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| Histoire du Parti Socialiste |
1789 à 1905
La Gauche et la Droite sont deux constantes de la vie politique française. Le clivage est né à l’assemblée Nationale le 11 septembre 1789, à propos d’un débat important sur la Constitution.
Les défenseurs d’un pouvoir fort du Roi, grâce à un veto absolu sur les lois, se placèrent à droite par rapport au président de séance. Les partisans d’un exécutif amoindri, du rôle déterminant du Parlement, émanation de la souveraineté nationale, se situèrent à gauche. Ainsi naquit l’opposition gauche-droite se traduisant par un conflit de principes et de valeurs : la Droite représentant le conservatisme et l’ordre ; la Gauche incarnant le mouvement, la justice et la liberté.
Les Gauches
Depuis la Révolution, trois courants personnifient la Gauche : la Gauche autoritaire, la Gauche de la révolte, la Gauche de la liberté. L’objectif commun est l’ avènement d’un Monde meilleur. Mais elles sont profondément divisées sur les moyens d’y parvenir : elles s’opposent et s’unissent dans les grandes occasions. Elles sont tout à la fois la faiblesse et la richesse de la Gauche.
Le Parti Socialiste, lui, se réclame de cette Gauche de la Liberté.
Les Origines
C'est au début du 19 ème siècle qu'apparaissent issue du milieu bourgeois les premiers théoriciens socialistes, Saint-Simon, Charles Fourier et Étienne Cabet. Ils sont idéalistes, pacifistes et réformistes d'où leur nom de "socialistes utopiques.
Dès la révolution de 1848 les premières divergences apparaissent entre les réformistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les révolutionnaires (Blanqui, Barbès). La révolution industrielle entraîne des nouvelles conditions de travail. Ce qui engendre des révoltes réprimées violement malgré le droit de grève institué sous le second empire en 1864, la même année que la création de la première internationale socialiste qui sera décimée lors de la commune (1871).
1905 à 1914
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Jusqu'en 1905, le mouvement socialiste et ouvrier restera divisé dans plusieurs partis. Ils s’unifient au congrès de Globe sous l'injonction de la deuxième Internationale avec plusieurs courants. La SFIO (Section française de l'Internationale Ouvrière) naît autour de Jean Jaurès et Jules Guesde. La SFIO veut être un parti où paysans, ouvriers, intellectuels et fonctionnaires se côtoient. Elle doit faire la synthèse entre socialisme et république, entre les idées et la tradition libérale, entre le patriotisme et l'internationalisme. |
En 1914, il y a de nouvelles raisons d'espérer en raison du succès des socialistes aux élections. La guerre des Balkans se termine, mais le 28 juin 1914, l'assassinat du l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo va plonger l'Europe dans la première guerre mondiale. Jean Jaurès porté par les principes de l'internationalisme et du pacifisme appelle à la grève générale en conformité avec la 2ème international contre Jules Guesde qui est favorable au conflit pensant qu'il va affaiblir le capitalisme. La SFIO publie le 28 juillet un manifeste contre la guerre. Mais 3 jours plus tard, Jean Jaurès est assassiné au café du croissant par un fanatique Raoul Villain faisant basculer la position du parti. Daniel Renoux futur maire de Montreuil y assite impuissant. Édouard Vaillant dès le 2 août déclare "que les socialistes accompliront tous leur devoir pour la patrie". Le 4 août les socialistes votent les crédits militaires et 26 août rejoignent "L'union sacrée". |
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