+ 17 décembre 2009 : Les choses se clarifient enfin !…
Quand un vote suffit pour faire apparaître au grand jour la vraie nature de l’engagement de quelques « ex-socialistes »…
Jeudi 17 décembre, le Conseil municipal de Montreuil a élu les 17 conseillers issus de ses rangs, qui représenteront la ville au Conseil de l’intercommunalité « Est ensemble ».
La sénatrice-maire Dominique Voynet avait mis au vote l’approbation du projet « Est ensemble » lors du Conseil municipal du mois précédent. Contrairement aux autres villes composant la future agglomération, elle avait préféré dissocier les deux votes. Ainsi, Montreuil a été la dernière ville à élire ses conseillers communautaires. Interpellée jeudi 17 sur ce choix par les élus des groupes de la minorité — PS, PCF, Gauche Unie et Citoyenne — elle a fini par répondre qu’en agissant ainsi, elle avait souhaité « rééquilibrer » les représentations politiques au sein du futur Conseil communautaire. Allant dans le même sens, l’un de ses adjoints a évoqué « l’hégémonie du Parti socialiste » dans ce conseil. Ainsi, Madame Voynet qui lors de sa campagne, puis au cours du premier conseil de sa mandature se félicitait d’avoir fait élire une liste « no logo », s’est politisée. La tentative de duperie a fait long feu et la clarté du débat politique ne s’en porte que mieux.
Concernant la représentation des trois minorités municipales sur la liste intercommunale, la maire a ensuite décidé qu’elles ne seraient représentées que par deux sièges. Aux trois minorités, a-t-elle précisé, de se mettre d’accord. Les trois groupes ont alors annoncé qu’elles présenteraient chacune un candidat — Frédéric Molossi pour le Parti socialiste, Dominique Attia pour les communistes, Jean-Pierre Brard pour la Gauche Unie et Citoyenne — mais qu’elles ne prendraient pas part au vote, laissant à la maire la responsabilité de mener jusqu’au bout et d’assumer le choix de sa stratégie politique, qui à aucun moment ne fut discutée et encore moins négociée : on peut se dire de gauche et se conduire en autocrate…
Furent ainsi élus 15 conseillers issus de la majorité, chacun totalisant 41 voix, soit la totalité des voix de la majorité. La majorité municipale dut donc ensuite compléter la liste des représentants de Montreuil avec des candidats des minorités. La majorité opta pour deux des trois candidats : Frédéric Molossi (PS) et Dominique Attia (PCF). Ces deux candidats totalisèrent chacun 3 voix — le nombre minimum de voix requises selon le règlement étant de 2 !
Ce scrutin, qui n’était pourtant pas destiné à cela, a permis une formidable clarification concernant le Parti socialiste montreuillois. En effet, souvenons-nous, lors des dernières élections municipales, quelques membres de ce Parti décidèrent, contre l’avis du Parti socialiste, de rejoindre la liste « no logo » conduite par Dominique Voynet. Ils furent exclus par la direction nationale du PS et intégrèrent l’actuelle majorité municipale, mais tout en entretenant une confusion constante sur leur appartenance et leur attachement au Parti socialiste. Manuel Martinez, maire adjoint et conseiller général, a d’ailleurs choisi de siéger au Conseil général au sein du « groupe socialiste et gauche citoyenne ».
Or, les 3 voix recueillies par Frédéric Molossi (qui n’a pas fait mieux que la candidate communiste !) prouve, s’il le fallait encore que l’attachement des « ex-socialistes » au Parti ne se vérifie pas et que Dominique Voynet a des alliés solides lorsqu'il s'agit de porter des coups au Parti socialiste. Ainsi à Montreuil, ceux qui depuis longtemps déjà nourrissent les petites manœuvres par des pratiques troubles, poursuivent un but, celui d'affaiblir durablement le Parti socialiste.
Nous ne douterons pas que ces anciens membres demeurent attachés aux valeurs du socialisme. Comme, et c’est heureux, beaucoup d’hommes et de femmes de Montreuil, de Seine-Saint-Denis et de France. Non par revanche, mais par respect pour leur engagement et leur loyauté envers leur Parti dans les défaites comme dans les victoires —, les militants de la section de Montreuil sont heureux que par leur vote, ces ex-camarades aient signifié qu’ils assument un choix : celui d’ignorer le Parti socialiste et d’une certaine façon de le combattre en prêtant main forte à celles et ceux qui le font plus ouvertement.
À Montreuil, les élus issus du Parti socialiste siègent dans la minorité municipale et non dans la majorité.
La section de Montreuil
18 décembre 2009 - Interventions d'Alexie Lorca au Conseil Municipal
Madame la maire, chers collègues,
Je voulais en préambule vous dire que nous regrettions profondément la façon dont s’est déroulée la préparation du vote sur la liste des conseillers communautaires. Elle donne encore une fois une image déplorable et triste de la gauche, de sa capacité à se rassembler dans le respect de ses différentes sensibilités, pour pouvoir prétendre un jour re-gouverner ce pays.
Revenons au sujet qui nous intéresse.
Vous n’avez pas souhaité faire coïncider l’approbation du projet « Est ensemble » et le vote sur la liste des élus appelés à siéger au conseil communautaire. Vous avez préféré, madame la maire, ajourner au conseil municipal de ce jour la présentation et le vote de cette liste. En précisant, suite à nos questions, que les groupes de la minorité municipale seraient représentés sur cette liste ; mais sans donner le nombre de représentants issus des groupes de la minorité.
Or, lors de la Conférence des présidents du lundi 14 décembre, vous avez fait savoir aux présidents des trois groupes de la minorité qu’il leur faudrait se partager deux places.
Quelles sont vos motivations profondes ? Vous seule pouvez répondre à cette question. Nous ne nous risquerons pas à entrer dans le procès d’intention et resterons factuels. La liste municipale dont nos groupes sont issus a totalisé 45, 81 % des suffrages de la population montreuilloise. Au regard de ce chiffre, vous reconnaîtrez que les 2 places sur 17 que vous leur octroyez sont bien en-deçà de ce qu’ils représentent. Le règlement est certes peu précis en ce qui concerne la représentativité des minorités. Il convient dès lors pour les maires de choisir entre une approche démocratique qui permette de représenter au mieux l’ensemble de la population, ou une approche plus « émotionnelle ». Vous avez choisi la seconde. Nous en prenons acte.
Vous précisez en outre que vous proposez ces deux sièges à « la minorité municipale ». Vous ne pouvez pourtant ignorer que « la minorité municipale », en tant que groupe constitué, n’existe pas. Nous le répétons, la minorité de votre Conseil municipal est composée de trois groupes politiques, qui représentent autant de sensibilités différentes de la part des électeurs, donc des Montreuillois.
En décidant seule du calendrier d’organisation du vote pour l’intercommunalité — qui amène Montreuil à être la dernière ville à désigner ses représentants au Conseil intercommunal —, vous avez fait, madame la maire, un choix politique. En décidant que, parmi les trois groupes de la minorité municipale, seuls deux seraient représentés, vous en faites un autre. Nous vous demandons d’aller au bout de ce choix et de l’assumer. Chaque groupe de la minorité municipale présentera donc un candidat et vous laissera le soin de trancher. Bien évidemment, nous ne participerons pas au vote.
Je vous remercie
+ 2 décembre : Communiqué des élu(e)s de la minorité au Conseil Municipal de Montreuil
Plan d’Occupation des Sols :Nos trois groupes retirent le recours en annulation.
Nous appelons monsieur MARTINEZ et madame VOYNET à sortir, enfin, du dialogue de sourd
Cela faisait six mois que les élus de la minorité au conseil municipal réclamaient un débat transparent et sincère sur le projet de la municipalité de modifier les règles d’urbanisme, notamment dans le Bas-Montreuil. Cette demande était motivée par la malhonnêteté du débat du 25 juin dernier qui faisait l’impasse totale sur les remarques et critiques formulées par le commissaire enquêteur et par les riverains.
Ces remarques, pour un bon nombre d’entre elles, venaient étayer leurs propos sur l’absence de concertation préalable ainsi que sur l’aventurisme de la municipalité qui n’a pris aucune mesure concrète permettant de faire face aux besoins en matière – notamment - d’équipements publics, de circulation et de stationnement dans le quartier concerné qui aura pourtant à accueillir plus de 700 nouveaux logements.
Nous savions également que plusieurs associations de riverains réclamaient, depuis le mois de juin, l’ouverture de discussions et de concertations avec la municipalité. Cette dernière est restée totalement sourde à ces demandes pourtant légitimes. Il aura fallu attendre que nous interpellions, publiquement, monsieur Martinez et madame Voynet au mois de septembre dernier pour qu’enfin, une première rencontre ait lieu. De l’avis de tous, ces premiers échanges entre riverains et monsieur Martinez furent stériles, ce dernier refusant toutes propositions d’amendement de son projet initial.
Devant une telle intransigeance et face au refus répété de la maire d’organiser un nouveau débat et un nouveau vote sur les 8 délibérations votées à l’esbroufe en juin dernier, les trois groupes de la minorité, par l’intermédiaire de leurs Présidents, ont fait appel au tribunal pour contraindre la municipalité à accepter le débat et le dialogue.
Nous prenons acte du débat qui a finalement eu lieu, en séance du Conseil municipal ce jeudi 26 novembre et des informations complémentaires apportées au débat par monsieur Martinez et ce, malgré leur insuffisance, voire leur inexactitude.
Nous prenons acte du fait que, bien qu’indépendante, la pression conjointe des élus et des riverains, a finalement amené la maire à accepter de recevoir certaines des associations de riverains. Nous constatons que, bien qu’insuffisamment, un certain nombre de remarques, de propositions formulées par les riverains ont finalement été entendues et prises en compte.
C’est la raison pour laquelle, les trois groupes de la minorité ont décidé de retirer le recours déposé auprès du tribunal administratif au mois d’octobre dernier. C’est chose faite depuis ce mercredi 2 décembre.
Seul le rapport de forces a permis d’enregistrer de timides avancées dans ce dossier. Les élus ont utilisé les moyens dont ils disposaient pour contraindre la municipalité à davantage d’écoute et de concertation. Il lui reste des marges de progression en la matière ; nous le lui rappellerons chaque fois que cela sera nécessaire.
Nous regrettons néanmoins vivement la décision de la municipalité de maintenir les 8 délibérations telles que votées par la majorité le 25 juin dernier et l’absence d’engagements concrets pour la construction d’équipements publics dans un contexte d’augmentation de la population qu’entraîne la modification du POS.
Nous attendons des actes concrets en matière de construction de logements sociaux qui permettront de maintenir une offre au moins aussi importante que les 37% de logements sociaux dont a hérité l’actuelle municipalité.Nous mettons en garde la municipalité contre les risques d’aggravation des difficultés de stationnement et de circulation dans un quartier déjà fortement perturbé en la matière.
Nous mettons également en garde monsieur MARTINEZ s’il s’obstinait à ne pas entendre les réserves, critiques et propositions qui émanent des habitants eux-mêmes dans le cadre des réunions de concertation sur le Plan Local d’Urbanisme. Nous l’appelons à ne pas renouveler les erreurs du passé.
+ 26 novembre 2009 - Interventions d'Alexie Lorca au Conseil Municipal
Augmentation des tarifs du Méliès
Madame la sénatrice-maire, Chers collègues,
Vous nous proposez d’adopter par vote une hausse des tarifs du cinéma Le Méliès, hausse allant de 14, 3 % à 18,2 % en fonction des publics ciblés.
Dans l’avant-propos de cette délibération, vous évoquez des « ambitions de service public », et votre volonté de « favoriser l’accès de tous à la culture ».
Vous souhaitez renforcer avant même l’ouverture du nouvel équipement, une politique d’actions culturelles afin de conquérir des publics absents des salles de cinéma, afin de dépasser le cercle des cinéphiles.
De tout cela nous nous réjouissons. Oui, en matière de culture, il faut être incitateur.
Mais pour ceux qui ont encore du mal à franchir régulièrement les portes du Méliès, nous ne comprenons pas en quoi une hausse des tarifs peut être une incitation.
Lors de la Commission préparatoire de ce conseil municipal, Monsieur Cuffini nous a opposé deux arguments.
D’une part nous a-t-il dit, les tarifs du Méliès demeurent en-deça du prix moyen national. Mais, que je sache, l’objectif d’un cinéma municipal n’est pas d’aligner ses tarifs sur ceux des salles commerciales. Mr Cuffini nous a aussi fait remarquer que le prix des places demeurait modeste. Vous me permettrez d’observer que cet argument est tout-à-fait subjectif. Modeste par rapport à qui, à quoi, à quels revenus ?
Afin d’étudier votre proposition de hausse tarifaire, nous nous sommes donc appuyés sur des chiffres, une pratique qui à notre sens, peut davantage prétendre à l’objectivité.
En 2006, (source INSEE) le revenu net imposable moyen par foyer fiscal montreuillois s’élevait à 18 422 € soit 1535 € par mois.
Or seuls 51, 3 % des foyers montreuillois étaient imposables. Donc 48, 7 % ne l’était pas.
La médiane du revenu fiscal des ménages montreuillois s’élevait à 15 248 € annuels, soit 1270 € mensuels. Ce qui signifie que si une moitié de cette médiane gagne par mois plus de 1270 €, l’autre gagne moins. Or, toujours selon l’INSEE, les classes socio-professionnelles plus aisées ont majoritairement et pour diverses raisons des pratiques culturelles plus importantes que les classes plus pauvres.
Dès lors qu’il s’agit à travers le Méliès d’inciter à venir au cinéma, des publics qui ont du mal à franchir le pas, à savoir selon ce que je viens de développer, sinon tous les Montreuillois les plus démunis, mais une grande partie des Montreuillois les plus démunis, il nous semble, je le répète, que la hausse des prix sera un élément très peu incitateur !
D’autant que les chiffres que je viens de vous donner datent de 2006, et que les études en cours à l’INSEE font évidemment apparaître une nouvelle étape dans la paupérisation de villes et de quartiers comme les nôtres.
Il est louable d’avoir prévu une nouvelle case tarifaire à destination des chômeurs, Rmistes, familles nombreuses… Mais nombre de Montreuillois, les chiffres le prouvent, sont des travailleurs pauvres, touchent le SMIc ou de très bas salaires et ne peuvent donc prétendre à cette grille tarifaire.
Au regard de tous ces éléments, il nous semble donc qu’il y a un profond paradoxe entre votre ambition louable de conquérir de nouveaux publics pour le Méliès et votre décision d’augmenter les tarifs de ce cinéma.
En 2008, vous avez déjà procédé à une augmentation de 30 % du prix des places appliqué aux enfants de nos écoles. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Vous l’avez vous-même reconnu en présentant le bilan d’activité du Cinéma Méliès pour 2008, de la façon suivante. Je vous cite : « « Le nombre d’entrées pour les séances scolaires a lui aussi décru en 2008. De façon significative, les abonnements scolaires ont baissé de 13% ce qui est dû en partie àl’augmentation légitime [je vous laisse seuls juges du choix de cet adjectif] mais tardive des tarifs (…) mais aussi à la modification des rythmes scolaires ».
Nous continuons à penser que la culture n’est pas un luxe ou une pratique superflue, mais qu’elle constitue avec la santé, l’éducation, le droit à se nourrir et à se loger, le noyau dur, un élément constitutif d’une société de progrès.
Nous continuons à penser que le cinéma, en particulier en ce qui concerne le Méliès, est un outil culturel de masse, en lui-même incitateur pour découvrir d’autres domaines culturels.
Nous voterons donc contre cette proposition de hausse des tarifs du Méliès.
+ 25 juin 2009 - Interventions de Frédéric Molossi au Conseil Municipal
Coeur de ville
Madame la Maire, chers collègues,
Après nous avoir annoncé des informations pour septembre 2008, puis avoir reporté les annonces à janvier 2009, vous vous décidez enfin à informer la population et les élus sur votre refonte du projet du cœur de ville, plus exactement vous nous proposez ce soir d’examiner les modalités de la concertation sur le projet cœur de ville et là nous nous inclinons. Nous devons saluer votre performance et vous dire : Bravo.
Bravo, parce que franchement, nous sommes convaincus, définitivement convaincus. Tous vos commentaires sur la façon dont l’ancienne municipalité concertait étaient fondés.
Vraiment, vraiment, pardon Jean-Jacques SEREY mais mon cher collègue vous n’avez vraiment rien compris à la manière dont il faut associer les habitants à la réalisation d’un projet de quartier qui les concerne au premier chef. Eh oui ! Comment n’avez-vous jamais envisagé un seul instant de concerter les habitants les mois de juillet, août et septembre, enfin monsieur SEREY, la période où les jours sont les plus longs et où les familles n’ont qu’une seule envie : venir débattre du projet cœur de ville.
Quelle bonne idée en effet que la période estivale retenue pour la concertation et malheur à celles et ceux qui partiraient en vacances mais qu’ils se rassurent, il leur restera Internet pour se renseigner, Internet l’alpha et l’oméga de la communication vue et approuvée par la municipalité.
Sur la forme de la modalité, la délibération précise la date de fin de la concertation, mais quelle en est la date de son début officiel ?
Sur la communication des documents relatifs à la concertation, les éléments de la délibération sont relativement sommaires. Disposerons-nous de davantage de renseignements dans les documents soumis au débat ? Nous en acceptons l’augure sur la base de l’engagement de notre collègue Manuel MARTINEZ, qui a indiqué, lors de la réunion sur le PLU qui s’est tenue le 17 juin 2009 à l’école Diderot, que les documents seraient en ligne dès le mois de juillet, pouvons-nous avoir la date précise de diffusion des documents et par ailleurs comment seront informés les habitants qui ne possèdent pas Internet ?
Pouvons-nous vous suggérer, sauf si l’idée est déjà retenue et alors dans ce cas pourquoi ne figure t-elle pas dans la délibération, pouvons-nous donc vous suggérer de mettre à disposition les documents au PIC, à l’antenne de quartier du centre ville et au centre Picasso ?
En ce qui concerne le projet Cœur de Ville : les informations que vous distillez au compte-gouttes sont bien maigres après tout le battage médiatique que vous avez fait, fidèle à votre habitude, de ne communiquer que par voie de presse nationale puis de crier au mensonge, à la rumeur ou au ragot si nous avions le malheur de répercuter vos propos au sein de cette enceinte.
Alors soyons patients, attendons encore la diffusion d’informations plus détaillées et contentons-nous des éléments inscrits dans la délibération.
Le cinéma Méliès est conforté dîtes-vous dans Cœur de Ville. Pouvez-vous nous donner quelques précisions sur la motivation de cette décision, qu’est ce qui vous a fait revenir sur votre première idée ?
Vous annoncez de nouveaux équipements, des localisations, preuve que votre réflexion semble déjà bien aboutie, alors pourquoi êtes-vous si peu précis sur les éléments liés à la construction des bâtiments ? Prenons le bâtiment F par exemple, pour les gens qui nous écoutent et qui n’ont pas le plan, il s’agit du bâtiment situé avenue du président Wilson à l’angle de la rue Dreyfus face à la cité de l’Espoir. Quelle sera la hauteur de ce bâtiment, pourquoi n’avons pas un plan plus détaillé de ce projet, une esquisse tout simplement, quelle forme aura le bâtiment ? Pourquoi le programme de logements du bâtiment F ne sera t-il divulgué qu’ultérieurement comme c’est indiqué dans la délibération ?
Au niveau des finances, l’information est plus que laconique : pouvons-nous savoir le montant pour la collectivité de l’arrêt du projet depuis que vous l’avez décidé, le temps de mûrir votre réflexion ? Le coût du gardiennage, le barriérage, pouvons-nous également savoir à quel prix la Surface Hors Œuvre Nette (la SHON) à été vendue à l’aménageur ?
Beaucoup d’interrogations autour du projet Cœur de Ville du fait du peu d’informations divulguées et des inquiétudes, au premier rang desquelles figure celle du quel centre ville pour Montreuil voulez-vous ? Si nous en jugeons par la une de Tous Montreuil 1 an déjà ! Publié en mars 2009, avouons que nous avons de quoi être inquiets : le chantier qui figure en couverture ne représente pas un chantier montreuillois, encore moins le chantier du cœur de ville, alors vraiment rassurés-nous ce soir, donnez-nous des informations dignes de ce nom pour permettre un débat, aussi bien en conseil municipal que lors des rencontres avec la population, des plus constructifs.
PADD : Le projet d'aménagement et de développement durable
Madame La Maire, mes chers collègues,
Ce nouveau débat sur le PADD qui nous est proposé ce soir nous donne l’occasion de revenir sur les modalités de concertation que vous avez retenues et espérer obtenir, enfin, des réponses, des précisions, des éléments sur des questions soumises au débat lors du conseil municipal du 30 avril dernier et qui n’ont toujours pas appelé de réponse de votre part, aussi bien d’ailleurs lors des séances du conseil municipal que lors des rencontres organisées depuis la mi-juin dans le cadre de la procédure d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme.
En ce qui concerne la concertation, pour avoir participé à trois des quatre rencontres organisées à ce jour, je ne peux que déplorer la faiblesse de la participation mais l’on pouvait malheureusement s’y attendre avec le peu d’information diffusé autour de l’initiative. Combien d’habitants savent que des registres papiers ont été dispatchés en Mairie et dans les antennes de secteur ? Très peu je pense et je vais vous faire un aveu, je ne le sais que parce que j’ai lu la délibération qui nous est soumise ce soir. Vous auriez voulu agir en catimini que vous ne vous y seriez pas pris autrement. A Propos de ces registres, pouvez-nous dire combien d’habitants y ont déposé un commentaire et la nature des remarques qui ont été formulées ?
Il est vraiment regrettable, alors que le sujet le mérite, que vous n’ayez pas davantage informé les Montreuilloises et les Montreuillois à venir participer aux débats sur le PLU. C’est d’autant plus regrettable dans un passé récent, les membres du groupe Montreuil Ville Ouverte, dont certains sont aujourd’hui vos adjoints, ont vivement reproché à l’ancienne municipalité de ne pas suffisamment communiquer sur la procédure du PLU. J’ai encore en mémoire la question de notre collègue TRIQUENOT, lors du conseil municipal d’octobre 2006, qui regrettait qu’aucun document ne soit diffusé à la population, qu’on ne puisse pas examiner les cartographies, qu’on ne puisse pas accéder au diagnostic du PLU. C’est étrange qu’après avoir contestez lorsque vous étiez dans l’opposition en promettant une toute autre attitude, vous ne teniez pas vos engagements sitôt devenus la majorité. J’en veux pour preuve 5 réunions, 1 par secteur, au lieu de 14, à savoir une par quartier, ce qui limiterait les déplacements pour nombre d’habitants. Aucun document, hormis ces fameux registres, dans les antennes de secteur. Je rappelle que notre collègue Jean-Jacques SEREY, en charge de la procédure du PLU dans le précédent mandat, avait pris la peine de mettre à disposition de la population, au PIC, tous les documents du PLU, et que les comptes-rendus des rencontres étaient diffusées dans toutes les antennes de la ville.
En matière d’information, vous ne semblez jurer que par Internet en mettant quelques documents en ligne, en ayant ouvert un forum (quel bilan en tirez-vous à ce jour ?) mais comment sont informés les habitants qui ne disposent pas ou ne sont pas férus d’Internet ? Ils ne sont pas informés parce que vous n’avez pas pris la peine de les informer.
Nous espérons que pour les réunions programmées en septembre prochain sur le règlement du PLU vous aurez rectifié le tir, je le dis sans esprit de polémique car nous y avons tous intérêt.
Quelle ville voulons-nous pour demain ? C’est le principe même des débats que nous devons avoir dans le cadre de l’élaboration du plu et je dois dire qu’il demeure beaucoup d’interrogations sur votre projet.
Je m’en tiendrais à deux questions pour ma part :
A la page 13 du PADD, chapitre 2.5.1 il est fait état de la volonté de « renforcer les services et les équipements publics dans chaque quartier ». Il est indiqué très précisément « d’ores et déjà, nous pouvons affirmer que deux nouvelles écoles devront être réalisées dans les 5 ans à venir ». Lors de la réunion publique du 17 juin à l’école Diderot, réunion à laquelle participaient nos collègues madame PASCUAL, messieurs RABIH et TUAILLON, Manuel MARTINEZ a dit que l’engagement pris était d’inscrire deux emplacements réservés dans le PLU pour réaliser des écoles. Notre collègue a évoqué des sites mais sans préciser des dates de réalisation, ni mentionner la phrase qui figure dans le PADD. Confirmez-vous donc la réalisation de deux écoles d’ici 2014 ou uniquement l’annonce de l’inscription de deux emplacements réservés pour réaliser, à terme, des écoles ?
Seconde question : Au risque de paraître têtu à vos yeux, voir obstiné, je vous redemande une nouvelle fois une explication sur une phrase de la convention habitat activités débattue le 2 avril dernier, document qui a à voir avec le Plan Local d’Urbanisme en ce sens qu’il énonce les engagements, les priorités de la ville en terme de développement et d’aménagement qu’il faudra ensuite traduire par des mesures réglementaires dans le PLU.
Que faut-il donc comprendre de la phrase suivante « la commune de Montreuil s’engage à favoriser la constitution d’une offre de locaux d’activités diversifiés destinés à l’artisanat, à l’industrie et au stockage » (article 2, chapitre 2.4, page 17 de la convention). En d’autres termes, le stockage correspond-il à l’aménagement d’entrepôt ?
Je vous remercie.
Questions orales du groupe socialiste
Madame la Maire,
Par un courrier daté du 20 août 2008 vous nous annonciez qu’au vu du bas niveau de financement retenu par l’Etat pour le projet de rénovation urbaine du quartier La Noue-Clos Français dans le cadre de l’ANRU, alors que la demande des partenaires du projet retenait une enveloppe budgétaire de 4,6 millions d’euros, la municipalité effectuait un travail de priorisation et ne manquerait pas de solliciter, le moment venu, les différents parties prenantes du projet afin d’examiner puis de valider un projet ajusté à ce cadre financier.
Lors de la plénière du conseil de quartier de La Noue du 6 novembre 2008 , vous avez réaffirmé cette ambition et vous avez précisé que ce travail était engagé, propos repris par notre collègue M. Martinez le 5 mai dernier lors de sa venue à la réunion du conseil de quartier.
A ce jour, à quel stade en est la réflexion de la municipalité et à quel moment envisagez-vous de rendre public l’état de vos réflexions ?
+ 25 juin 2009 - Séance du conseil municipal -
Créations de deux postes de directeurs
Explication de vote de l’ensemble des élus de la minorité
Présentée par Gaylord LE CHEQUER, Frédéric Molossi et Stéphan BELTRAN - Élus au sein du Comité Technique Paritaire
Ces deux créations de postes de Directeurs, découlent directement de votre décision, unilatérale de passer outre l’avis formulé par le Comité Technique Paritaire sur votre projet d’organigramme.
Le terme de toilettage de l’organigramme que vous avez utilisé dans votre courriel au personnel résume effectivement assez bien la situation telle que nous la percevons, telle que nous la vivons. Mais derrière un organigramme, derrière un dessein, ce sont des femmes et des hommes, agents du service public communal, qui manifestent, de plus en plus ouvertement leur malaise vis-à-vis de vos méthodes.
Les élus de la minorité que nous sommes avons tout mis en œuvre, dans le respect du mandat qui nous a été confié, pour être représentés à chacune des réunions du CTP afin de pouvoir nous forger notre opinion sur les faits et ce malgré un fonctionnement et une organisation souvent chaotiques et des horaires de réunions parfois incongrus.
Au terme de ce processus, force est de constater que le travail a été en grande partie bâclé et inachevé, que les orientations politiques sont incertaines, hésitantes, si ce n’est pour nombre de directions, inexistantes. C’est le cas notamment avec les orientations et missions confiées à la direction de la tranquillité publique ou encore à la direction de la culture.
Dans une question que je vous avais posée monsieur SAUNIER, lors du Conseil municipal du 30 avril dernier, sur l’objectif de cette réorganisation des services à marche forcée, vous avez indiqué vouloir mettre l’administration communale en adéquation avec le projet politique. Force est de constater qu’il y a un malaise, je ne crois pas que cela vienne des agents communaux, mais bien de vos orientations politiques incertaines.
Malgré l’avis du CTP, malgré notre proposition formulée lors du CM de mai d’un échange et d’un débat avec vous, vous avez décidé de passer en force. Nous ne vous suivrons pas dans cette pratique, nous ne cautionnerons pas un organigramme dénué de tout contenu et cadrage politique, nous ne participerons donc pas au vote de ces deux délibérations.