
- Aux ordres de quelque sabreur
-Qui exigeait du bout des lèvres
- Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
- Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
- Et ils mouraient à pleine peur
- Tout miséreux oui notre bon Maître
- Couverts de prèles oui notre Monsieur - Demandez-vous belle jeunesse
- Le temps de l'ombre d'un souvenir
- Le temps de souffle d'un soupir
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
20 octobre 2009 - Charcutage des circonscriptions
PARIS, 20 octobre 2009 (AFP) - Voici la liste des 33 circonscriptions supprimées -dont celles de deux ex-présidents, François Mitterrand et Jacques Chirac- par le redécoupage électoral, entériné mardi par l'Assemblée nationale.
Selon le gouvernement, sont supprimées 18 circonscriptions de gauche et 15 de droite. Mais, selon le député PS Bruno Le Roux, expert de la carte électorale, le redécoupage se traduira, en raison des reconfigurations des circonscriptions voisines, par la perte de 23 sièges pour la gauche contre 10 pour la majorité.
Circonscriptions supprimées :
03 Allier : 3e : perte pour le PS (Jean Mallot)- Charente 4e : perte pour le PS (Martine Pinville) 19 Corrèze : 3e (ex-circonscription de Jacques Chirac) : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean-Pierre Dupont) 23 Creuse : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Jean Auclair) 36 Indre : 3e : perte pour le PS (Jean-Paul Chanteguet) 42 Loire : 6e : perte pour l'UMP (le chiraquien Pascal Clément)
48 Lozère : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Pierre Morel à l'Huissier) 50 Manche : 4e : perte pour l'UMP (Claude Gatignol) 52 Marne : 3e : perte pour l'UMP (Jean-Claude Thomas) 54 Meurthe-et-Moselle : 3e : actuellement détenue par Valérie Rosso-Debord (UMP), donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la nouvelle configuration de la 2e, c'est Hervé Féron (PS) qui serait menacé. 57 Moselle : 8e : perte pour le PS (Aurélie Filippetti) 58 Nièvre : 3e (ex-circonscription de François Mitterrand) : perte pour le PS (Christian Paul) 59 Nord : 3e : perte pour le PS (Alain Cacheux) - 12e : perte pour la gauche (le chevènementiste Christian Hutin) - 23e : actuellement détenue par Christine Marin, donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 24e, c'est Jean-Luc Pérat (PS) qui serait menacé - 62 Pas-de-Calais : 3e : perte pour le PS (Jean-Claude Leroy) - 11e : perte pour le PS (Odette Duriez) 63 Puy-de-Dôme : 2e : perte pour le PS (Alain Néri) 65 Hautes-Pyrénées : 1ère : perte pour le PS (Pierre Forgues) 68 Haut-Rhin : 4e : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean Ueberschlag) 70 Haute-Saône : 3e : actuellement détenue par le chiraquien Michel Raison donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 2e, c'est Jean-Michel Villaumé (PS) qui serait menacé. 71 Saône-et-Loire : 4e : perte pour le PS (Didier Mathus) 75 Paris : 1ère : perte pour la gauche (l'ex-Verts Martine Billard, passée au PG) - fusion des 2e et 3e, de Jean Tiberi et Martine Aurillac : perte pour l'UMP - - fusion des 15e et 16e, toutes deux UMP avec Bernard Debré et Françoise de Panafieu : perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Le PS conteste, estimant que la reconfiguration de la 17e menace Annick Lepetit (PS) 76 Seine-Maritime : 6e : perte pour le PCF (Jean-Paul Lecoq)- 12e : actuellement détenue par Michel Lejeune (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 11e, c'est Sandrine Hurel (PS) qui serait menacée 79 Deux-Sèvres : 3e : actuellement détenue par Jean-Marie Morisset (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 4e, c'est Jean Grellier (PS) qui serait menacé 80 Somme : 4e : perte pour le PS (Gilbert Mathon) 81 Tarn : 1ère : perte pour le PS (Jacques Valax) 87 Haute-Vienne : 1ère : perte pour le PS (Monique Boulestin) 93 Seine-Saint-Denis : 3e : perte pour le PS (Daniel Goldberg) 94 Val-de-Marne : 7e : perte pour l'UMP (la chiraquienne Marie-Anne Montchamp
Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le paquet fiscal
Le 18 mars 2009
La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.