Les contributions du groupe socialiste à la rubrique Libre expression de Montreuil Dépêche Hebdo et de Tous Montreuil.
17 octobre 2009 - Thérèse Clerc - Interview réalisée par la section de Montreuil
À 82 ans, Thérèse Clerc, fondatrice de La Maison des Femmes de Montreuil, demeure une féministe active, qui fait preuve d’une énergie et d’un enthousiasme décoiffants. Elle a reçu, il y a un an, les insignes de la Légion d’honneur en présence de l’historienne Michèle Perrot et de Simone Veil, venues saluer l’une des leurs.
Votre éducation vous prédisposait-elle à devenir féministe ?
T. C. : Oh non ! À moins d’en prendre le contre-pied. Je suis née en décembre 1927. On commençait tout juste à se remettre de la Première guerre mondiale. J’ai été élevée dans les souvenirs des hommes qui en étaient revenus, dont ceux de mon père. C’était un homme cultivé mais qui n’avait pas reçu de formation. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver un bon boulot et de bien gagner sa vie. Chez nous, « travail, famille, patrie » étaient des valeurs suprêmes. Ma mère passait son temps à me rappeler que mère de famille était le pus beau métier du monde. Le fait que je ne travaille pas bien à l’école ne l’inquiétais pas le moins du monde. Elle disait : « Thérèse est écervelée mais jolie, on la mariera. » Pour elle, l’intelligence avait été donnée à mon frère Maurice, qui est d’ailleurs sorti diplômé de Sciences Po. À cette époque, je ne me rendais pas compte de ce que tout cela signifiait des rapports entre hommes et femmes. Pourtant ce fut une enfance ensoleillée et pleine d’amour, mais ce qui devait arriver arriva : Je me suis mariée vierge à 20 ans !
Et qui était le monsieur ?
T. C. : Le frère d’une amie de ma mère ! Pour rencontrer des hommes, il aurait fallu que j’ai le droit de sortir ! Vous savez, lorsque aujourd’hui je rencontre des jeunes musulmanes qui m’exposent leurs problèmes, je leur explique que ce qu’elles vivent, je l’ai vécu il y a 60 ans.
Vous aimiez votre fiancé ?
T. C. : À cet âge, on est amoureuse de l’amour. Je me souviens des arguments de mes parents : « Il appartient à notre classe sociale, il a une petite entreprise et dix ans de plus que toi, ce qui est un gage de bonheur, surtout pour toi qui es un peu fofolle ! » Ce qu’ils qualifiaient alors de petite folie, c’était un désir de liberté dont je n’avais pas encore conscience.
Comment s’est passé le début de votre mariage ?
T. C. : Nous nous sommes installés dans un immeuble insalubre. Pour la petite bourgeoise que j’étais, c’était mon premier contact avec des gens pauvres et incultes. Les femmes se retrouvaient à la fontaine publique pour faire la lessive. C’est là que j’ai entendu les premières histoires de femmes. Toutes parlaient des nombreuses naissances non désirées. Certaines aussi de leurs maris qui buvaient et les battaient, qui leur faisaient trop ou pas assez l’amour. À part quelques-unes qui rapportaient un salaire d’appoint, la majorité ne travaillaient pas. Elles subissaient ce que dès l’enfance on leur avait appris à subir, en disant merci. J’ai rencontré là toutes les peines et les misères des femmes. Est-ce ainsi qu’est née votre conscience politique ?
T. C. : Oui, et grâce aux curés de l’église d’à côté, qui m’ont fait découvrir Marx ! Ils travaillaient et étaient syndiqués. Ils luttaient contre le système de classes dont ils souffraient d’ailleurs à travers leur propre hiérarchie religieuse. Ils en faisaient une lecture marxiste. Mais le féminisme n’était pas arrivé jusqu’à eux ! Lorsque je leur disais que je me sentais mal avec mon mari, ils me culpabilisaient. Pas moyen non plus de leur faire entendre que la situation des femmes relevait de ce système de classes. Je fréquentais un groupe de parole de femmes issues de la petite bourgeoisie. Mais il y avait toujours un père curé pour mener les discussions ! En revanche, c’est avec eux que je me suis engagée dans le mouvement pour la paix qui combattait la guerre d’Indochine.
Votre mari a accepté cet engagement ?
T. C. : Il n’en a rien su. Pour lui, j’étais à l’église, donc entre de bonnes mains !
De cette culture chrétienne, vous gardez l’idée de « porter la bonne nouvelle ».
T. C. : Oui, « porter la bonne nouvelle » est devenu pour moi « porter l’utopie ». L’évangile peut servir d’utopie. « Le rêve est la voie royale de l’inconscient », disait Freud. Pour moi, la voie royale de l’inconscient, c’est l’utopie. Dieu n’est crédible que dans le doute et l’incrédulité. La « foi conviction » est sociologiquement enseignée comme l’alphabet et le calcul. Dans l’histoire de toute religion, il y a un homme, des textes, puis apparaît l’appareil religieux, et là, c’est foutu !
Vous dites souvent que votre émancipation est née en mai 68.
T. C. : Mai 68, c’est une jubilation, une plénitude intérieure qui ne m’a jamais quittée. Je suis sortie de ma cocotte minute ! J’étais mariée depuis vingt ans, mère de quatre enfants et j’ai divorcé ! Après 1968, j’ai rejoint le Mouvement des femmes qui était un mouvement d’utopie et d’humanisme. Les femmes se sont mises à parler. C’étaient comme des écluses qui s’ouvraient. Ce qui revenait le plus souvent, c’était l’avortement. J’ai une amie qui a subi dix-huit avortements. La pilule est la plus grande trouvaille du xxe siècle. « Un enfant si je veux et quand je veux », c’est magique. Merci monsieur Neuwirth. Avant, faire l’amour, c’était l’angoisse assurée. On ne parvenait jamais à s’abandonner au plaisir. Quand je lis que l’an passé, il y a eu 220 000 avortements en France, cela me navre. Après tous les risques que nous avons pris !
Comment vous êtes-vous débrouillée après votre divorce ?
T. C. : Comme je ne savais rien faire, j’ai commencé par des boulots de serveuse et de vendeuse dans les grands magasins. Mon mari avait toujours refusé que je passe le permis de conduire. J’ai enfin pu le faire et je suis devenue représentante de commerce. Puis, comme j’adore les fringues, j’ai créé une petite entreprise dans le Sentier. J’ai vécu des moments de grande précarité, mais je me suis toujours débrouillée. J’étais comme l’oiseau sur la branche, mais j’ai toujours su voler ! Et puis, je continuais à militer. Depuis que j’avais divorcé, j’étais capable de mener de front le travail, les tâches ménagères, l’éducation de mes 4 enfants que j’élevais seule et trois réunions militantes par semaine ! Le militantisme a été mon université. Il a élargi tout mon être. Il m’a rendue intelligente, cultivée, meilleure, tolérante et plus douce envers les hommes. Il m’a permis de côtoyer des gens lettrés très cultivés.
Il y a 13 ans, vous créez à Montreuil, en Seine-saint-Denis, La Maison des femmes. Quelle est sa vocation ?
T. C. : Au départ, c’était de former des militants au féminisme. Ce qui est aujourd’hui de plus en plus difficile, dans la mesure où nous vivons une incroyable apologie du couple et de la famille. Pourtant, le travail des femmes à la maison représente 41 milliards annuels qui ne figurent évidemment pas dans le PIB. Ceci étant, je suis contre le salariat des mères de famille, car il incitera les femmes à rester chez elles.
Le fait qu’elles restent chez elles pour élever leurs enfants constitue une économie pour le système patriarcal. Plus besoin de structures pour accueillir les enfants, par exemple. Sans compter que cela éloigne les femmes des pouvoirs économique, politique et religieux. Ce qui les empêche de concurrencer les hommes dans ces domaines et de demeurer invisibles. L’invisibilité des femmes est le pilier du système patriarcal qui est pour moi le système d’exploitation suprême.
La Maison des femmes est un lieu idéal pour débattre de ce type de sujet, non ?
T. C. : Il devrait l’être, mais nous sommes submergées par les problèmes sociaux. Les femmes que nous recevons vivent dans une misère terrible. Certaines ne savent même pas où dormir. On fait de l’alphabétisation, ou encore, on initie à la citoyenneté. Nous travaillons aussi en milieu scolaire. Mais les lycées généralistes ne nous invitent jamais. Les seuls intéressés sont les lycées professionnels qui proposent des bacs de proximité. Nous intervenons essentiellement dans des classes de filles. Il me semblerait pourtant très important de pouvoir discuter avec des garçons.
Vous avez lancé, il y a quelque temps déjà, l’idée de La Maison des Babayagas, une maison de retraite autogérée.
T. C. : Autogérée, solidaire, citoyenne et écologique. Je fais le pari que le corps décline moins, dès lors que l’on reste autonome. Il s’agit de bien vieillir, tout en coûtant moins cher à la société, puisque l’on est autonome.
Cette maison sera réservée aux femmes. Pourquoi refusez-vous la mixité ?
T. C. : Parce que dès lors qu’il y a des hommes et des femmes, il y a lutte, rapport de force, et les hommes l’emportent toujours. Les femmes sont habituées à cet état de fait. Elles lâchent prise.
Et puis, lorsque l’on vieillit, il peut y avoir des accidents de toilette qui sont beaucoup plus simples à régler entre femmes. Mais les hommes peuvent imaginer un projet parallèle. Je leur ai suggéré une Maison des bonobos ! Ils pourront nous y inviter. Vous savez, quel que soit l’âge, désir et plaisir demeurent la norme de l’humanité !
QUELQUES GRANDES DATES DE L’HISTOIRE DES FEMMES
1791:Olympes de Gouges (1748-1793), femme de lettres, publie La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qui prône l’émancipation féminine à travers l’égalité de droits entre les sexes. Elle avait auparavant publié un ouvrage revendiquant l’abolition de l’esclavage des Noirs. Elle sera guillotinée en 1793.
1793:Interdiction des clubs féminins par la Convention.
1804:Instauration du Code civil par le consul Napoléon Bonaparte. Il consacre la liberté de la personne, de la propriété, l’abolition de la féodalité et la laïcité. Les femmes sont exclues de la majorité de ces droits pour « incapacité civile ».
1838:Flora Tristan échappe à la mort, après avoir reçu de son mari une balle dans le poumon. Le divorce est interdit ; elle obtient juste une « séparation de corps ». Socialiste, elle initie ce qui deviendra le mouvement féministe tout en militant pour le droit des ouvriers.
1869:Droit de vote pour les femmes du Wyoming. Il faudra attendre 1920 pour qu’il soit étendu à l’ensemble de États-Unis.
1872:Déportation de Louise Michel en Nouvelle-Calédonie, pour sa participation à la Commune de Paris.
1880:Le député républicain Camille Sée (proche de Jules Ferry) décrète que « les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l’éducation secondaire » et crée des lycées de filles. Il faudra néanmoins attendre 1925 pour que les programmes destinés aux filles soient les mêmes que ceux des garçons.
1893: La Nouvelle-Zélande octroie le droit de vote aux femmes, qui ne seront éligibles qu’en 1919.
1900: Promulgation d’une loi autorisant les femmes françaises à exercer la profession d’avocat.
1920 : Le parlement français vote une loi interdisant l’avortement.
1944 : Un siècle après l’adoption du suffrage universel masculin, les femmes françaises obtiennent le droit de vote.
1945 :Publication du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir.
1965:Promulgation d’une loi permettant aux femmes françaises de travailler et d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari.
1967:La loi Neuwirth légalise la contraception, qui n’est toutefois pas remboursée par la Sécurité sociale.
1971:Sous l’impulsion du MLF créé l’année d’avant, Le Nouvel Observateur publie une pétition en faveur de l’avortement, signée par 343 femmes qui déclarent avoir eu recours à l’avortement.
1972:Une loi décrète l’égalité des salaires entre hommes et femmes, à travail égal.
1975:Légalisation de l’avortement (loi Veil)
1977 :Instauration d’une journée internationale de la Femme , le 8 mars.
1995:Déclaration de l’ONU réaffirmant que « les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains. »
2000: Loi française sur la parité.
+ 25 ocotbre 2009 - Communiqué des élus de la minorité municipale
HOMMAGE AUX FUSILLES DE CHATEAUBRIANT :
NOUS REGRETTONS L’ABSENCE DES ELUS DE LA MAJORITE MUNICIPALE
Ce Samedi 24 octobre, avec les élus des groupes socialiste, communiste et Gauche Unie et Citoyenne de
la minorité municipale de Montreuil, les sections montreuilloises du Parti socialiste, du Parti communiste
français, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire et le Comité des Citoyens Montreuillois, ont
profondément regretté l’absence de madame la sénatrice-maire et des élus de la majorité municipale, lors
de la cérémonie d’hommage aux fusillés de Châteaubriant.
La municipalité n’avait pas souhaité non plus prendre en charge l’organisation technique de cet événement qui a pu se dérouler grâce au matériel de la section du Parti communiste. Madame Voynet
avait cependant fait envoyer une gerbe qui n’a pu être portée au pied du monument, faute d’élus la
représentant.
Nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles la majorité municipale n’a pas participé à cette
commémoration républicaine, constitutive de notre histoire et de notre mémoire collectives.
Nous regrettons également qu’elle délègue sans aucune aide logistique, d’autres commémorations
patriotiques aux seules organisations d’anciens combattants.
Nous réitérons notre soutien d’élus et de militants à ces associations grâce auxquelles notre Histoire,
fondement de notre avenir, peut être célébrée et pérennisée.
La gerbe de la Sénatrice-Maire Dominique Voynet est restée à l'écart faute de représentant pour la porter au pied du monument
Frédéric Molossi Conseiller Général de Montreuil et
Alexie Lorca secrétaire de section du Parti Socialiste
De nombreux montreuillois sous la pluie se sont recueillis en mémoire des fusillés de Chateaubriant
+ 17 juillet 2009 - Communiqué des élus de la minorité
Membres du comité technique paritaire : Stéphan BELTRAN, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOSet Frédéric MOLOSSI
Elus municipaux de la minorité membres du Comité Technique Paritaire, nous venons de prendre connaissance du communiqué de la CGT Territoriaux diffusé à la suite de la publication, par le journal Le Parisien de ce vendredi 17 juillet, d’un article rendant compte du malaise qui existe dans l’administration communale.
Cet article ne fait, malheureusement, que confirmer ce que nous avons régulièrement pointé dans le cadre de notre mandat, au sein du CTP, mais également en séance du Conseil municipal ou par la diffusion de matériels communs rendant compte des positions et points de vues que nous défendons sur ce sujet.
L’article en question, qui se fonde sur une lettre ouverte cosignée par de très nombreux agents de la ville, pointe un certain nombre de questions fondamentales qui ne devraient souffrir d’aucune polémique politicienne ni d’aucune atteinte à la neutralité des agents du service public et à l’indépendance syndicale. Il en va de l’intérêt des agents communaux eux-mêmes et de la qualité du service public rendu aux Montreuillois. Telle est l’éthique politique dans laquelle nous inscrivons notre action d’élus.
De ce point de vue, l’ensemble des élus de la minorité siégeant au CTP déplore solennellement l’initiative qui semble avoir été prise de communiquer à la presse la lettre ouverte en question, sans autorisation des agents communaux signataires et sans même en informer les responsables syndicaux à l’origine de cette démarche. Nous tenons à faire savoir publiquement qu’aucun élu de la minorité membre du CTP n’a pris cette initiative dont nous ne sommes en aucun cas solidaires.
Le Conseil municipal, les réunions du Comité Technique Paritaire, les communiqués de presse et tracts rendant compte de notre action politique commune sur le sujet sont les seules tribunes que nous entendons utiliser, dans le cadre d’un débat démocratique et républicain serein.
+ 13 juillet 2009 - Fin des heurts entre jeunes manifestants et forces de l'ordre à Montreuil
13/07/2009 à 23h06
MONTREUIL (AFP) - Une manifestation organisée lundi à Montreuil pour protester contre des "violences policières" lors de l'expulsion de squatters mercredi s'est achevée après des heurts entre jeunes et forces de l'ordre.
Vers 19H00, plusieurs centaines de jeunes, certains casqués et cagoulés, ont fait face dans le centre-ville à un important dispositif de forces de l'ordre, qu'il bombardaient à l'aide de fusées, de pétards ou de fumigènes.
Peu avant 21H00, les gardes mobiles ont tiré des grenades lacrymogènes avant de charger les manifestants, qui ont répliqué à coups de chaises, de pots de peinture et de projectiles divers.
Aux cris de "Police nationale, milice du capital !" ou de "Condés, hors de nos quartiers!", les jeunes gens, dont nombre d'entre eux semblaient proches des milieux autonomes ou de l'ultra-gauche, s'étaient déployés dans des rues proches de la mairie avant de se disperser peu avant 22H00.
Ils protestaient contre l'expulsion mercredi de plusieurs squatters qui occupaient une ancienne clinique, au cours de laquelle un jeune homme affirme avoir perdu un oeil, à la suite d'un tir de flash-ball par les policiers.
Le Parti Socialiste a demandé lundi que l'Inspection générale des services (IGS) de la police et la Commission nationale de déontologie de la sécurité "puissent faire toute la lumière" sur ce "grave incident".
D'après la mairie de Montreuil, la victime, Joachim Gatti, fait partie du mouvement autonome qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes.
+ 13 juillet 2009 - Communiqué de Pouria Amirshahi Secrétaire national aux Droits de l'Homme
Violences à Montreuil
Mercredi 8 juillet, alors qu’une cantine de rue et un rassemblement étaient organisés pour protester contre l’évacuation forcée de la clinique (squat investi par de nouveaux habitants et devenu lieu social et culturel du quartier) les forces de l’ordre ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, plusieurs blessés, dont un cameraman qui a perdu l’usage d’un œil.
Le Parti socialiste demande que l’IGS, qui a été saisie, et la Commission nationale de déontologie de la sécurité puissent faire toute la lumière sur ce grave incident.
La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et leur usage rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien. Ces flash ball sont utilisés de façon offensive en ignorant les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte », et ceci au risque d’occasionner des dégâts graves (tirs à bout portant, tirs à la tête).
Cet épisode n’est malheureusement pas isolé. Les interventions policières expéditives sont devenues nombreuses et accompagnent le durcissement des lois répressives : arrestations et interrogatoires d’enfants, gardes à vues injustifiées, non-respect des populations (des jeunes et des immigrés en particulier), criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements pacifiques… Ce sont autant d’éléments qui creusent le fossé entre la police et les Français.
Le parti socialiste s’associe au rassemblement qui aura lieu ce lundi 13 juillet à 19 heures à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus à Montreuil.
Pouria Amirshahi
Secrétaire national aux Droits de l’Homme
+ 11 juillet 2009 - Communiqué de la section Socialiste de Montreuil
Expulsion de la clinique Croix de Chavaux
La section du Parti socialiste de Montreuil condamne fermement les conditions de l’intervention policière survenue mercredi 8 juillet au matin, lors de l’évacuation de la clinique de la Croix-de-Chavaux. Des Montreuillois qui s’étaient réunis le soir même à 19 h autour d’un pique-nique de soutien aux expulsés, ont été chargés par les forces de polices. Celles-ci ont fait usage de flash-ball, sans sommation et alors que rien ne l’imposait. Cinq personnes présentes ont été touchées au visage. L’un d’entre eux, Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans, a perdu un œil. Nous publions ci-joint la lettre de Stéphane Gatti, son père. Par ailleurs, les socialistes souhaitent que L’IGS qui enquête sur cette affaire, puisse rendre ses conclusions en toute objectivité et dans les meilleurs délais.
Ils déplorent également le communiqué AFP qui fait état de renseignements inexacts — repris par différents autres titres de presse — concernant l’identité de la victime et demandent à l’Agence de communiquer un erratum, afin de rétablir l’exactitude des faits. Enfin, la section du Parti socialiste de Montreuil apporte tout son soutien à Joachim Gatti et à sa famille.
A Montreuil, la police vise les manifestants à la tête.
Le matin du mercredi 8 Juillet, la police avait vidé une clinique occupée dans le centre-ville. La clinique, en référence aux expériences venues d’Italie, avait pris la forme d’un "centro sociale" à la française : logements, projections de films, journal, défenses des sans papiers, repas… Tous ceux qui réfléchissent au vivre ensemble regardaient cette expérience avec tendresse. L’évacuation s’est faite sans violence. Les formidables moyens policiers déployés ont réglé la question en moins d’une heure. En traversant le marché le matin, j’avais remarqué leurs airs affairés et diligents.
Ceux qui s’étaient attaché à cette expérience et les résidents ont décidé pour protester contre l’expulsion d’organiser une gigantesque bouffe dans la rue piétonnière de Montreuil.
Trois immenses tables de gnocchi (au moins cinq mille) roulés dans la farine et fabriqués à la main attendaient d’être jetés dans le bouillon. Des casseroles de sauce tomate frémissaient. Ils avaient tendu des banderoles pour rebaptiser l’espace. Des images du front populaire ou des colonnes libertaires de la guerre d’Espagne se superposaient à cette fête parce que parfois les images font école. J’ai quitté cette fête à 20h en saluant Joachim.
A quelques mètres de là, c’était le dernier jour dans les locaux de la Parole errante à la Maison de l’arbre rue François Debergue, de notre exposition sur Mai 68. Depuis un an, elle accueille des pièces de théâtres, des projections de films, des réunions, La nuit sécuritaire, L’appel des Appels, des lectures, des présentations de livres… Ce jour-là, on fermait l’exposition avec une pièce d’Armand Gatti « L’homme seul » lu Pierre Vial de la Comédie Française et compagnon de longue date. Plusieurs versions de la vie d’un militant chinois s’y confrontent : celle de la femme, des enfants, du père, du lieutenant, du général, des camarades…
C’était une lecture de trois heures. Nous étions entourés par les journaux de Mai. D’un coup, des jeunes sont arrivés dans la salle, effrayés, ils venaient se cacher... ils sont repartis. On m’a appelé. Joachim est à l’hôpital à l’hôtel Dieu. Il était effectivement là. Il n’avait pas perdu conscience. Son visage était couvert de sang qui s’écoulait lentement comme s’il était devenu poreux. Dans un coin, l’interne de service m’a dit qu’il y avait peu de chance qu’il retrouve l’usage de son œil éclaté. Je dis éclaté parce que je l’apprendrais plus tard, il avait trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée...
Entre ces deux moments ; celui où je l’ai quitté à la fête aux gnocchi et l’hôtel Dieu que s’était-il passé ? Il raconte : Il y a eu des feux d’artifice au dessus du marché. Nous nous y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard, alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique, à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au moyen de leur flashball.
A ce moment-là je marchais et j’ai regardé en direction des policiers. J’ai senti un choc violent au niveau de mon œil droit. Sous la force de l’impact je suis tombé au sol. Des personnes m’ont aidé à me relever et m’ont soutenu jusqu’à ce que je m’assoie sur un trottoir dans la rue de Paris. Devant l’intensité de la douleur et des saignements des pompiers ont été appelés.
Il n’y a pas eu d’affrontement. Cinq personnes ont été touchés par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n’étaient une menace pour personne. Les policiers tirent sur des images comme en témoigne le communiqué de l’AFP :
Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi. Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre. Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné l’évacuation. Trois personnes avaient été arrêtées et un jeune homme avait été blessé à l’œil puis transporté dans un hôpital à Paris, selon la mairie, qui n’avait toutefois pas donné de précision sur l’état de gravité de la blessure."Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de flashball", a déclaré vendredi la préfecture à l’AFP.
D’abord, la police tire sur l’image d’un jeune de 20 ans qui essaye de reprendre son squat. Et pour la police et les médias, cela vaut pour absolution, et c’est le premier scandale.
Quant à Joachim, faut-il rétablir la vérité sur l’identité de Joachim Gatti ne serait-ce que pour révéler la manipulation des identités à laquelle se livre la police pour justifier ses actes , comme s’il y avait un public ciblé sur lequel on pouvait tirer légitimement ?
Joachim n’a pas 20 ans mais 34 ans. Il n’habitait pas au squat, mais il participait activement aux nombreuses activités de la clinique. Il est cameraman. Il fabrique des expositions et réalise des films. Le premier film qu’il a réalisé s’appelle « Magume ». Il l’a réalisé dans un séminaire au Burundi sur la question du génocide. Aujourd’hui, il participe à la réalisation d’ un projet dans deux foyers Emmaüs dans un cadre collectif.
On devrait pouvoir réécrire le faux produit par l’AFP en leur réclamant de le publier. Il serait écrit simplement — mais au moins ceci — : Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière.
Stéphane Gatti *
* S.G. est notamment le curateur et animateur, et scénographe avec Pierre-Vincent Cresceri, de l’exposition générale et des événements pour mémoire de 1968-69 @ la maison de l’arbre à Montreuil : " Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée… " citée dans le texte pour se conclure le même jour que la charge de police, le 8 juillet.
+ 7 juillet 2009 - Communiqué des élus de la minorité
Membres du comité technique paritaire : Stéphan BELTRAN, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOSet Frédéric MOLOSSI
Animations de quartiers en pied d’immeuble :
Un dispositif abandonnéet 21 suppressions de postes confirmées par l’élu au personnel
Le couperet est tombé hier soir à l’occasion de la réunion du Comité Technique Paritaire (C.T.P.) : le dispositif d’animation de proximité mis en place dès 1989 devrait définitivement être arrêté à la fin août 2009 et les 21 postes d’agents municipaux chargés de l’animation et de l’encadrement de ce dispositif seront supprimés. Cette décision a été confirmée à deux reprises ce lundi 6 juillet 2009 par Bruno SAUNIER, adjoint à la Maire en charge du personnel.
Les élus de la minorité ont unanimement voté contre ce projet de fermeture et de suppression de postes. Ce vote est d’ailleurs majoritaire au sein du CTP. Il appartiendra à Dominique VOYNET de tenir compte de l’avis du CTP ou de prendre la responsabilité de passer en force en maintenant cette décision, comme elle l’a fait avec l’organigramme des services de la ville imposé contre l’avis du CTP.
Le dispositif d’animations de quartiers est supprimé car il n’aurait pas atteint ses objectifs, pire encore, selon la note mise en débat hier soir, le travail mené par les équipes d’animation et d’encadrement se serait limité à de « la gestion d’un local d’activités ». Une appréciation sévère quand on connaît la qualité du travail conduit pendant des années par nombre d’animateurs de la ville auprès des jeunes de nos quartiers.
Ce qui est inacceptable, c’est que cette décision ne repose sur aucune étude, aucun audit sérieux permettant de justifier ce choix. Comme le rappelait fort justement notre collègue Geneviève DE KERAUTEM lors d’une récente séance du Conseil municipal, « au lieu de réfléchir à ce qui permettrait de rendre ce dispositif plus pertinent, la nouvelle majorité a décidé de fermer toutes les animations de quartier sur la ville ». En lieu et place de ce dispositif la note débattue ce 6 juillet au CTP prévoit « un nouveau dispositif qui sera mis en place prochainement ». Le flou est total, le nouveau dispositif reste inconnu et incertain.
Les élus de la minorité demandent à la Maire et à sa première adjointe, Mouna VIPREY - élue directement en charge de ces questions - la réalisation d’une étude permettant de dresser un état des lieux précis de l’impact de ce dispositif, comme cela a été fait en 2006.
Nous demandons que le travail des animateurs soit mieux considéré qu’il ne l’est dans la note présentée hier soir et que des propositions professionnelles concrètes et sérieuses soient formulées aux 21 agents concernés. A ce stade, nous jugeons déraisonnable de proposer à des directeurs des contrats d’animateurs, à des animateurs des contrats de 5 mois et aux autres un hypothétique contrat pour la rentrée « en fonction des besoins ».
Enfin, nous demandons à Dominique VOYNET et Mouna VIPREY de ne pas renoncer à ce dispositif avant qu’un nouveau projet d’animations de quartiers soit mis en place, en concertation avec les agents qui ont une véritable expérience en la matière.
+ 1 Juillet 2009 - Les locataires de la Noue remontés contre leur bailleur
1er Juillet 2009
En colère contre le bailleur, des locataires de la cité de la Noue à Montreuil, accompagné du député (app. PC) Jean-Pierre Brard et du conseiller général (PS) Frédéric Molossi, sont allés manifester lundi après-midi devant le siège de Logirep à Suresnes (Hauts de seine). Les habitants se plaignent du manque de dialogue "depuis plusieurs années" avec Logirep, attendent des travaux et accusent aussi leur bailleur de leur avoir fait payer des charges d'investissement dans leurs factures de chauffage. Ces charges incombent en effet au bailleur et non aux locataires.
Logirep parle "d'incompréhension"
Selon Anne-Marie Boyer, la présidente de l'amicale Delpech-Libération, le manque à gagner s'élèverait à "120 000 €, soit environ un mois de loyer par appartement". Quatre cents résidents sont concernés. Le conflit dure depuis des années et, en 2005, les deux parties s'étaient retrouvées devant une commission de conciliation à ce sujet. Lundi, les mécontents ont été reçus pendant plus de trois heures par Gilles Colpert, responsable du département administration de la gérance chez Logirep. Pour lui, il s'agit plutôt d'une "incompréhension dans la facturation". "Les charges de chauffage récupérées auprès des locataires sont bien des charges d'énergie et nous n'avons rien à cacher", se défend le responsable, qui a proposé aux habitants une réunion fin juillet "pour expliquer l'ensemble des factures"?
Les locataires sont ressortis "satisfaits" de cet échange et se félicitent d'avoir obtenu des garanties pour les travaux tant attendus. "Logirep nous a promis d'investir 80 00 € sur trois ans pour remettre en état l'électricité des parties communes et changer nos radiateurs. Nous avons aussi obtenu la mise en chantier de la fermeture des halls avant la fin de l'année", se félicite Anne-Marie Boyer. Unr réunion de travail sur ces travaux a été programmée en septembre.
Marjorie Corcher
+ 8 juin 2009 - Édito de notre secrétaire de section
Alexie Lorca Secrétaire de section
Mes cher(e)s camarades,
Nous venons d’enregistrer, tant au plan national que local, une défaite cuisante.
Un forte abstention, une habituelle mobilisation de l’électorat de droite, un report massif de nos électeurs sur les listes d’Europe Écologie, doivent nous amener une fois de plus à nous interroger, et à nous encourager à poursuivre le travail d’union, de terrain et de réflexion que nous avons initié à Montreuil. Être socialiste, c’est porter quotidiennement et concrètement des valeurs de justice, de progrès et de solidarité ; c’est croire en l’égalité, en l’être humain. C’est travailler beaucoup, se tromper parfois, faire des bilans souvent.
Ainsi les groupes de travail que nous venons de mettre en place me semblent essentiels. De même que le militantisme de proximité auprès de nos concitoyens en détresse. C’est ce que nous défendons depuis plusieurs mois, en nous battant auprès des salariés sans-papiers de Plus Net, en nous mobilisant pour le maintien de nos centres municipaux de santé, en allant débattre dans les quartiers, notamment avec les jeunes. Ce travail est souvent difficile et chronophage mais toujours enrichissant, tant au plan collectif qu’individuel, je pense. Il donne en tout cas tout son sens à notre engagement.
Je tiens à vous remercier pour l’investissement que vous avez apporté dans cette campagne difficile. Je salue aussi votre détermination et votre courage dans un exercice militant souvent rude.
Dans les jours qui viennent — cela a d’ailleurs commencé — critiques et railleries en tout genre vont fuser. Ce qui témoigne, n’en doutons pas, de l’intérêt que continuent à nous porter nos concitoyens ! Ce qui témoigne aussi de l’importance de leurs attentes. Ces attentes, nous, militants montreuillois, nous allons continuer à y répondre à notre mesure sur le terrain. Mais nous devons aussi y répondre au plan national, en œuvrant pour le rassemblement de la gauche. Car c’est seulement unis, tant à l’intérieur de notre propre parti qu’au sein de la gauche, que nous pourrons enfin battre la droite et transformer durablement notre société.
« On ne donne aux gens que l’espoir que l’on a », écrivait Alain. Alors, chers camarades, ne nous décourageons pas, incarnons cette espérance et continuons le combat !
Amitiés socialistes
+ 28 mai 2009 - Benoît Hamon rencontre des jeunes des Grands Pêchers
Benôit Hamon rencontre des jeunes montreuillois
du quartier des Grands Pêchers
Benoit Hamon, en troisième position sur la liste socialiste en Île-de-France, rencontrait jeudi 28 mai des jeunes de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Le porte parole du Parti, dont l'élection au Parlement européen n'est pas assurée, a tenté de les convaincre de voter PS. L'expresse.fr - Estelle Gross
+ 23 Mai 2009 - Montreuil - Harlem Desir rencontre les montreuillois
Harlem desir sur le marché des Ruffins avec Frédéric Molossi,
Conseiller Général
+ 5 mai 2009 - Tribune du Groupe socialiste - La voix de Montreuil N°7
Certains diront « P… encore 5 ans ! », d’autres « déjà un an ! ».
C’était en mars 2008, les Montreuillois venaient de décider de changer de majorité, Dominique Voynet était élue maire de Montreuil. Et depuis ? Les avis sont partagés : enthousiasme, déception, opposition, sans opinion. Le panel est complet.
Plusieurs analyses s’imposent d’ores et déjà. La première d’entre elles, c’est l’absence de projet global et cohérent, d’ambitions affichées et assumées pour Montreuil par cette nouvelle majorité. Or, cette incapacité à faire vivre et à partager une vision de l’avenir avec les habitants trouve ses racines dans la coalition réalisée par la liste « Montreuil Vraiment ». Cette liste est hétéroclite, certes, mais la diversité des horizons n’a jamais constitué une faiblesse en soi. Au contraire, elle peut être une force lorsque ce qui rassemble est fondé sur un projet construit par l’ensemble des protagonistes dans le respect de leur diversité. Seulement voilà, l’élaboration de cette nouvelle majorité ne s’est pas faite sur des bases positives mais négatives. Pour aller vite, le lecteur nous pardonnera : l’anti Jean-Pierre Brard adossé à l’idée de changement et de renouvellement. Et c’est ce courant « anti » qui est le pacte fondateur, non le projet. La mise à l’épreuve des faits a commencé. Et là, tout se complique.
Toutes proportions gardées, le parallèle avec la victoire de la gauche menée par Lionel Jospin en 1997 est éclairant : une aspiration au changement cristallisée dans un vote national qui consacre la victoire de la gauche, un accord de gouvernement rouge-rose-vert reposant principalement sur une répartition des postes, une absence de projet commun, les premières difficultés et l’essoufflement. On connaît la fin de la chanson.
La deuxième analyse concerne l’installation du nouveau conseil municipal : la majorité a choisi de ne constituer qu’un seul groupe politique. Anecdotique nous direz-vous ? Nous ne le pensons pas. Cette décision a constitué un signe de renoncement à assumer l’existence d’une diversité au sein de la majorité. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Troisième analyse, et pas des moindres, les conséquences pour les Montreuillois. Une ville ne se dirige pas au gré des événements. Un centre de santé vétuste ? On ferme ! Des animations de quartiers pour les 6-12 ans dont les orientations sont sans doute à retravailler ? On ferme ! Des livres pour les écoles ? Des subventions pour les associations culturelles ? La boussole est bloquée sur la case économie…
Cependant, le tableau ne serait pas complet si nous n’assumions pas les propositions positives (oui, oui il y en a) de la nouvelle majorité : nouvelle implantation du service municipal de la jeunesse rue Franklin, maintien des nouvelles salles du cinéma Méliès dans le projet cœur de ville, poursuite des travaux de réhabilitation des crèches…
En conclusion, nous le réaffirmons résolument ici, la majorité actuelle devra compter sur les socialistes tant comme force de contestation si cela est nécessaire, que comme force de soutien et de proposition.
Cette tribune figure à côté de celles du Groupe Gauche Unie et Citoyenne, du Parti de Gauche, du Parti Communiste et de celle de JP BRARD.
+ 1 er Mai - Les socialistes montreuillois à la manifestation
Les socialistes de Montreuil avec à leur tête Fréderic Molossi Conseiller Généralet Alexie Lorca secrétaire de section.
Mobilisation du 1er mail : Benoit Hamon
1 er Mai 2009
Les socialistes étaient présents en masse dans les cortèges du 1er mai partout en France. Il s'agissait, pour la Première secrétaire du PS Martine Aubry, « de montrer aux Français que les socialistes sont à leurs côtés, dans la rue, derrière les organisations syndicales. » Elle a également appelé le Président Sarkozy « à prendre conscience de l'état du pays » et à « renier ce qui nous a menés au mur. »
+ Avril 2009 - Le centre de santé Voltaire ne doit pas fermer !!
La fermeture du Centre de santé Voltaire a été confirmée par Stéphane Bernard, conseiller municipal délégué à la santé et aux personnes handicapées.
Cette décision prise sans concertation, nous semble totalement préjudiciable pour les Montreuilloises et les Montreuillois, et notamment les plus démunis.
Nous soutenons donc l’initiative de l’Association de défense et de promotion des centres municipaux de santé de Montreuil qui demande un moratoire suspendant cette décision de fermeture (cf tract ci-dessous).
Centre de santé Voltaire
ASSOCIATION de dÉfense et de promotion des centres municipaux de santÉ de Montreuil (A.D.P.C.M.S.M.)
LE CENTRE DE SANTE VOLTAIRE NE DOIT PAS FERMER !!
L’association a rencontré le conseiller municipal délégué à la santé, M. S. Bernard le 27 mars 2009. Il nous a confirmé officiellement la volonté de la mairie de fermer le centre Voltaire.
Au delà de la manière de prendre les décisions : absence de dialogue avec les personnels, absence de débat avec les usagers, nous pensons que la mairie n’a pas pris la mesure de l’importance de l’existence du centre de santé dans ce quartier.
Les centres de santé sont inscrits dans l’histoire de la ville et de ses quartiers. De plus, une population socialement en difficulté a recours aux services du centre ; nous pensons, bien sûr, aux résidents du foyer Barra mais aussi à tous ceux que la crise financière fragilise tous les jours un peu plus. De surcroît, la politique du gouvernement avec la mise en place de la loi Bachelot, va aggraver l’inégalité de l’accès aux soins. Notre ville a, de tous temps, été à la pointe du combat pour que l’ensemble de la population puisse bénéficier de soins de qualité. Les centres municipaux de santé (C.M.S) sont un des éléments de ce combat et participent d’un service public irremplaçable pour cette égalité d’accès aux soins.
La conception des CMS (dont la création remonte à 1935) :
- pas de recherche de bénéfice, synergie des divers acteurs de santé pour la prise en charge des patients, action de veille sanitaire (canicule, tuberculose, épidémies....), action de prévention et d’information, lieu d’éducation sanitaire...
Est la garantie de cette égalité
Ces missions de service public ne seront évidemment jamais prises en chargent totalité par une structure privée.
Un des arguments avancé par la municipalité, pour justifier la fermeture du centre Voltaire, est la disparité de l’offre de soin entre le bas et le haut Montreuil. Soit, mais cela ne signifie absolument pas que le bas Montreuil soit sur doté.
Fermer le Centre Voltaire pour ouvrir un hypothétique centre dans le haut Montreuil n’est qu’une façon de répartir la misère.
Aujourd’hui c’est le centre Voltaire que la municipalité veut fermer, mais c’est aussi les autres centre dont les activités sont réduites : fermeture de la radio, de la mammographie, des prélèvements, etc... A terme l’ensemble des structures municipales de santé sont menacées pour des raisons économiques, c’est un choix politique.
L’association a, à ce jour, 2 000 signatures refusant cette fermeture.
L’assemblée générale de notre association réunie le 5 mai 2009 demande un moratoire suspendant la décision de fermeture du centre voltaire. Il est nécessaire de réaliser une étude sérieuse et indépendante sur les besoins en matière de santé sur ce quartier et plus généralement sur la commune. La municipalité reste sourde à toutes ces demandes. C’est pourquoi devant l’urgence (nous pensons que les congés de cet été seront utilisés pour fermer le centre en catimini) et la gravité de la situation nous appelons chacun d’entre vous : à un rassemblement devant l’hôtel de Ville.
+ 2 février 2009 - Tribune de Belkacem Mahdi, membre de la CA du PS Montreuil et président de SOS Racisme 93 - GAZA : Refusons toute instrumentalisation communautaire
L'offensive israélienne dans la bande de Gaza produit des images de victimes civiles qui soulèvent une émotion légitime que nous partageons tous. Plusieurs actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à Toulouse, à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes recensés ne peuvent que desservir la cause palestinienne. Lancer des voitures béliers contre les synagogues ou agresser des lycéens d’origine maghrébine, ça n’est certainement pas aider les Palestiniens et les Israéliens à mieux vivre. J'ai pu me rendre à Villiers-le-Bel où j'ai rencontré M. Mazouz, président la communauté juives de Villiers-le-Bel à qui j'ai apporté notre soutien ; je me suis rendu à Drancy pour soutenir l'imamHassen Chalghoumi qui a été menacé de mort pour avoir passé un message de paix.
Ces actes de racisme et d’antisémitisme sont pour nous révélateurs de tensions propres à la société française. Nous refusons les positions qui consistent à les légitimer ou à les excuser en prenant le prétexte du conflit au Proche-Orient.
Le gouvernement a des réflexes assez curieux qui consistent à réunir imams et rabbins, alors que le conflit israélo-palestinien n'est ni religieux ni ethnique, mais bien politique et territorial. Lorsque Poutine a lancé les bombardements sur Grosny, on n'a pas vu le chef de l'État réunir le pape orthodoxe et les imams de France pour leur demander de calmer les communautés. Toutes celles et tous ceux qui voudraient donner de ce conflit l’image d’une lutte entre juifs et musulmans participent à l’échauffement des esprits sur notre territoire et dans tous les pays où cohabiteraient des juifs et des musulmans. Par ailleurs, je tiens à dire que le camp que nous soutenons, c’est celui qui pense qu’il y a deux peuples et qu’il faut donc deux États, contre celui de ceux qui pensent que le conflit se résoudra par l’élimination d’une des deux parties du conflit.
Lors de la première Intifada, il n'y avait pas eu de problème en France parce qu'à l'époque, il y avait un réseau associatif beaucoup plus dense qu'aujourd'hui et que de nombreuses personnes donnaient des grilles de lecture politiques avec des perspectives citoyennes.
En tant qu’acteurs associatifs fermement attachés à l’idéal républicain, nous ne pouvons qu’être inquiets de l’enracinement de préjugés qui, bien qu’exacerbés par ce qui se passe à 5000 kms de notre pays, doivent être combattus ici pour ce qu’ils sont.
La déconstruction de ces préjugés devient une urgence si nous voulons faire barrage au fléau de l’antisémitisme, des pratiques discriminatoires ou de l’islamophobie.
Le Parti Socialiste est cosignataire avec d’autres partis, organisations syndicales et associations d’un appel pour refuser toute instrumentalisation communautaire du conflit israélo-palestinien.
Le 14 janvier 2009
Déclaration commune à l’initiative de la LDH et de la Ligue de l’enseignement, co-signée par le PS
Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n’est
ni religieux ni « ethnique », mais bien politique et territorial : l’engrenage de la violence dont les
populations civiles sont les premières victimes s’enracine dans l’aggravation, depuis des
décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques –
d’où qu’elles viennent - dirigées contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation
nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le
droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.
Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes
des bombardements et de l’offensive de l’armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts
israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que
soulever une émotion légitime. En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité
tragique s’exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à
Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement
des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s’en remettent aux
instances religieuses pour prévenir la violence n’est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de
nature à prévenir les dangers qu’elles invoquent. De même, l’organisation d’une manifestation
communautaire de soutien à l’un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée,
renforce le risque que l’expression des indignations et des solidarités mette face à face des
communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l’un des deux camps.
Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d’expression des individus
concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de
graves dangers pour le vivre ensemble. Il n’est pas question de remettre en cause la capacité à
s’indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l’expression de telle instance communautaire dans le
débat public qui n’a rien d’illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition
dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.
Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de
l’égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d’un prétendu « conflit de civilisations » et
rappellent qu’aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines
ou de sa foi, et que les manifestations d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme, loin de servir
les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie
démocratique.
C’est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de
l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre
en paix dans des frontières sûres et reconnues.
Premiers signataires : ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France,
Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir
laïque, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti
communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste,
Union syndicale solidaires, Les Verts.
+ 29 Janvier 2009 - Manifestation Nationale et Inter-professionnelle
Départ unitaire de la maire de Montreuil
Rassemblement du PS devant le cirque d'hiver
Près de 2,5 millions de personnes ont manifesté le 29 janvier contre la politique du gouvernement. Un mouvement massif auquel ont participé, dans tous les cortèges en France, les socialistes. Martine Aubry était à Paris et s'est réjouie de l'ampleur de cette contestation : "Ce qui formidable aujourd'hui c'est qu'il y a ici des jeunes qui défendent leur avenir, des plus âgés qui défendent leur retraite, mais aussi des salariés du privé et des salariés du public. La France est là pour dire à Nicolas Sarkozy qu'il doit changer sa politique qui nous mène droit dans le mur. D'autres solutions sont possibles."
Front commun de onze partis de gauche contre Sarkozy
Le 3 février 2009
Le Parti socialiste et dix autres organisations de gauche réclament dans une “déclaration commune” publiée mardi soir, un «changement de cap» de la part de Nicolas Sarkozy et apportent «leur soutien aux mobilisations» actuelles.
Communiqué commun
Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.
Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement la demande d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.
Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.
Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent ces jours ci dans l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.
Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.
Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.
Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.
Ont donné leur accord :
Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo
+ 24 janvier 2009 - Hommage à Catherine Puig
Nous étions nombreux samedi 24 janvier pour l'inauguration de la rue Catherine PUIG (dans le prolongement de la rue Valette, de l’autre côté de la rue de Paris) à venir lui rendre hommage. Maire-ajointe et conseillère générale du canton Ouest, disparue le 22 janvier 2005 à l’âge de 48 ans.
Nous conservons tous le souvenir de ses qualités et de l'énergie qu'elle a déployées pour les habitants de Montreuil durant ses mandats de conseillère municipale et maire adjointe (1989-2005) et pour les habitants du département en tant que Conseillère Générale dès 1998 et Vice-Présidente du conseil général de 2001 à 2004.
+ 18 décembre - Griallet - Communiqué de l ’UL CGT Montreuil
GRIALLET : 7 mois de lutte héroïque, et au bout, la VICTOIRE !
7 mois, c’est le temps qu’aura duré l’exceptionnelle lutte des 21 ouvriers – dont 19 sans papier – de Griallet, pour leur régularisation.
7 mois passés à camper dehors, 7 mois sans salaire, 7 mois d’effort, de doute, de revirements. Un long et pénible cheminement qui les aura conduits de l’obscur dépôt de l’impasse des Batteries jusqu’aux plus hautes tribunes, à commencer par celle de l’Assemblée Nationale.
Empoisonnés, maltraités, insultés, escroqués plusieurs années durant par un patron, Jean-Luc GRIALLET, devenu à lui seul une encyclopédie de la voyoucratie patronale ; traqués, menacés à tout moment d’arrestation et d’expulsion, les salariés n’en ont pas moins décidé, un 22 mai, de relever la tête et de se battre jusqu’à satisfaction de leur légitimes revendications, avec leur syndicat CGT.
Portés par toute une ville, dont les traditions de lutte et de solidarité ne sont plus à démontrer, les ex-Griallet ont gagné sur l’ensemble de leur revendications :
Ils ont obtenu la reconnaissance de leur exposition professionnelle au plomb et à l’amiante.
Ils vont toucher, dès cette semaine, l’intégralité des salaires depuis le 22 mai jusqu’à aujourd’hui.
Et surtout, ils sont convoqués mercredi prochain en Préfecture à 15h00 pour venir retirer leur premier titre de séjour délivré par la République, les autorisant à re-travailler.
La victoire est donc totale !
L’Union Locale CGT remercie toutes celles et ceux, voisins, habitants, élus, partis, associations et syndicats qui ont témoigné leur soutien et leur solidarité tout au long de ces 7 mois (plus de 12 000€ collectés !) : cette victoire est aussi la leur.
+ 9 octobre 2008 - Lettre ouverte de Geneviève de Kerautem à Madame la Maire sur le devenir de la poste
A Montreuil, le 9 octobre 2008
Madame La Maire,
Mesdames et Messieurs les Présidents de groupe,
Mes cher(e)s collègues,
La prochaine tribune du groupe socialiste qui paraîtra mercredi 15 octobre 2008
dans Montreuil Dépêche aura pour thème la question du devenir de La Poste et
de notre souci de préserver le service public postal auquel est attaché la majorité
des usagers.
Nous en appelons à la mobilisation de chacun(e), agents de La Poste, usagers,
syndicats et élus pour dénoncer la casse du service public opérée par le
gouvernement et Nicolas Sarkozy.
Dans cette optique, et fidèle aux propos que j'ai tenus, au nom du groupe
socialiste, lors du conseil municipal du 25 septembre dernier, nous vous
sollicitons pour mener, ensemble, des actions conjointes et convenir d'une
position de la ville pour le conseil municipal du 6 novembre prochain. Pour ce
faire, nous nous tenons à la disposition de Madame La Maire et du groupe
majoritaire afin qu’un texte puisse être élaboré.
Le devenir de La Poste nous semble être un sujet susceptible de nous réunir et
de permettre l’adoption d’une position unanime. Nous espérons donc que notre
initiative recueillera un écho favorable de votre part.
Dans l'attente de votre réponse,
Geneviève de Kerautem
Présidente du groupe Socialiste
+ 6 octobre 2008 - Lettre ouverte à Madame la Maire sur le refus de Gilles ROBEL de la parution dans MDH des permanences de votre conseiller Général.
Madame La Maire,
Je tiens à vous faire part de ma désagréable surprise après lecture du message électronique que m’a adressé Gilles ROBEL, conseiller municipal délégué à la communication, le 6 octobre 2008 à 18h55.
Depuis le 26 juin dernier date de mon premier courrier à votre directeur de cabinet, Jacques ARCHIMBAUD, où je lui faisais part de mon intention d’organiser des permanences de conseiller général, sollicitant pour ce faire la mise à disposition de salles municipales et une information préalable dans Montreuil Dépêche, il a fallu de nombreuses relances téléphoniques et des messages électroniques pour obtenir des précisions puis une autorisation du prêt de salles municipales pour l’organisation de ces permanences.
Effectivement, en juillet dernier, puis le 25 août, par message électronique, Jacques ARCHIMBAUD me disait « no problem ! ». J’ai effectivement reçu une lettre de madame DELVALLEZ, responsable du service des relations avec la vie associative, me confirmant la mise à disposition de deux salles pour organiser des permanences mensuelles. En revanche aucune confirmation, ni refus, quant à l’annonce des permanences dans Montreuil Dépêche.
N’obtenant pas d’informations sur ma demande de parution de dates des permanences dans Montreuil Dépêche, j’ai adressé un courrier le 1er septembre 2008 à Gilles ROBEL, courrier qu’il m’a dit ne pas avoir reçu lorsque je l’ai rencontré à la mi septembre. Je lui ai remis une copie du courrier le 25 septembre 2008 à l’issue du conseil municipal et, n’ayant toujours pas de réponse de sa part le 29 septembre, j’ai immédiatement adressé un message électronique à monsieur FELIX, directeur de la communication, ainsi qu’à Gilles ROBEL.
Sans nouvelles le matin du 6 octobre 2008, jour du bouclage du numéro de Montreuil Dépêche paraissant avant ma première permanence, j’ai cherché à joindre par téléphone monsieur FELIX. Très accaparé certainement par cette tâche il n’a pu, voulu, ou obtenu l’autorisation de me rappeler. J’ai joint sa secrétaire qui a fort gentiment pris le message et à 15h53 j’ai envoyé un message électronique à messieurs FELIX, ROBEL et ARCHIMBAUD. J’ai par ailleurs téléphoné à Jacques ARCHIMBAUD mais il a manifestement changé de numéro de portable, numéro que sa secrétaire n’a pas voulu me communiquer quand j’ai appelé votre cabinet.
Comme par miracle, Gilles ROBEL a pris la peine de m’envoyer un message électronique à 18h55, après le bouclage de Montreuil Dépêche quelle coïncidence, pour m’annoncer, je le cite, que « mes nombreuses demandes sont bien parvenues. Dans un souci d’équité, nous souhaitons annoncer les permanences de l’ensemble des conseillers généraux, et ce, deux fois par an dans le journal municipal. Les réponses des deux autres conseillers généraux ne nous étant encore pas parvenues, nous sommes contraints de différer la publication de cette annonce. Je te rappelle cependant que le groupe socialiste, comme les autres groupes, dispose d’une page réservée sur le site web de la Ville….activée depuis le 1er septembre…. Les horaires de tes permanences y trouveraient bien leur place ».
Que vient faire l’équité dans cette demande d’information dans Montreuil Dépêche? J’ignore si mes collègues Jean-Charles NEGRE, vice-président du Conseil général, et Manuel MARTINEZ, président de commission, envisagent d’organiser des permanences et dans l’affirmative quelle en sera la fréquence, je ne sais pas plus quand ils souhaiteraient les débuter, donc en vertu de quoi dois-je attendre qu’ils se déterminent. Et si mes collègues ne souhaitaient pas faire des permanences ou confirment leurs dates en septembre 2012, vous attendrez cette échéance pour publier le calendrier ?
A quel moment les Conseillers généraux ont-ils été informés de cette décision ?
Equité et égalité devant l’information : Il est surprenant de constater que le tableau des élus affichés en mairie ne mentionne que le conseiller général du canton de Montreuil Ouest, faisant abstraction des conseillers généraux de Montreuil Est et Nord.
L’ironie de Gilles ROBEL ne change rien à ces faits que chacun peut constater. J’en veux aussi pour preuve qu’il était de tradition à Montreuil d’annoncer, notamment via Montreuil Dépêche, les permanences de nos trois Conseillers généraux, et la démocratie n’en a pas souffert.
Equité, égalité devant l’information ? Pourquoi ramener l’information des permanences au site web de la ville ? Les personnes ne disposant pas d’Internet ou ne souhaitant pas en bénéficier n’ont pas le droit à cette information via le journal municipal ?
La réponse de Gilles ROBEL tranche avec les engagements que vous avez pris durant la campagne et les propos que vous avez tenus lors des différents conseils municipaux et dans les colonnes de Montreuil Dépêche : la communication doit changer, l’information doit changer, les droits de tous les groupes politiques du conseil municipal doivent être respectés équitablement.
De la parole aux actes, le chemin qui reste à parcourir semble encore long.
Par ailleurs, comme j’ai eu l’occasion de le réaffirmer le 3 octobre dernier lors de la réunion consacrée au CUCS devant les représentants de la municipalité, devant le sous-préfet VICHERAT, devant les services municipaux, départementaux et préfectoraux, je suis toujours disponible pour défendre les intérêts de Montreuil et répondre favorablement à toute sollicitation de la municipalité qui ira en ce sens.
Je réitère donc auprès de vous la demande de parution dans Montreuil Dépêche des dates de mes permanences la semaine précédant les permanences, et ce pendant le laps de temps où le journal municipal demeurera hebdomadaire, et je vous demande de bien vouloir également les mentionner lorsque le journal paraîtra tous les quinze jours.
Dans l’attente de votre réponse,
Je vous prie de croire, Madame La Maire, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Frédéric MOLOSSI
Conseiller général de Montreuil Nord
+ 6 octobre 2008 - Solidarité avec les travailleurs de « GRIALLET »
Monsieur Griallet a osé faire ce qu'il avait dit :
« Plutôt que de payer 1 euro à un Noir, je préfère fermer mon entreprise ».
Montreuil, le 6 octobre 2008
Nous sommes 21 ouvriers dont 19 sans-papier. Nous avons travaillé dans l'entreprise de démolition Griallet durant 8 ou 10 ans, au risque de notre santé. Monsieur Griallet, patron voyou, nous exposait au plomb et à l'amiante, méprisant la loi sauf celle du profit.
Cela fait 10 ans, et plus pour certains, que nous travaillons et vivons en France. Notre travail a permis d'édifier des immeubles, utiles à tous. Mais, ni Monsieur Griallet, ni le patronat du bâtiment (démolition, construction), ni le gouvernement n'ont accepté de nous régulariser ou de prendre en charge les soins indispensables du fait de notre exposition au plomb et à l'amiante. Pour défendre nos droits, nous nous sommes organisés à la CGT.
Depuis le 21 mai, nous sommes sans salaire : Monsieur Griallet a préféré suspendre nos contrats, organiser sa faillite plutôt que de nous répondre. La liquidation de son entreprise vient d'être prononcée ainsi que notre licenciement. Pour notre régularisation nous demandons au mandataire, au Préfet et au patronat de rétablir notre droit au travail d'établir d'urgence nos formulaires administratifs de demande de régularisation, sachant que nos salaires et nos indemnités ne seront versés qu'en décembre.
8 mois sans salaire ! C'est long ! Vivre clandestins comme des criminels, être exposés aux rafles et aux arrestations. C'est trop !
Nous voulons le droit au travail, le droit à la santé !
On bosse ici, on vit ici, on reste ici. Régularisation de tous les sans-papier !
"Les «Griallet"
Merci de votre soutien. Chèque à adresser à : UL CGT de Montreuil, solidarité Griallet
Nous citoyennes, citoyens, associations ou organisations de Montreuil soutenons Les « Griallet », PS, LDH, RESF, PCF, CDSP, Les Verts, Collectif unitaire pour une alternative à gauche, NPA, LCR, Solidaires, Communistes Unitaires, CGT…………
Les salariés de l'entreprise Griallet occupent depuis le 22 mai dernier leur lieu de travail. Un conflit oppose les salariés avec M.Griallet. Ils sont en grève et occupent l’entreprise car ils essayent d’obtenir le paiement des salaires non payés ainsi que la reconnaissance des préjudices causés par l’exposition à l’amiante et au plomb. Par ailleurs, 19 salariés sont sans papiers alors qu’ils travaillent depuis des années dans cette entreprise au service de M.Griallet. Ce sont des conditions inhumaines !
Depuis des années leurs contrats se trouvent « suspendus » selon les intérêts ou les humeurs d’un employeur sans scrupule…
Depuis des années la plupart d’entre eux vivent dans la clandestinité, dans la crainte du contrôle de police qui mènera à l’expulsion… (19 salariés de Griallet sont "sans papiers")
Ils en ont assez !Ils demandent la régularisation administrative comme la loi HORTEFEUX le permet. Pour ce faire, il est nécessaire que M. Griallet fasse la démarche auprès de la préfecture en déposant un dossier comprenant une promesse d’embauche pour chacun des salariés concernés. Ce que M. Griallet refuse de faire, parce qu’il doit payer un timbre d’environ 900 € par dossier. Il dit qu’il est dans l’incapacité de procéder au règlement de cette somme. Le lundi 4 août le TGI de Bobigny a donné jusqu’au 4 septembre aux salariés pour cesser l’occupation. Le lundi 11 août, la nouvelle municipalité a cessé de fournir l’aide matérielle (repas) qu’elle apportait jusqu’alors. Une telle attitude ne pourra que confronter M. Griallet dans son entêtement à refuser toutes négociations. Ils nous faut donc amplifier la solidarité avec ces salariés exploités en faisant connaître leur situation en signant la pétition de soutien et en versant à la collecte que nous organisons conjointement avec la CGT de Montreuil. Nous allons dans les jours qui viennent multiplier les initiatives permettant la mobilisation et l’expression de cette solidarité . Diverses actions sont déjà prévues :* Tournoi de football inter cité associant les foyers, soirée festive, présence sur les marchés…(liste non exhaustive faites nous parvenir vos idées…)De notre mobilisation dépend l’avenir des salariés de cette entreprise.
+ 8 juillet 2008 - Première victoire de la minorité
Question de Bruno Rebelle au dernier Conseil Municipal
Le PS s'interroge sur les raisons qui poussent Mme la Sénatrice Maire à refuser le financement du chantier d'insertion des murs à pêches organiser par l'association MAP. Décision d'autant plus surprenante que cette expérience est assez exemplaire d'une démarche de développement durable associant préservation de l'environnement, valorisation du patrimoine et insertion sociale.
Mardi 8 juillet 2008
C’est la fin d’une polémique de plusieurs semaines. La ville de Montreuil a décidé de sauver le chantier d’insertion mis en œuvre depuis février 2006 par l’association Murs à Pêches (MAP). Un chantier qu’elle avait dans un premier temps condamné en refusant de renouveler un marché passé par l’ancienne majorité. Le compromis a été conclu la semaine dernière entre la municipalité verte et l’association et sera finalisé le 16 juillet. Le déblocage d’une subvention de 30 000 € devrait permettre la poursuite du chantier de septembre à décembre. En échange, l’association s’engage à trouver d’autres sources de financement notamment auprès du département et du conseil régional, et à s’adosser à une association d’insertion afin de mutualiser ses moyens. « Nous sommes très heureux que le dialogue ait repris et qu’un outil efficace soit pérennisé », se félicite Pascal Mage, président de l’association MAP.
Le nouveau chantier permettra d’embaucher huit personnes en difficulté qui restaureront les murs en pêches vieux de quatre siècles en même temps qu’ils suivront un CAP agricole d’ouvrier paysagiste.
Cheick MAMADOU (Président), Jean-Pierre BRARD, Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER
Geneviève DEKERAUTEM (Présidente), Frédéric MOLOSSI, Juliette PRADOS, Bruno REBELLE
A l’occasion de la parution, demain matin, du prochain numéro du journal d’information municipale, Montreuil Dépêche Hebdo, les élus du groupe communiste, ceux du groupe de la gauche unie et citoyenne et ceux du groupe socialiste, dénoncent une atteinte au pluralisme de l’information dans le journal municipal.
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Journal d’information municipale :
La fin des 12 engagements de l’équipe de madame Voynet ?
Lors du Conseil Municipal du 22 mai, à la question orale relative à l’expression des groupes politiques dans Montreuil Dépêche ebdo,une réponse surprenante du conseiller municipal délégué à la communication a été formulée.
En substance, un groupe s’exprimera par semaine, selon un tirage au sort pour déterminer l’ordre d’insertion.
Si la démocratie se résume à ce type de procédé, telle une tombola, cela devient préoccupant. Mais le plus désappointant, réside dans la méthode, ou plutôt la non méthode employée : pas de discussion en amont, aucune information, ni concertation. Mais qu’est-il devenu du 10ème engagement de la liste « Montreuil Vraiment » qui promettait : « Ecouter et consulter avant de décider, respecter les citoyens […], respecter les droits des minorités au conseil municipal et assurer le pluralisme de l’information dans le journal municipal » ?
Cette décision a été prise sans concertation avec les groupes politiques concernés. Elle nous est imposée alors que nous avions proposé, lors du conseil municipal de mai, de réunir la conférence des présidents ou une commission spécifique afin que la question de l’expression des minorités soit concertée avec les premiers intéressés.
La nécessité de rajeunir une formule, ne se résume pas à un acte péremptoire, particulièrement en matière d’expression pluraliste et de démocratie.
Au-delà des paroles, des actes concrets et tangibles sont attendus pour faire vivre la démocratie. Personne n’a la vérité avérée et parvenir à « vraiment plus de démocratie » ne pourra se faire, dans le cas précis, sans un minimum de dialogue et de concertation avec les groupes de la minorité !
+ 13 Février 2008 - Exclusions
La section socialiste de Montreuil prend acte de la décision des instances nationales du Parti Socialiste qui ont prononcé l'exclusion de Manuel Martinez et de Mouna Viprey conformément aux statuts du Parti Socialiste.
En conséquence, Manuel Martinez et Mouna Viprey ne sont plus membre du Parti Socialiste.
Ils ne peuvent donc se prévaloir du Parti Socialiste, ni utiliser ses logos ou emblèmes