| La Commune de Montreuil - Mars 2009 |
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Aléxie LORCA Secrétaire de Section |
Cantonnée durant quelques semaines au sommaire des journaux,la crise a quitté les écrans et les unes pour s’installer dans les foyers. Les mots sont devenus maux. Or contrairement à ce que continue à prétendre la droite, cette crise n’est pas le résultat ponctuel de petits jeux entre amis, pilotés par quelques banquiers. |
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C’est la crise d’un système, l’aboutissement du dogme ultra-libéral qui s’avère aussi injuste d’un point de vue social et humain qu’inefficace au plan économique. Le paquet fiscal, la privatisation des bénéfices et la nationalisation des pertes en sont de tristes exemples. Pourtant, le gouvernement s’entête, continue à brader les services publics, propose à grands renforts d’effets de manche des placebos, des rustines en totale inadéquation avec la profondeur du mal. À la montée des mobilisations sociales, à la détresse des populations de l’Hexagone et des DOM-TOM, il oppose une arrogance désormais coutumière. Vous le savez sans doute, le Parti Socialiste n’est plus au pouvoir ! Il n’empêche…Aux postures et aux slogans de la droite, nous répondons par des propositions concrètes, massives, équilibrées, par un plan d’urgence dont vous découvrirez les grandes lignes en page 2. Vous le savez sans doute aussi, les socialistes montreuillois ne font plus partie de la majorité municipale ! Nous avons observé cette première année de gouvernance. Et nos premiers constats ne sont guère optimistes. J’en veux pour preuve les décisions prises par l’actuelle équipe municipale, en matière de centres de santé et de hausse des loyers HLM, qui nous semblent bien peu judicieuses au moment où mesdames Bachelot et Boutin entreprennent la grande casse des politiques de santé publique et de logement. Et que faut-il penser des coupes budgétaires imputées à l’ensemble des associations ?… Ce nouveau numéro de La Commune est pour nous l’occasion de faire le point sur nos positions tant au niveau national que local et de réaffirmer notre engagement auprès des Montreuilloises et des Montreuillois.» |
Après le succès du 29 janvier, restons mobilisés. Nouvelle manifestation unitaire le 19 mars. |
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Plus Net : jusqu’à la victoire ! Les salariés « sans papiers » de l’entreprise Plus Net entament leur cinquième mois de lutte pour obtenir la régularisation de leur situation. Est-il admissible que le groupe Bouygues qui sous-traite la démolition et le nettoyage de ses chantiers à l’entreprise Plus Net se désintéresse des conditions de travail et de la situation de ces employés ? Est-il admissible que le patron de Plus Net refuse de remplir le formulaire qui permettrait l’aboutissement de la procédure de régularisation engagée par la direction départementale du travail de Bobigny. NON ! Ce n’est pas admissible ! La mobilisation des Montreuillois en faveur du combat des salariés de Plus Net ne cesse de s’amplifier autour de divers événements. Les socialistes de Montreuil en sont partie prenante et vous appellent à participer à toutes les initiatives de soutien et en particulier au thé de solidarité que les « sans papiers » de Plus Net organisent tous les dimanches entre 11 h et 14 h, au 4, rue Girard (Croix de Chavaux). Vous pouvez les aider financièrement ou en leur apportant directement des vivres. |
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| LE DOSSIER "VOTRE COMMUNE" - Centre ville : un cœur qui ne bat plus |
Presqu’une année s’est écoulée depuis l’arrivée de la nouvelle majorité au Conseil municipal. Quelques travaux se déroulent devant la mairie, ceux de la RATP restructurant la station Mairie de Montreuil, ceux de la Tour Franklin (ex tour URSSAF) mis en œuvre par BNP-Immobilier et le groupe Carlyle, mais aucun travaux sur l’opération Cœur de Ville. Le projet a été interrompu, pour études complémentaires. Bref rappel historique C’est au début des années 90 que se pose la question du réaménagement du Cœur de ville. Depuis, réflexions, concertations, rachat des commerces, du foncier, études sur un ensemble urbain complexe, montage du projet par l’aménageur, démolitions, mise au point des permis de construire par les promoteurs rythment les années, jusqu’à mars 2008. À cette date, les permis pour l’ensemble des bâtiments sont accordés. Le démarrage des travaux est alors programmé pour mi-2008 et la livraison de l’ensemble, cinéma, logements, commerces, espaces publics prévu pour fin 2009.Mais changement de majorité municipale… L’opération est stoppée, le temps de la réflexion et de la mise au point d’une éventuelle alternative. |
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Un nouveau projet ? En octobre 2008, nous apprenons via Le Parisien que la municipalité planche sur trois scénarios : le maintien du projet en l’état, la révision de l’affectation de deux ou trois bâtiments et enfin la remise à plat du projet. Et puis, nouveau silence jusqu’en janvier 2009.Dans le cadre de ses vœux, Madame la Maire, annonce le transfert du cinéma Le Méliès, au sous-sol du bâtiment central (et non à l’étage comme le prévoyait le projet initial), et la création au-dessus de logements supplémentaires. Elle affirme en outre que ces modifications réduiront le coût du projet, sans donner d’autres précisions. On peut toutefois s’interroger sur cette réduction du coût du projet. En effet, la période de « réflexion », qui dure maintenant depuis près d’un an, et n’est toujours pas achevée, est très coûteuse. Un arrêt de chantier de cette envergure a un prix : en frais financiers induits parles emprunts, en mesures de protection du site, en travaux provisoires… Quant à la mise au point d’un nouveau projet, il exige des études nouvelles et lourdes dans un ensemble urbain imbriqué du fait des tours et des parkings souterrains. Architectes et spécialistes travailleraient-ils bénévolement? Et si de nouveaux permis de construire sont nécessaires, il faudra compter les temps d’instructions, de recours, de négociations incontournables avec les promoteurs qui demanderont des compensations si leurs projets déjà validés sont modifiés ou retardés, voire les deux. Sur ce dossier, beaucoup de temps, beaucoup d’argent ont été déjà perdus depuis mars2008 et cela sans que l’on discerne aujourd’hui quelle en sera l’issue. Issue d’ autant plus incertaine que les conséquences de la crise immobilière et financière qui n’épargne pas notre ville ont devant nous. La nouvelle majorité devra assumer toute la responsabilité de l’arrêt du chantier, de sa lenteur à prendre une décision, qui génèrent un retard de la livraison de l’opération Cœur de Ville et des coûts supplémentaires qu’il faudra bien payer. Avec quel argent ? Peut-être celui des contribuables, en vertu de la saine gestion, de la transparence, de la santé des finances de la Ville ?… |
GRANDES COMPOSANTES DU PROJET :
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| Budget : c’est parti !… mais où ? |
L’adoption du budget d’une ville qui a changé de direction politique est toujours le premier acte regardé à la loupe. À Montreuil, pas besoin d’une loupe fortement grossissante pour constater l’ampleur du changement et sa gravité ! Dès 2009, moins d’un an après son arrivée aux rênes de la ville, l’équipe de Dominique Voynet met à mal beaucoup de fondements du pacte social et solidaire de Montreuil. Oh !… l’attaque est fort discrète et il faut se plonger dans les lignes du document budgétaire pour repérer les réductions drastiques de subventions dont pâtiront les associations (la Maison populaire, la Maison des femmes, l’Association des femmes maliennes, Instants chavirés et tant d’autres), mais aussi les centres de santé, les projets scolaires, la jeunesse. Plus grave encore, la suppression de nombreux postes d’agents du service public et le non-remplacement des personnels malades vont conduire à dégrader le service rendu. La propreté de la ville, l’entretien des écoles ou l’accueil au service logement pour ne prendre que ces exemples ne méritent-ils pas un intérêt particulier ? S’agissant des investissements, la nouvelle municipalité poursuivra les projets engagés par l’ancienne équipe (pourtant fort décriés il y a encore quelques mois). En revanche, peu de précisions sur les nouveaux projets, sinon le lancement des études pour une nouvelle piscine découverte dans les murs à pêches. |
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Constatant qu’il ressortait de ce premier budget trop d’interrogations et d’inquiétudes non dissipées, les élus socialistes au conseil municipal se sont abstenus. |
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La municipalité considèrerait-elle que nos anciens coûtent trop cher ? C’est à craindre… Après la réduction des Tacos à trois véhicules, dont le seul équipé pour les personnes à mobilité réduite est toujours en réparation, elle a supprimé la gratuité de stationnement dont bénéficiaient les Montreuillois de plus de 70 ans. Mais de quoi se plaint-on ? Nos anciens vont avoir la possibilité de reprendre le vélo, grâce à l’arrivée du Vélib’ ! À condition toutefois qu’ils habitent à moins de 1,5 km du périphérique, comme le prévoient les accords avec la Ville de Paris et la société Decaux. Eh oui ! Contrairement à ce qu’affirment les affiches qui fleurissent dans notre ville, le Vélib’ n’arrive pas à Montreuil, mais seulement dans une partie de Montreuil. Ah ! Ces publicitaires… |
| Zoom sur le National - Le plan de relance des socialistes |
Les premières victimes de crises économiques ont toujours été les plus pauvres, les plus faibles, les plus précaires. La période que nous traversons ne déroge pas à cette règle. En fait de « modernité » –concept ô combien cher aux libéraux –, c’est plutôt d’immuabilité qu’il s’agit. Changez les mots, la réalité s’imposera toujours. Et de cette réalité cuisante, les chiffres du chômage témoignent. On a enregistré pour le dernier trimestre de l’année 2008, 150 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, dont 65 000 et 46 000 pour les seuls mois de novembre et de décembre – et l'année 2009 s'ouvre avec l'annonce de 90 200 nouveaux chômeurs en janvier. Et cela, faut-il le rappeler, à une période où la population âgée de 15 ans à 69 ans a commencé à diminuer, initiant le fameux Papy Boom. Chaque semestre, le nombre des « 15/69 ans » décroît de 60 000 actifs. Pourtant, entre décembre 2007 et décembre 2008, 220 000 chômeurs sont venus grossir les rangs des sans-travail. On peut malheureusement affirmer que nous entrons dans une époque de chômage massif. Le gouvernement revient-il pour autant sur le financement des heures supplémentaires – 4,5 milliards d’euros par an –, qui incite les entreprises non pas à embaucher, mais à demander à leurs salariés de travailler plus ? Revient-il sur sa décision de supprimer quelque 30 000 emplois dans la fonction publique ? Revient-il sur le bouclier fiscal – en 2008, 38 100 foyers de plus qu’en 2007 ont été assujettis à l’ISF ; cet impôt a pourtant rapporté toujours en 2008, 650 millions de moins dans les caisses de l’État – ? Revient-il sur le paquet fiscal qui permettrait d’apporter au budget de l’État, 10 milliards en 2009. Non, il s’obstine, s’acharne… Le plan de relance à la mode Sarkozy de 26 milliards d’euros – dont 4 seulement représentent des investissements nouveaux – est inadapté à la gravité de la situation. Face à cet aveuglement, à cette légèreté qui confine au cynisme, le Parti socialiste propose un plan de relance concerté, massif et équilibré. Concerté, car il doit être de même nature et proportionnellement de même importance que ceux de nos voisins européens. Massif, pour répondre en profondeur à l’intensité de la crise. Équilibré entre la consommation pour laquelle le Parti socialiste propose un soutien de 24 milliards d’euros via le revenu des ménages, et l’investissement qu’il convient de supporter à hauteur de 26 milliards d’euros. Aujourd’hui, soutenir l’emploi et le pouvoir d’achat – ce qui contribue à éviter les licenciements –, accompagner les salariés et les PME en difficulté, relève tant de la justice sociale que de l’efficacité économique. Rappelons que les 26 milliards d’euros du plan de relance du gouvernement – qui a trouvé 360 milliards pour sauver les banques, sans contrepartie ni contrôle… – ne représentent que 0,7 % du PIB. Rappelons aussi que le plan de relance de 787 milliards de dollars de Barak Obama représente plus de 5 % du PIB des États-Unis. Il semblerait que monsieur Sarkozy ait définitivement changé de modèle… Le plan de relance du Parti socialiste est un plan d’urgence et non un programme de gouvernement. Pour autant, les mesures qu’il propose sont sous-tendues par l’idée d’un nouveau modèle de société. Elles préfigurent par exemple un rééquilibrage profond entre la fiscalité directe et la fiscalité indirecte, entre le salaire et le capital dans la redistribution des richesses, et jettent les bases d’une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie. Ce plan de relance engage 50 milliards d’euros, ce qui le situe dans la fourchette de 2 à 3 % du PIB. |
• Aide immédiate de 500 € à tous les bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux.
• Revalorisation immédiate du SMIC de 3 % et des allocations logement de 10 %. • Gel des loyers dans les zones de forte hausse et limitation de la hausse des autres loyers au taux d’inflation. • Mise en chantier de 300 000 logements sociaux dans les deux prochaines années. • Plan de réhabilitation et de construction de places d’hébergement d’urgence. • Généralisation obligatoire du chèque transport à tous les salariés. • Baisse de 1 % de la TVA pour baisser les prix à la consommation. • Gel immédiat des suppressions de postes dans la fonction publique. • Augmentation de la durée et de l’indemnisation du chômage partiel. • Prolongation de 6 mois de l’indemnisation du chômage des salariés précaires en fin de droits. • Intervention contraignante auprès des banques recapitalisées pour qu’elles acceptent de fournir des crédits aux entreprises et aux particuliers. • Lancement d’un plan d’investissement massif dans les énergies renouvelables ; soutien des investissements socialement utiles (santé, logement…) et écologiquement responsables. • Interdiction de verser des dividendes aux actionnaires, pour les entreprises ayant perçu une aide de l’État. • Suppression de toutes les indemnités de départ des dirigeants ayant conduit leur entreprise dans l’impasse. • Adoption d’un grand projet de loi de régulation financière et constitution d’un grand pôle financier public. • Création d’un grand projet de régulation de la finance à l’échelon européen, et coordination des plans de relance dans l’ensemble de l’Union européenne.
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Le Parti socialiste a présenté, mercredi 21 janvier, son propre plan de relance. Des propositions destinées à améliorer immédiatement le pouvoir d'achat des Français, protéger les salariés et relancer une véritable politique industrielle tout en répondant au défi écologique.
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