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| Tribunes des élu(e)s Socialistes dans "MONTREUIL DÉPÊCHE HEBDO" |
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Tribune du mois de janvier 2007 publiée dans le n° 420 |
Crise du logement : quand la droite fait ses « a-voeux »… |
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Pour la douzième année consécutive, Jacques Chirac a présenté ses voeux. Ce sont plutôt de terribles aveux que les Français ont pu entendre : la droite découvre la crise du logement ! Elle est bien obligée de le faire, face à l’indignation suscitée par l’apparition des tentes installées dans les rues des grandes villes par les SDF.
Pour leur part, les élus socialistes n’ont cessé de dénoncer depuis des années la situation du logement devenue intolérable dans notre pays. En région parisienne, le parc privé est devenu bien trop cher pour la majorité des gens, et les listes d’attente pour un logement social s’allongent d’une façon vertigineuse (plus de 100 000 à Paris, près de 5 000 à Montreuil).
En moyenne, la part du logement dans les dépenses des Français est passée de 15 % à 20 %. Mais pour les bas salaires, cette part peut atteindre 40 à 50 %. Pour nous, la question du logement est étroitement liée à celle de la répartition des richesses.
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La dramatique situation des SDF (800 000 personnes en France sont privées de logement) révèle en réalité une situation critique pour des millions de personnes dans notre pays, comme le prouve à Montreuil l’explosion des demandes auprès du fonds social logement des familles logées, mais qui ne parviennent plus à payer le loyer (environ 750 demandes en 2006).
Le gouvernement parle aujourd’hui – en restant très vague sur les mesures – d’un droit au logement « opposable » comme seule réponse. Cela fait longtemps que les socialistes proposent de faire du logement un droit fondamental, tel qu’il est inscrit dans notre Constitution. Notons qu’en avril 2006 le ministre Borloo avait alors jugé l’idée du droit opposable « prématurée et irréaliste ».
Voilà les principales propositions des socialistes qui seront mises en oeuvre dès 2007 si les prochaines élections le permettent :
- Oui, le droit au logement doit être « opposable », c’est à- dire que l’on doit pouvoir se retourner contre l’autorité publique lorsqu’on ne parvient plus à se loger. Mais ce droit opposable doit être universel (et pas réservé seulement aux plus exclus) et assumé par l’État dans le cadre d’une politique nationale (et pas déchargé sur les communes ou les départements).
- Un « bouclier logement » doit être mis en place, limitant à 25 % la part du budget des ménages modestes consacrée au logement.
- Les sanctions pour les communes qui ne respectent pas la loi SRU doivent être alourdies pour obliger les communes à construire au moins 20 % de logement social, comme par exemple Nicolas Sarkozy dont la ville, Neuilly-sur-Seine, n’en accueille toujours que 2 %.
- Les quelque 500 000 logements insalubres recensés en France doivent disparaître et être remplacés (la droite, arrivée au pouvoir en 2002, a supprimé le plan d’éradication de l’habitat indigne que le gouvernement précédent avait mis en place).
À Montreuil, l’engagement des élus socialistes contre l’habitat indigne, l’exclusion, la spéculation immobilière et pour le développement du logement social est quotidien. Pour 2007, formons le voeu que cette politique devienne une cause nationale menée par un nouveau gouvernement..
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