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Tribune du mois de Septembre 2007 publié dans le numéro 447 |
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Franchise Médicale : la santé des montreuillois en péril (Suite) |
Dans leur dernière tribune de juillet (MDH n°444), les élus socialistes de Montreuil démontraient les dangers et l’absurdité de la « franchise médicale » mise en place par le gouvernement Sarkozy, menaçant gravement la santé de nos concitoyens. « Professionnels du soin, syndicats, partis politiques, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous mobilisons contre les franchises, pour l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous. Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement : - Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses (…) - C ’est pénaliser les patients aux revenus les moins élevés (…) ; |
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- C ’est rendre impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est nécessaire pour l’accès aux soins des patients aux revenus les plus modestes ; - C ’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique ; La franchise est sensée « responsabiliser » les patients, (…) Or, pour être responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, bénéficier d’un système d’information claire sur l’organisation réelle du système de santé, sur les tarifs pratiqués, sur les pathologies et l’éducation à la santé. C’est loin d’être le cas en France. La responsabilisation est donc un prétexte, les malades n’étant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un système de pénalisation financière et de culpabilisation (…). Ce projet s'inscrit dans une « culture » des uns contre les autres, génératrice de haines sociales (…). L’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d'honoraires par la création d'un secteur optionnel, aboutirait à l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé ; ce serait la mise en place d’un système assurantiel privé favorable à la croissance des inégalités sociales de santé. S’opposer aux franchises est le premier pas pour construire un système de santé plus juste. (…) » |
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