La Commune de Montreuil - Janvier 2007

La lettre de la section socialiste de Montreuil - Janvier 2007
2007 Une autre société est possible, la vôtre !
Forte de ses 345 adhérents, la section de Montreuil est pleinement mobilisée autour de notre candidate aux élections présidentielles des 22 avril et 6 mai prochains, Ségolène Royal.
Frédéric Molossi

Avec Ségolène Royal, nous avons choisi de nous inscrire dans la dynamique des débats participatifs, autour de trois thématiques : 1. la vie chère ; 2. l’environnement ; 3. l’emploi et la formation.
Ces enjeux sont décisifs pour le quotidien et l’avenir tous les Français.

Ces rencontres vont être l’occasion pour de nombreux Montreuillois de venir débattre et échanger avec nous.
Il est en effet essentiel pour la réussite de cette démarche que chacun puisse donner son point de vue et amener sa propre pierre à l’élaboration de notre réfl exion collective.


L’engagement et la mobilisation des militants socialistes pour la campagne de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy s’affi chent sur les murs de Montreuil.

Par cette méthode, véritable nouvelle pratique politique, notre candidate atteste de sa volonté de remettre le citoyen au coeur de la décision politique. Celui qui choisit, par son vote, est aussi celui qui, une fois passée l’élection, subira les effets, positifs ou négatifs, des décisions prises. Il est donc primordial qu’il soit, en amont, associé à l’élaboration du programme qui sera présenté aux électeurs, que nous défendrons également avec Mouna Viprey et
Manuel Martinez, nos candidats lors des élections législatives de juin.

Nicolas Sarkozy et la droite tentent d’ironiser sur ce parti pris courageux. Il ne fallait assurément pas attendre autre chose de ceux qui, sous couvert de « rupture tranquille», s’efforcent d’habiller la vieille droite ultra-libérale de vêtements neufs, qui seront vite rangés au placard une fois l’élection terminée.
Il faut, en la matière, reconnaître que les stylistes de l’UMP ne manquent pas d’imagination, puisque sous couvert de « respect de la valeur travail » ou de « revalorisation du travail », ce sont en fait les 35 heures et le droit de grève que le candidat Sarkozy se propose de remettre en cause quand les licenciements seraient, eux, facilités. S’il s’habille d’un nouveau costume, ce n’est d’ailleurs pas la première fois et sa garde-robe d’illusionniste peut encore réserver des surprises, l’individu qui s’en pare, lui, n’a pas changé. Pas du tout. Il s’agit, encore et toujours, de mettre à mal notre système de protection sociale et notre Code du travail, au seul bénéfi ce d’une petite minorité de privilégiés, ce à quoi l’UMP s’est déjà largement employée au cours des cinq dernières années !

Ségolène Royal a décidé de mener une campagne où chacun a la possibilité, de faire entendre sa voix. Son projet démontrera qu’une société où les plus faibles ne seraient pas abandonnés à la loi impitoyable du marché, et où l’excellence environnementale s’imposerait à tous, est possible. Où chacun, aussi, aurait sa place, sa chance, quelque soit son âge, son sexe ou son origine.

NOUS AVONS BESOIN DE CHACUN D’ENTRE VOUS.
ENSEMBLE, NOUS INVENTERONS L’AVENIR !

Frédéric Molossi - Secrétaire de la section socialiste de Montreuil

SDF et crise du logement - L’obligation de solutions durables réelles

 

Lors des vacances de fin d’année, des associations de soutien aux SDF ont pu porter sur la place publique une situation dénoncée depuis longtemps par des associations telles que La fondation Abbé Pierre et Les restos du cœur : la pauvreté s’approfondit, la crise du logement empire année après année.

Cette mobilisation a le mérite de mettre ces deux questions au cœur de la prochaine élection présidentielle. Tant mieux !

Ne pas se laisser entraîner par l’émotion, la réaction qui peuvent être source de confusion.

Nous connaissons trop la capacité d’amnésie journalistique, les promesses sans lendemain et les réformes miracles… qui s’ensablent pour croire qu’après 15 jours d’emballement médiatique et politique, la situation est réellement changée.

Quand la réforme est socialiste, elle est refusée. Venant de la droite, elle devient « solution miracle »

Annonce d’une loi instituant le droit opposable au logement par le Président, annonce de logement pour tous les SDF en moins de 2 ans par le candidat Nicolas Sarkozy on ne sait plus qui à l’UMP est capable de la meilleure surenchère ! Il reste que les faits sont les faits et que la majorité, depuis 2002, a agi constamment à l’inverse de ces déclarations. L’obligation de construction de logements sociaux dans les villes dépourvues a été constamment bafouée, on a pu noter une baisse des logements sociaux construits pour les plus démunis et il n’y a eu aucune action d’ampleur pour le logement d’urgence. Sans oublier, le refus par l’UMP en 2006 de l’amendement du député socialiste de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec, proposant la mise en place… du droit au logement opposable. Cherchez l’erreur !

Pauvreté : un gouvernement pompier pyromane

En vérité, concernant la pauvreté et la situation des SDF, la droite fait preuve, comme sur tant d’autres sujets, d’un cynisme à tout épreuve. La France doit faire face, après cinq années de politique de droite où Nicolas Sarkozy a pesé de tout son poids, à la précarisation du travail, à la diminution des moyens pour les associations et les entreprises d’insertion, à la suppression des emplois-jeunes et à la baisse d’impôt pour les plus riches… Le résultat, dénoncé par les associations, dont les restos du cœur au premier rang, ramène à une réalité brutale :

la pauvreté est croissante avec une frange toujours plus grande de français(es) perdant leur emploi, des jeunes diplômés à la rue, des salariés — y compris de la fonction publique — sans logement. Le drame actuel du logement trouve sa source, pour la plus grande partie, dans la pauvreté.

Les propositions présidentielles au crible

Le débat présidentiel va permettre à chacune de connaître les engagements des candidats. Les propositions du candidat de l’UMP visent à vendre les logements HLM, à défi scaliser les revenus immobiliers et à « perfectionner » toujours plus les crédits au logement. Cette politique n’est pas nouvelle car elle a été initiée en 2002.

Deux résultats principaux : les logements sont plus chers à la location comme à l’achat et l’accès au logement pour les plus démunis est restreint.

Afin de résoudre une situation inédite depuis 1953, où des centaines de milliers de personnes qui travaillent ne trouvent pas de logement et où le nombre de SDF augmentent, il faut mener de front, dans le temps, sans baguette magique mais avec la volonté d’agir dès l’élection et sur plusieurs années une politique volontariste est nécessaire.

Quatre actions sont à mener de concert :


> Construire 120 000 logements sociaux par an, dont une part importante pour les plus démunis ;
> Obliger les communes dépourvues de logements sociaux à en accueillir 20 % ;
> N’accepter des dégrèvements fiscaux aux propriétaires bailleurs qu’à la condition express de réduction des loyers pour des personnes aux revenus limités qui bénéficieraient alors d’un bouclier logement garantissant un effort maximal de 25 % ;
> Mettre en place le droit au logement opposable pour obliger l’État et les villes à relancer l’aménagement et l’équipement des villes. Les services publics doivent être renforcés, de transport et touchant à l’école notamment.

La vérité est qu’il s’agit non seulement d’augmenter le parc de logements, mais en plus, il faut le réhabiliter.

Les militants du Parti socialiste, partout en France, organisent des rencontres avec les Français avec un seul objectif :

Écouter, échanger, et surtout retenir. Cette nouvelle pratique politique, souhaitée par Ségolène Royal, notre candidate à la présidentielle, surprend et dérange.

Elle surprend car c’est une grande nouveauté de voir, durant une durée aussi longue, un candidat être ainsi à l’écoute des Français pour finaliser son programme.

Face à ces attaques incessantes, le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) reste très mobilisé et il réclame toujours :

1. le réexamen des dossiers de toutes les familles refusées dans le cadre de la circulaire ;

2. la régularisation de tous les jeunes majeurs scolarisés.
Nouveaux électeurs : record d’inscriptionà Montreuil

8 645 personnes se sont inscrites sur les listes électorales du 1er septembre au 31 décembre, période ouverte pour la campagne d’inscription de l’année 2006. Montreuil compte désormais 52 641 inscrits au 1er janvier 2007 au lieu des 46 246 inscrits au 1er janvier 2006.
On peut noter que 960 personnes ont changé de bureau et que 2 250 ont été radiées.

Après les ajustements techniques qui s’effectueront au mois de janvier et qui concernent principalement les radiations pour changement de commune, la liste électorale devrait s’établir aux alentours de 50 000 inscrits. Les jeunes qui auront 18 ans d’ici chacun des scrutins de l’année à venir seront inscrits automatiquement.

Il paraît que Nicolas Sarkozy n’apprécie guère ces chiffres record qui ne sont pas constatés qu’à Montreuil. C’est bien, mais après le premier essai réussi, il faut réussir la transformation en votant.

Rue Buffon : Où est le bon sens ?
Après six mois d’expérimentation et de mise en double sens de la Rue Buffon, les élus municipaux devaient prendre une décision... difficile.

Maintenir le double sens, c’était condamner les riverains à voir défi ler plus de 4 000 véhicules par jour avec les nuisances qui vont avec. Revenir au sens unique initial, c’était mécontenter les commerçants dont l’activité dépend pour une part de la facilité d’accès en voiture à leurs boutiques.

Les élus socialistes ont proposé une solution permettant de satisfaire les uns et les autres :

1. Le retour au sens unique initial
2. La mise en double sens total des Boulevards Rouget de Lisle et Paul Vaillant-Couturier avec, naturellement, la possibilité d’une circulation devant la mairie. Mais pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? Comment ne pas assumer une décision impopulaire ?

Le Maire a trouvé la solution : organiser une consultation des riverains. C’est un brin démagogique mais, à coup sûr, habile. Le vote, qui a lieu le 20 janvier, a donné une très nette majorité… pour un retour au sens unique initial. C’est le retour à la case départ d’un plan de circulation rendant quasi-impossible l’accès à la mairie...

Le Maire voudrait-il être l’acteur d’un mauvais remake de la Citadelle assiégée ?
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