La Commune de Montreuil - Juin 2010
Aléxie LORCA
Secrétaire de Section
Présidente du Groupe Socialiste

Édito

POUR UNE GAUCHE APAISÉE, ENGAGÉE ET RASSEMBLÉE

Lors des dernières élections régionales, les Montreuilloises et les Montreuillois ont au premier tour placé en tête le Parti socialiste.
Au second tour, leur choix s’est massivement porté (près de 79 % des voix) sur la liste de rassemblement de la gauche conduite par
Jean-Paul Huchon. Ainsi, une fois encore à Montreuil, le besoin de gauche n’est pas à démontrer.

En revanche, il est temps que la gauche montreuilloise fasse la preuve de sa capacité à se rassembler de façon pérenne et apaisée, dans le respect de ses différentes sensibilités et autour d’un engagement fort, ancré sur l’intérêt général. Car si en la matière, les habitants de Montreuil sont exemplaires, plaçant toujours la gauche en tête de leurs différents votes, il n’en va pas de même, loin s’en faut, pour nombre de figures politiques de la ville. Le déplorable feuilleton municipal où des élus, exclus il y a deux ans du Parti socialiste pour non respect de la règle collective qui ne leur convenait plus, se font cette fois-ci exclure de la majorité municipale pour les mêmes raisons, en est un triste témoignage.

Frédéric Molossi
Conseiller Général
Conseiller Municipa
l

Que les règles du Parti socialiste, puis celles de la majorité municipale de Montreuil, ne conviennent plus à leurs intérêts particuliers, nul ne peut le leur reprocher… Quoique !… Car l’adhésion à un collectif, et qui plus est un collectif municipal responsable de la vie d’une ville et du bien-être de ses habitants, n’est pas chose légère. Avant de piquer leur crise de nerfs et d’ego, ces élus se sont-ils une seconde posé la question de savoir si les règles qui ne leur allaient plus, convenaient à l’intérêt général ? Il est à craindre que non, si l’on considère la répétitivité quasi mathématique avec laquelle ils jouent et se jouent des différents collectifs auxquels ils ont appartenu.

Prétendre en toute exhaustivité définir l’intérêt général peut sembler prétentieux. Sauf si l’on énonce clairement les valeurs, le choix de société et les propositions concrètes à partir desquelles on définit cet intérêt général. Nous, militants et élus du Parti socialiste, utilisons pour ce faire les outils que la démocratie met à notre disposition, tant au niveau national que local : tracts, affiches, interventions au Conseil municipal et tribunes dans Tous Montreuil. Cela peut sembler dérisoire aux yeux de certaines ambitions particulières, mais c’est beaucoup si l’on prétend à des responsabilités collectives. Car c’est ainsi que se crée le débat, un débat constructif, mené avec les citoyens et les associations, qui seul est susceptible d’apporter des solutions solides aux divers problèmes de nos concitoyens.

Nous avons avec Madame Voynet et son équipe des différences
— sans cela, nous aurions fait liste commune. Mais tenter de déstabiliser l’appareil municipal pour des intérêts politiciens individuels est indigne et dangereux.
La confrontation des idées et le dialogue, vigoureux si nécessaire,
OUI ! Les trépignements d’enfants gâtés, NON ! C’est d’autant plus irresponsable au moment où nous sommes confrontés à une crise dure, dont les répercussions sociales sont à venir, au vu du plan de rigueur annoncé par François Fillon. Ce plan s’ajoute aux nombreux autres coups de Nicolas Sarkozy, tels que la réforme des retraites ou le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités locales, qu’il étouffe financièrement. Avec pour objectif de casser leurs services publics et tous les dispositifs sociaux, vitaux pour nombre de nos concitoyens. Mais rien n’est joué, aucun combat n’est perdu d’avance. L’histoire de notre pays et de notre ville en témoigne abondamment. Aujourd’hui, à Montreuil, ce combat doit être mené en intelligence avec le personnel communal, les citoyens et les associations, par une gauche mobilisée, apaisée et rassemblée dans le respect de ses différences. Il ne s’agit pas de transgresser nos convictions respectives, mais de dépasser les postures pour faire face à l’enjeu auquel nous sommes confrontés. Nous en avons été capables hier ; nous en sommes capables aujourd’hui encore.

Nous, militants et élus du Parti socialiste, tenons à assurer les Montreuilloises et les Montreuillois que nous nous engageons avec détermination dans ce combat. Et que tous ensemble, nous le gagnerons.

Alexie Lorca, Secrétaire de Section, Conseillère Municipale et Présidente du Groupe Socialiste
Frédéric Molossi - Conseiller Général, Conseiller Municipal

POUR UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE Sommaire

« Il n’y a pas d’alternative », le funeste slogan de Margaret Thatcher et des libéraux a fait long feu. Une autre société, un autre monde est possible. Rien n’est acquis, rien n’est joué. L’avenir est entre nos mains.

Nous vivons la fin d’une époque. Nous assistons à la fin d’un modèle. » … Ainsi s’ouvre le texte national des socialistes, consacré à un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Il rompt avec l’auto-flagellation ou l’autosatisfaction auxquelles nous nous sommes parfois abandonnés, pour asseoir les bases d’un projet qui allie justice sociale et efficacité économique. Place à une critique constructive de la période 1997-2002, où si l’on se félicite des « créations d’emplois, des 35 heures, de la CMU, de la parité et du PACS », on admet n’avoir « pas engagé le changement profond de modèle de société qui était nécessaire », on regrette qu’en Europe « la social-démocratie ait parfois cédé du terrain à l’idéologie de ses adversaires ». Les socialistes se livrent à une profonde remise en cause de la répartition de la richesse entre le capital et le travail, affirment qu’aucune alternative n’est possible à politique budgétaire, monétaire, commerciale et sociale constante. Ils réhabilitent le rôle de la puissance publique, prônant – chiffres et propositions à l’appui –, la régulation des marchés financiers, l’exigence de la fin du secret bancaire, la séparation entre banque de détail et banque d’affaires, la création d’un pôle financier public ou encore la mise sous tutelle d’entreprises qui licencient alors que leur situation économique ne le justifie pas.

En outre, le retour au statut public de la Poste est clairement énoncé ainsi que dans un autre domaine, le soutien massif de l’État à l’économie sociale, aux PME et aux TPE. Le Parti socialiste se prononce pour une augmentation du SMIC et des bas salaires, pour les 35 heures et le repos dominical. Le tout adossé à une grande réforme fiscale, fusionnant impôt sur le revenu et CSG, remettant à plat niches fiscales et sociales et imposition du patrimoine et successions, et instaurant la taxe Tobin sur les transactions financières.

Le texte rompt aussi avec le libreéchange et opte pour un "juste-échange", un système commercial régulé, loyal et équitable, respectueux des hommes et de l’environnement, qui replace le commerce au service du développement, de la justice et du progrès.

De même que les propositions socialistes sur les retraites, le texte est étayé de propositions concrètes et chiffrées qui rendent caducs
tout « procès en infaisabilité »

Oui un autre choix de société est possible, c’est une question de volonté politique.

La droite et les medias qui la soutiennent ne s’y sont d’ailleurs pas trompé !

La virulence avec laquelle ils attaquent notre projet atteste de sa
dangerosité envers la caste qu’ils défendent ! Car ils n’ont point pour habitude de gaspiller encre et salive pour des projets chimériques !

Alors tenons le cap et en avant !

Vous pouvez télécharger l’intégralité du texte à l’adresse suivante : http://www.lafrancequonaime.fr/laconvention

DES RETRAITES JUSTES ET SOLIDAIRES : C’EST POSSIBLE, SI NOUS AGISSONS VITE, ENSEMBLE ET MAINTENANT ! Sommaire

Le rouleau compresseur médiatique est en marche : tout serait joué, la très belle mobilisation du 27 mai dernier ne servirait à rien, il faudrait baisser la tête et subir le report de l’âge légal de départ à 60 ans, l’augmentation du nombre d’années ouvrant droit à une retraite à taux plein, et demain le gel des pensions, et toujours le chômage massif, notamment chez les jeunes et des seniors.

Eh bien NON ! Il est possible de pérenniser le système des retraites par répartition, qui relève de la solidarité entre les générations, tout en maintenant l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et en revalorisant les petites retraites. C’est une question de choix de société et de volonté politique.

À la réforme injuste de la droite, le Parti socialiste oppose une réforme juste, efficace et durable. En voici un aperçu.

1. Lever de nouvelles ressources

• En mettant à contribution les revenus du capital, en augmentant les prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options (de 5 % à 38 % comme le propose la Cour des comptes); en relevant le forfait appliqué à l’intéressement et à la participation (de 4 % à 20 %) ; en appliquant la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés ; en remettant en cause la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales ; en augmentant de 0,5 % la taxation de la valeur ajoutée, instaurée à la suite de la suppression de la taxe professionnelle de 1,5 % à 2,2 % : en exonérant les petites entreprises.

a. En augmentant la participation des banques de 15 % au titre de l’impôt sur les sociétés afin d’alimenter le Fonds de Réserve des Retraites, créé par le gouvernement Jospin, mais jamais alimenté depuis 2002 par la droite.

b. En proposant une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales (0,1 % par an réparti entre patrons et salariés jusqu’en 2021).

2. S’attaquer au chômage des jeunes et des seniors

• En incitant financièrement les entreprises qui les embauchent.
• En reconnaissant les années d’études sanctionnées par un diplôme, dans le calcul des droits à retraite.

3. Prendre en compte la pénibilité du travail

• En permettant à ceux qui ont effectué des métiers pénibles, de partir plus tôt à la retraite.
• En maintenant l’âge légal à 60 ans, ce qui permet à celles et ceux qui ont commencé à travailler très jeunes, souvent dans des activités pénibles et usantes, de pouvoir bénéficier d’un repos bien mérité après 40 voire 42 ans de vie au travail. Ce n’est pas aux ouvriers, ni aux employés, d’être en première ligne pour sauver un système déséquilibré par des politiques aveugles et injustes.

4. Permettre des choix individuels dans le cadre de garanties collectives

• En créant des « comptes-temps » qui permettent par exemple à un salarié de prendre une année sabbatique ou de reprendre des études et de décaler d’autant son départ en retraite. !

Retrouvez l’intégralité de nos propositions sur : http://parti-socialiste.fr/retraites

Le foyer des anciens combattants : attention la mémoire s’oublie vite ! Conseils de quartier :
la democratie participative à Montreuil a fait long feu...

Au mois de janvier dernier, le Foyer des Anciens Combattants a été contraint de se déclarer en cessation de paiement. Quoi de plus normal, la subvention municipale est passée de 35 500 euros en 2008 à 20 000 euros en 2009.

Hier, un poste de permanent salarié n’est plus financé, cette année, la mise à disposition du local de l’avenue de Stalingrad est remise en cause.

Oui, une municipalité a le droit, et même le devoir de réinterroger régulièrement l’utilisation des fonds publics et des moyens en locaux qu’elle attribue aux associations. Peut-être que le coût d’un salarié pour l’association ne se justifiait pas… Peut-être que le local est trop vaste et mal adapté… C’est vrai que la notion d’anciens combattants ne fait pas forcément écho auprès des jeunes. Mais pourquoi s’interroger et réduire la subvention avant d’engager tout dialogue ?

Faire de la politique autrement…
être à l’écoute… faire participer la population… tels étaient lors de la campagne électorale les credo de l’actuelle majorité municipale. Deux ans plus tard, l’état des lieux est cruel.

Depuis leur création il y a quatorze ans, les conseils de quartiers ont travaillé, créé du lien social, de la solidarité, porté leurs revendications auprès des différentes municipalités. Ils ont travaillé, certes avec des hauts et des bas, n’ont pas toujours réussi à fédérer le plus grand monde, mais ils se sont révélés des outils importants de la démocratie locale.



Mais comme trop souvent avec l’actuelle majorité, tout ce qui existait avant est suspecté d’être inféodé à l’ancienne majorité.

Aussi a-t-elle décidé de refonder les Conseils de quartier pour « plus de démocratie et d’efficacité »… Elle se fonde pour ce faire sur un audit qu’elle a fait réaliser et dont personne sauf elle, ne connaît les conclusions ; elle travaille seule à une nouvelle rédaction de la charte de fonctionnement de la démocratie locale.

Drôle de façon de concerter et de travailler en confiance et transparence!
Depuis deux ans, les animateurs des Conseils de quartier – bénévoles de la démocratie –, constatent le peu d’intérêt des élus pour leurs travaux.

En effet, est-ce une manière de reconnaître le travail réalisé, d’aider à mobiliser et à élargir l’audience de ces conseils, quand comme on peut trop souvent le constater, les élus de quartier y brillent par leur absence ?
Réduction des moyens de secrétariat mis à disposition, manque de valorisation des projets initiés, alourdissement des procédures préalables aux diffusions des comptes-rendus… la démocratie locale est en péril dans notre ville.

Pour notre part, nous restons solidaires des Conseils de quartier et de leurs revendications à oeuvrer pour le bien commun ; dans la confiance et la transparence, avec tous les habitants qui voudront bien les rejoindre.

C’est malheureusement une façon de procéder de plus en plus courante à Montreuil. En agissant ainsi, on affaiblit l’interlocuteur, on le met en situation de dépendance, on le conduit pour ne pas tout perdre, à accepter ce que lui propose la municipalité.

La volonté exprimée par Madame Voynet lors du dernier conseil municipal de refuser l’exploitation politique et politicienne des commémorations patriotiques est louable ; a volonté de vouloir renouveler le travail de mémoire est légitime. Mais pourquoi le faire avec des partenaires forcément méfiants car affaiblis préalablement via une baisse de subvention, au risque de travailler sur cette mémoire des guerres, des déportations, de l’holocauste sans les acteurs de ces tragédies ?
Un budget de révolte pour la Seine-Saint-Denis agressée
Alors que dans deux ans, notre département fêtera les trente ans de la première loi de décentralisation, le gouvernement ne veut plus de ces élus de proximité, de ces leviers démocratiques que sont les Conseils généraux. Il réduit leur autonomie financière en supprimant la taxe professionnelle – bientôt l’impôt qui pèse sur les ménages viendra combler pour partie ce que versaient les entreprises. Il les étrangle financièrement en minorant les compensations des dépenses
effectuées pour son compte. Il ponctionne notre budget départemental, pour cette année, de 36 millions au titre du ticket modérateur de la taxe professionnelle qui n’existe plus.

Pour le cas où cette attaque en règle contre les départements ne serait pas suffisante, il engage, à marche forcée et aux forceps, la réforme des collectivités territoriales.

« Les départements refusent de se soumettre ? Ils devront disparaître » : c’est le sens premier de la réforme territoriale.

Aujourd’hui, ce sont 28 départements qui sont dans le rouge. Combien le seront en 2011 ? Les plus optimistes disent plus de 40 ! Qu’est-ce que cela signifie pour le budget de la Seine-Saint- Denis ?

Pour rendre le service public aux 1,6 millions d’habitants, notre budget départemental voté le 8 avril sera de 1,58 milliard d’euros en fonctionnement et de 239 millions d’euros en investissements. Ce budget est sérieux. Il a nécessité un gros effort de gestion et une hausse modérée de la fiscalité. Pourtant il ne sera possible de le mettre en oeuvre que si l’État paie à notre département une partie de ses dettes, soit 75 millions d’euros (sur les 640 millions d’euros qu’il lui doit depuis 2004). Dans le cas contraire, le gouvernement devra aller audevant de nos concitoyens pour leur expliquer qu’il y aura moins d’argent pour développer les emplois, pour financer la solidarité, la culture et le sport.

Notre responsabilité d’élus de gauche, c’est d’atténuer les effets de la crise et de la politique nationale ; de faire entendre les besoins de notre jeunesse, des salariés privés d’emplois, des personnes âgées, des sans papiers… Notre responsabilité d’élus de gauche, c’est de défendre les services publics, le bouclier social et la démocratie.

C’est pourquoi le budget départemental 2010 est votre budget ; un budget qui n’est plus de résistance mais de combat. Il en va de l’avenir de la Seine- Saint-Denis et de ses habitants.
Les socialistes montreuillois aux côtés des salariés sans-papiers Sommaire

À l’automne 2009, les salariés sans papiers de l’entreprise de nettoyage Plus-Net, rue Girard, obtenaient leur régularisation, après un an d’occupation de leurs locaux, et pour nombre d’entre eux, plus de 15 ans de travail en France. Quelques jours plus tard, débutait une nouvelle occupation, celle de l’agence Manpower (rue du Capitaine-Dreyfus) par des intérimaires sans-papiers. Ce piquet est l’un des nombreux rassemblements de grévistes qui, à travers la France, militent en faveur d’un texte clair, faisant état de conditions précises et objectives de régularisation.

Mercredi 2 juin, au ministère du travail, les négociations semblaient en bonne voie. Pourtant, le lendemain matin, le piquet de grève de Bastille était délogé sans ménagement des marches de l’Opéra-Bastille. Présents aux côtés des camarades de Manpower, les militants socialistes de Montreuil ont aussi apporté leur soutien à ceux de Bastille. Que nos camarades de Manpower soient assurés, que, de même que pour les Plus-Net, nous sommes et resterons à leurs côtés.

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Engageons-nous ! Sommaire

Quentin Carrissimo-Bertola

« P…… ! Encore deux ans », entend-on souvent à propos de Nicolas Sarkozy.
Les plus pessimistes y vont même d’un « de toute façon, il sera réélu… »


OK, alors qu’est-ce qu’on fait ? On continue d’attendre et à encaisser les coups ? Pire, on se prépare à en encaisser d’autres ? Très peu pour moi, très peu pour nous, les jeunes socialistes ! NON ! Rien n’est écrit, rien ne le sera jamais. La droite au pouvoir n’est pas une fatalité. La résignation, à l’origine des taux abstentions records atteints lors des derniers scrutins électoraux, est la meilleure alliée de la droite, du MEDEF et de Nicolas Sarkozy.

Il est urgent que les jeunes se mobilisent. Si l’on veut vraiment faire bouger les choses, si l’on veut redessiner l’avenir, ce n’est pas en restant isolé, que l’on y parviendra. Il faut s’organiser, rompre avec l’individualisme ambiant, en s’engageant de façon collective.
Beaucoup de jeunes se réfugient derrière une sentence terrible : « La gauche et la droite, c’est la même chose ! ». NON ! Si la gauche au pouvoir a commis des erreurs, elle est aussi à l’origine de nombre d’acquis sociaux qui sont un bouclier à la misère, et qui servent d’amortisseurs, notamment en période de crise. Parmi ces acquis, les congés payés, la CMU, les 35 heures, le PACS… Nombre de nos concitoyens partagent nos idéaux mais ne se retrouvent plus dans nos organisations, qu’il s’agisse du PS ou du MJS.
Beaucoup de jeunes se réfugient derrière une sentence terrible : « La gauche et la droite, c’est la même chose ! ». NON ! Si la gauche au pouvoir a commis des erreurs, elle est aussi à l’origine de nombre d’acquis sociaux qui sont un bouclier à la misère, et qui servent d’amortisseurs, notamment en période de crise. Parmi ces acquis, les congés payés, la CMU, les 35 heures, le PACS… Nombre de nos concitoyens partagent nos idéaux mais ne se retrouvent plus dans nos organisations, qu’il s’agisse du PS ou du MJS.

Je le répète, certaines erreurs que nous avons commises n’y sont pas pour rien… Mais parce qu’un parti appartient à ses militants, ce sont ceux qui le rejoignent qui le construisent. S’engager n’est pas se mettre au garde-à-vous, voire servir les intérêts personnels d’un tel ou d’une telle.

C’est réfléchir ensemble à un projet et le porter collectivement le plus haut possible. Alors, n’attendons pas 2012 pour dire stop à la droite. Engageons-nous dès aujourd’hui pour bâtir ensemble cette société de progrès, cet avenir à
gauche dont nous rêvons tous.

Quentin Carrissimo-Bertola, coordinateurdu MJS 93, Rive gauche (Montreuil, Les Lilas, Bagnolet, Romainville, Noisy-le-Sec, Rosny…)
Hommage à Aline
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Dimanche 6 juin, à la Croix-de- Chavaux, nous participions au cercle de silence organisé par la Maison des Femmes de Montreuil, en hommage à Aline, assassinée par son exconjoint. En France, une femme est violée toutes les deux heures et une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Si ces dernières décennies, les différents gouvernements ont mis en oeuvre un certain nombre de mesures pour une meilleure prise en compte de cet état de fait, on considère encore trop souvent que la violence faite aux femmes dans le couple relève de conflits familiaux. C’est une façon de la relativiser. Elle ne cessera que lorsqu’elle sera prise en compte par l’ensemble de notre société, dans toute son horreur et son indignité. !

Numéro de téléphone « femmes battues » : 3919

 

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