Aléxie LORCA Secrétaire de Section
Présidente du Groupe Socialiste
Édito
POUR UNE GAUCHE APAISÉE,
ENGAGÉE ET RASSEMBLÉE
Lors des dernières élections régionales, les
Montreuilloises et les Montreuillois ont
au premier tour placé en tête le Parti socialiste.
Au second tour, leur choix s’est massivement
porté (près de 79 % des voix) sur la liste
de rassemblement de la gauche conduite par
Jean-Paul Huchon. Ainsi, une fois encore à
Montreuil, le besoin de gauche n’est pas à
démontrer.
En revanche, il est temps que la gauche montreuilloise
fasse la preuve de sa capacité à se rassembler
de façon pérenne et apaisée, dans le respect de ses différentes
sensibilités et autour d’un engagement fort, ancré sur
l’intérêt général. Car si en la matière, les habitants de
Montreuil sont exemplaires, plaçant toujours la gauche en tête
de leurs différents votes, il n’en va pas de même, loin s’en faut,
pour nombre de figures politiques de la ville. Le déplorable
feuilleton municipal où des élus, exclus il y a deux ans du Parti
socialiste pour non respect de la règle collective qui ne leur
convenait plus, se font cette fois-ci exclure de la majorité municipale
pour les mêmes raisons, en est un triste témoignage.
Frédéric Molossi
Conseiller Général
Conseiller Municipal
Que les règles du Parti socialiste, puis celles de la majorité
municipale de Montreuil, ne conviennent plus à leurs intérêts
particuliers, nul ne peut le leur reprocher… Quoique !… Car
l’adhésion à un collectif, et qui plus est un collectif municipal
responsable de la vie d’une ville et du bien-être de ses habitants,
n’est pas chose légère. Avant de piquer leur crise de nerfs
et d’ego, ces élus se sont-ils une seconde posé la question de
savoir si les règles qui ne leur allaient plus, convenaient à l’intérêt
général ? Il est à craindre que non, si l’on considère la
répétitivité quasi mathématique avec laquelle ils jouent et se
jouent des différents collectifs auxquels ils ont appartenu.
Prétendre en toute exhaustivité définir l’intérêt général peut
sembler prétentieux. Sauf si l’on énonce clairement les valeurs,
le choix de société et les propositions concrètes à partir desquelles
on définit cet intérêt général. Nous, militants et élus du
Parti socialiste, utilisons pour ce faire les outils que la démocratie
met à notre disposition, tant au niveau national que local :
tracts, affiches, interventions au Conseil municipal et tribunes
dans Tous Montreuil. Cela peut sembler dérisoire aux yeux de
certaines ambitions particulières, mais c’est beaucoup si l’on
prétend à des responsabilités collectives. Car c’est ainsi que se
crée le débat, un débat constructif, mené avec les citoyens et les
associations, qui seul est susceptible d’apporter des solutions
solides aux divers problèmes de nos concitoyens.
Nous avons avec Madame Voynet et son équipe des différences
— sans cela, nous aurions fait liste commune. Mais tenter de
déstabiliser l’appareil municipal pour des intérêts politiciens
individuels est indigne et dangereux.
La confrontation des idées et le dialogue, vigoureux si nécessaire,
OUI ! Les trépignements d’enfants gâtés, NON !
C’est d’autant plus irresponsable au moment où nous sommes
confrontés à une crise dure, dont les répercussions sociales
sont à venir, au vu du plan de rigueur annoncé par François
Fillon. Ce plan s’ajoute aux nombreux autres coups de
Nicolas Sarkozy, tels que la réforme des retraites ou le désengagement
de l’État vis-à-vis des collectivités locales, qu’il étouffe
financièrement. Avec pour objectif de casser leurs services
publics et tous les dispositifs sociaux, vitaux pour nombre de
nos concitoyens. Mais rien n’est joué, aucun combat n’est
perdu d’avance. L’histoire de notre pays et de notre ville en
témoigne abondamment. Aujourd’hui, à Montreuil, ce combat
doit être mené en intelligence avec le personnel communal,
les citoyens et les associations, par une gauche mobilisée,
apaisée et rassemblée dans le respect de ses différences. Il ne
s’agit pas de transgresser nos convictions respectives, mais de
dépasser les postures pour faire face à l’enjeu auquel nous
sommes confrontés. Nous en avons été capables hier ; nous en
sommes capables aujourd’hui encore.
Nous, militants et élus du Parti socialiste, tenons à assurer les
Montreuilloises et les Montreuillois que nous nous engageons
avec détermination dans ce combat. Et que tous ensemble,
nous le gagnerons.
Alexie Lorca, Secrétaire de Section,
Conseillère Municipale et Présidente du Groupe Socialiste
Frédéric Molossi - Conseiller Général, Conseiller Municipal
POUR UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE
« Il n’y a pas d’alternative »,
le funeste slogan
de Margaret Thatcher
et des libéraux a fait long feu.
Une autre société, un autre monde
est possible. Rien n’est acquis,
rien n’est joué. L’avenir est
entre nos mains.
Nous vivons la fin d’une époque.
Nous assistons à la fin d’un
modèle. » … Ainsi s’ouvre le
texte national des socialistes, consacré
à un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Il rompt avec l’auto-flagellation
ou l’autosatisfaction auxquelles
nous nous sommes parfois
abandonnés, pour asseoir les bases
d’un projet qui allie justice sociale et
efficacité économique. Place à une critique constructive de la
période 1997-2002, où si l’on se félicite des « créations d’emplois,
des 35 heures, de la CMU, de la parité et du PACS », on admet
n’avoir « pas engagé le changement profond de modèle de société
qui était nécessaire », on regrette qu’en Europe « la social-démocratie
ait parfois cédé du terrain à l’idéologie de ses adversaires ».
Les socialistes se livrent à une profonde remise en cause de la répartition
de la richesse entre le capital et le travail, affirment qu’aucune
alternative n’est possible à politique budgétaire, monétaire, commerciale
et sociale constante. Ils réhabilitent le rôle de la puissance
publique, prônant – chiffres et propositions à l’appui –, la régulation
des marchés financiers, l’exigence de la fin du secret bancaire, la séparation
entre banque de détail et banque d’affaires, la création d’un
pôle financier public ou encore la mise sous tutelle d’entreprises qui
licencient alors que leur situation économique ne le justifie pas.
En outre, le retour au statut public de la Poste est clairement énoncé
ainsi que dans un autre domaine, le soutien massif de l’État à l’économie
sociale, aux PME et aux TPE. Le Parti socialiste se prononce pour une augmentation du SMIC et des
bas salaires, pour les 35 heures et le
repos dominical. Le tout adossé à une
grande réforme fiscale, fusionnant
impôt sur le revenu et CSG, remettant à plat niches fiscales et sociales et
imposition du patrimoine et successions,
et instaurant la taxe Tobin sur
les transactions financières.
Le texte rompt aussi avec le libreéchange
et opte pour un "juste-échange", un système commercial
régulé, loyal et équitable, respectueux des hommes et de l’environnement,
qui replace le commerce au service du développement, de
la justice et du progrès.
De même que les propositions socialistes sur les retraites, le texte
est étayé de propositions concrètes et chiffrées qui rendent caducs
tout « procès en infaisabilité »
Oui un autre choix de société est possible, c’est une question de
volonté politique.
La droite et les medias qui la soutiennent ne s’y sont d’ailleurs pas
trompé !
La virulence avec laquelle ils attaquent notre projet atteste de sa
dangerosité envers la caste qu’ils défendent ! Car ils n’ont point pour
habitude de gaspiller encre et salive pour des projets chimériques !
DES RETRAITES JUSTES ET SOLIDAIRES :
C’EST POSSIBLE, SI NOUS AGISSONS VITE, ENSEMBLE ET MAINTENANT !
Le rouleau compresseur médiatique
est en marche : tout serait joué, la très
belle mobilisation du 27 mai dernier
ne servirait à rien, il faudrait baisser la
tête et subir le report de l’âge légal de
départ à 60 ans, l’augmentation du nombre
d’années ouvrant droit à une retraite à taux plein, et demain le gel des pensions,
et toujours le chômage massif,
notamment chez les jeunes et des
seniors.
Eh bien NON ! Il est possible de
pérenniser le système des retraites par
répartition, qui relève de la solidarité
entre les générations, tout en maintenant
l’âge légal de départ en retraite à 60 ans
et en revalorisant les petites retraites.
C’est une question de choix de société et
de volonté politique.
À la réforme injuste de la droite, le Parti
socialiste oppose une réforme juste, efficace
et durable. En voici un aperçu.
1. Lever de nouvelles
ressources
• En mettant à contribution les revenus du
capital, en augmentant les prélèvements
sociaux sur les bonus et les stock-options
(de 5 % à 38 % comme le propose la Cour
des comptes); en relevant le forfait appliqué
à l’intéressement et à la participation (de
4 % à 20 %) ; en appliquant la CSG sur les
revenus du capital actuellement exonérés ;
en remettant en cause la défiscalisation des
plus-values sur les cessions de filiales ; en
augmentant de 0,5 % la taxation de la valeur
ajoutée, instaurée à la suite de la suppression
de la taxe professionnelle de 1,5 % à
2,2 % : en exonérant les petites entreprises.
a. En augmentant la participation des
banques de 15 % au titre de l’impôt sur les
sociétés afin d’alimenter le Fonds de
Réserve des Retraites, créé par le gouvernement
Jospin, mais jamais alimenté depuis
2002 par la droite.
b. En proposant une augmentation modérée
et étalée dans le temps des cotisations
patronales et salariales (0,1 % par an réparti
entre patrons et salariés jusqu’en 2021).
2. S’attaquer au chômage
des jeunes et des seniors
• En incitant financièrement les entreprises
qui les embauchent.
• En reconnaissant les années d’études sanctionnées
par un diplôme, dans le calcul des
droits à retraite.
3. Prendre en compte
la pénibilité du travail
• En permettant à ceux qui ont effectué des
métiers pénibles, de partir plus tôt à la
retraite.
• En maintenant l’âge légal à 60 ans, ce qui
permet à celles et ceux qui ont commencé
à travailler très jeunes, souvent dans des
activités pénibles et usantes, de pouvoir
bénéficier d’un repos bien mérité après
40 voire 42 ans de vie au travail. Ce n’est
pas aux ouvriers, ni aux employés, d’être
en première ligne pour sauver un système
déséquilibré par des politiques aveugles et
injustes.
4. Permettre des choix
individuels dans le cadre
de garanties collectives
• En créant des « comptes-temps » qui permettent
par exemple à un salarié de prendre
une année sabbatique ou de reprendre
des études et de décaler d’autant son
départ en retraite. !
Le foyer des anciens combattants :
attention la mémoire s’oublie vite !
Conseils de quartier :
la democratie
participative à Montreuil
a fait long feu...
Au mois de janvier dernier, le Foyer des Anciens
Combattants a été contraint de se déclarer en cessation
de paiement. Quoi de plus normal, la subvention
municipale est passée de 35 500 euros en 2008 à
20 000 euros en 2009.
Hier, un poste de permanent salarié n’est plus financé,
cette année, la mise à disposition du local de l’avenue de
Stalingrad est remise en cause.
Oui, une municipalité a le droit, et même le devoir de
réinterroger régulièrement l’utilisation des fonds publics
et des moyens en locaux qu’elle attribue aux associations.
Peut-être que le coût d’un salarié pour l’association
ne se justifiait pas… Peut-être que le local est trop vaste
et mal adapté… C’est vrai que la notion d’anciens combattants
ne fait pas forcément écho auprès des jeunes. Mais pourquoi s’interroger et réduire
la subvention avant d’engager tout dialogue ?
Faire de la politique autrement…
être à l’écoute… faire participer
la population… tels étaient lors
de la campagne électorale les credo
de l’actuelle majorité municipale.
Deux ans plus tard, l’état des lieux
est cruel.
Depuis leur création il y a
quatorze ans, les conseils
de quartiers ont travaillé, créé du
lien social, de la solidarité, porté
leurs revendications auprès
des différentes municipalités. Ils ont
travaillé, certes avec des hauts et
des bas, n’ont pas toujours réussi à fédérer le plus grand monde,
mais ils se sont révélés des outils
importants de la démocratie locale.
Mais comme trop souvent avec
l’actuelle majorité, tout ce qui
existait avant est suspecté d’être
inféodé à l’ancienne majorité.
Aussi a-t-elle décidé de refonder
les Conseils de quartier pour « plus
de démocratie et d’efficacité »…
Elle se fonde pour ce faire sur
un audit qu’elle a fait réaliser et
dont personne sauf elle, ne connaît
les conclusions ; elle travaille seule à une nouvelle rédaction de
la charte de fonctionnement
de la démocratie locale.
Drôle de façon de concerter
et de travailler en confiance
et transparence!
Depuis deux ans, les animateurs
des Conseils de quartier – bénévoles
de la démocratie –, constatent le peu
d’intérêt des élus pour leurs travaux.
En effet, est-ce une manière de
reconnaître le travail réalisé, d’aider à mobiliser et à élargir l’audience de
ces conseils, quand comme on peut
trop souvent le constater, les élus de
quartier y brillent par leur absence ?
Réduction des moyens
de secrétariat mis à disposition,
manque de valorisation des projets
initiés, alourdissement des
procédures préalables aux diffusions
des comptes-rendus… la démocratie
locale est en péril dans notre ville.
Pour notre part, nous restons
solidaires des Conseils de quartier
et de leurs revendications à oeuvrer
pour le bien commun ; dans la
confiance et la transparence, avec
tous les habitants qui voudront
bien les rejoindre.
C’est malheureusement une façon de procéder de plus en plus courante à Montreuil. En agissant
ainsi, on affaiblit l’interlocuteur, on le met en situation de dépendance, on le conduit pour
ne pas tout perdre, à accepter ce que lui propose la municipalité.
La volonté exprimée par Madame Voynet lors du dernier conseil municipal de refuser l’exploitation
politique et politicienne des commémorations patriotiques est louable ; a volonté
de vouloir renouveler le travail de mémoire est légitime. Mais pourquoi le faire avec des partenaires
forcément méfiants car affaiblis préalablement via une baisse de subvention, au risque
de travailler sur cette mémoire des guerres, des déportations, de l’holocauste sans les acteurs
de ces tragédies ?
Un budget de révolte
pour la Seine-Saint-Denis agressée
Alors que dans deux ans, notre département
fêtera les trente ans de la
première loi de décentralisation, le
gouvernement ne veut plus de ces élus de
proximité, de ces leviers démocratiques
que sont les Conseils généraux. Il réduit
leur autonomie financière en supprimant la
taxe professionnelle – bientôt l’impôt qui
pèse sur les ménages viendra combler
pour partie ce que versaient les entreprises.
Il les étrangle financièrement en
minorant les compensations des dépenses
effectuées pour son compte. Il ponctionne
notre budget départemental, pour cette
année, de 36 millions au titre du ticket
modérateur de la taxe professionnelle qui
n’existe plus.
Pour le cas où cette attaque en règle contre
les départements ne serait pas suffisante, il
engage, à marche forcée et aux forceps, la
réforme des collectivités territoriales.
« Les départements refusent de se soumettre
? Ils devront disparaître » : c’est le
sens premier de la réforme territoriale.
Aujourd’hui, ce sont 28 départements qui
sont dans le rouge. Combien le seront en
2011 ? Les plus optimistes disent plus de 40 !
Qu’est-ce que cela signifie pour le budget
de la Seine-Saint- Denis ?
Pour rendre le service public aux 1,6 millions
d’habitants, notre budget départemental
voté le 8 avril sera de 1,58 milliard d’euros
en fonctionnement et de 239 millions
d’euros en investissements. Ce budget est
sérieux. Il a nécessité un gros effort de gestion
et une hausse modérée de la fiscalité.
Pourtant il ne sera possible de le mettre en
oeuvre que si l’État paie à notre département
une partie de ses dettes, soit 75 millions
d’euros (sur les 640 millions d’euros
qu’il lui doit depuis 2004). Dans le cas
contraire, le gouvernement devra aller audevant
de nos concitoyens pour leur expliquer
qu’il y aura moins d’argent pour développer
les emplois, pour financer la solidarité,
la culture et le sport.
Notre responsabilité d’élus de gauche, c’est
d’atténuer les effets de la crise et de la politique
nationale ; de faire entendre les
besoins de notre jeunesse, des salariés privés
d’emplois, des personnes âgées, des sans
papiers…
Notre responsabilité d’élus de gauche, c’est
de défendre les services publics, le bouclier
social et la démocratie. C’est pourquoi le budget départemental
2010 est votre budget ; un budget qui n’est
plus de résistance mais de combat. Il en va
de l’avenir de la Seine- Saint-Denis et de ses
habitants.
Les socialistes montreuillois
aux côtés des salariés sans-papiers
À l’automne 2009, les salariés sans papiers
de l’entreprise de nettoyage
Plus-Net, rue Girard, obtenaient leur
régularisation, après un an d’occupation de
leurs locaux, et pour nombre d’entre eux,
plus de 15 ans de travail en France.
Quelques jours plus tard, débutait une
nouvelle occupation, celle de l’agence
Manpower (rue du Capitaine-Dreyfus) par
des intérimaires sans-papiers. Ce piquet est
l’un des nombreux rassemblements de grévistes
qui, à travers la France, militent en
faveur d’un texte clair, faisant état de conditions
précises et objectives de régularisation.
Mercredi 2 juin, au ministère du travail,
les négociations semblaient en bonne voie.
Pourtant, le lendemain matin, le piquet de
grève de Bastille était délogé sans ménagement
des marches de l’Opéra-Bastille.
Présents aux côtés des camarades de
Manpower, les militants socialistes de
Montreuil ont aussi apporté leur soutien à
ceux de Bastille. Que nos camarades de
Manpower soient assurés, que, de même
que pour les Plus-Net, nous sommes et
resterons à leurs côtés.
<- La section socialiste de Montreuil dans l'action->
Engageons-nous !
Quentin Carrissimo-Bertola
« P…… ! Encore deux ans »,
entend-on souvent à propos
de Nicolas Sarkozy.
Les plus pessimistes y vont
même d’un « de toute façon,
il sera réélu… »
OK, alors qu’est-ce qu’on fait ? On continue
d’attendre et à encaisser les coups ?
Pire, on se prépare à en encaisser
d’autres ? Très peu pour moi, très peu pour
nous, les jeunes socialistes ! NON ! Rien
n’est écrit, rien ne le sera jamais. La droite
au pouvoir n’est pas une fatalité.
La résignation, à l’origine des taux
abstentions records atteints lors des
derniers scrutins électoraux, est
la meilleure alliée de la droite, du MEDEF
et de Nicolas Sarkozy.
Il est urgent que les jeunes se mobilisent.
Si l’on veut vraiment faire bouger les
choses, si l’on veut redessiner l’avenir, ce
n’est pas en restant isolé, que l’on y
parviendra. Il faut s’organiser, rompre avec
l’individualisme ambiant, en s’engageant
de façon collective. Beaucoup de jeunes se réfugient derrière
une sentence terrible : « La gauche et
la droite, c’est la même chose ! ». NON !
Si la gauche au pouvoir a commis des
erreurs, elle est aussi à l’origine de nombre
d’acquis sociaux qui sont un bouclier à la misère, et qui servent d’amortisseurs,
notamment en période de crise. Parmi
ces acquis, les congés payés, la CMU,
les 35 heures, le PACS… Nombre de nos
concitoyens partagent nos idéaux
mais ne se retrouvent plus dans nos
organisations, qu’il s’agisse du PS
ou du MJS.
Beaucoup de jeunes se réfugient derrière
une sentence terrible : « La gauche et
la droite, c’est la même chose ! ». NON !
Si la gauche au pouvoir a commis des
erreurs, elle est aussi à l’origine de nombre
d’acquis sociaux qui sont un bouclier à la misère, et qui servent d’amortisseurs,
notamment en période de crise. Parmi
ces acquis, les congés payés, la CMU,
les 35 heures, le PACS… Nombre de nos
concitoyens partagent nos idéaux
mais ne se retrouvent plus dans nos
organisations, qu’il s’agisse du PS
ou du MJS.
Je le répète, certaines erreurs que nous
avons commises n’y sont pas pour rien…
Mais parce qu’un parti appartient à ses
militants, ce sont ceux qui le rejoignent
qui le construisent. S’engager n’est pas
se mettre au garde-à-vous, voire servir les
intérêts personnels d’un tel ou d’une telle.
C’est réfléchir ensemble à un projet et le
porter collectivement le plus haut possible.
Alors, n’attendons pas 2012 pour dire stop à la droite. Engageons-nous dès
aujourd’hui pour bâtir ensemble
cette société de progrès, cet avenir à
gauche dont nous rêvons tous.
Quentin Carrissimo-Bertola, coordinateurdu MJS
93, Rive gauche (Montreuil, Les Lilas, Bagnolet,
Romainville, Noisy-le-Sec, Rosny…)
Hommage à Aline
Dimanche 6 juin, à la Croix-de-
Chavaux, nous participions au
cercle de silence organisé par la
Maison des Femmes de Montreuil, en
hommage à Aline, assassinée par son exconjoint.
En France, une femme est violée
toutes les deux heures et une femme
meurt tous les trois jours sous les coups
de son conjoint. Si ces dernières décennies,
les différents gouvernements ont
mis en oeuvre un certain nombre de
mesures pour une meilleure prise en
compte de cet état de fait, on considère
encore trop souvent que la violence faite
aux femmes dans le couple relève de
conflits familiaux. C’est une façon de la
relativiser. Elle ne cessera que lorsqu’elle
sera prise en compte par l’ensemble de
notre société, dans toute son horreur et
son indignité. !