National
8 décembre : Communiqué de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale environnement et développement durable

Rubans du développement durable : les collectivités locales socialistes largement récompensées

Le jury 2009 des Rubans du développement durable a labellisé 12 nouvelles collectivités territoriales pour leurs actions exemplaires en matière de politique énergétique, de biodiversité, ou encore de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces douze collectivités territoriales, six d’entre elles sont sous la responsabilité d’élus socialistes : les quatre villes de Blanquefort (Gironde), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Grenoble (Isère), et Mérignac (Gironde), et les deux Conseils généraux de Gironde  et de l'Hérault.  

Le Parti socialiste se réjouit de ce succès et tient à féliciter ses élus pour leur dynamisme. Cette récompense prouve à quel point les collectivités locales socialistes ont su s’engager sur la voie du développement durable, de façon concrète et efficace. Avec ces rubans du développement durable, le Parti socialiste démontre s’il en était encore besoin son engagement sur un thème majeur qui préoccupe largement les Français.


Ecoquartier de la ZAC de Bonne à Grenoble

26 novembre 2009 - Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national au travail et à l’emploi

Explosion du nombre de demandeurs d’emploi : le gouvernement va-t-il un jour réagir ?

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A continue d’augmenter en octobre : +52400. Ce chiffre, qui constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre, est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : +21 600 en septembre, +18100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25% du nombre de demandeurs d’emploi.

Ce chiffre montre que la France est loin d’être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le gouvernement. Avec une variation du PIB de +0,3% au second trimestre, il n’est pas étonnant que le chômage explose.

Ces chiffres sont, en plus, sous-estimés, car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d’actualisation représentent 42,2% des sorties de Pôle emploi, en hausse de 23,4% octobre rapport à octobre 2008.

Il faut également rappeler que les salariés victimes d’un licenciement économique bénéficiant d’un contrat de transition professionnelle ou d’une convention de reclassement personnalisée n’apparaissent pas dans ces chiffres puisqu’ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».

 

Il est temps d’agir avec un plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.

Pour les chômeurs, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; et augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Il serait temps que le gouvernement tienne compte de l’échec de sa politique en matière d’emploi. Il est indispensable qu’il apporte, enfin, un véritable soutien à l’emploi, à la  reconversion et aux revenus des chômeurs.

11 novembre 2009 - Plus dure sera la Chute
Alexie Lorca - Conseillière municipale et secrétaire de section de Montreuil

«le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin doit être pour les socialistes une nouvelle occasion symbolique de s’interroger sur son socle idéologique».

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, symbole de la Guerre froide et de la scission du monde en deux blocs, tombait sans déploiement d’artillerie lourde, sous les seuls coups de pioche de jeunes Allemands. Dans l’euphorie, des millions d’Européens fêtaient les droits de l’homme et la liberté retrouvés. Vingt ans plus tard, ce vent d’espérance s’est passablement affaibli. Les témoignages des écrivains, artistes et intellectuels auxquels Courrier International a ouvert ses colonnes sont à ce titre particulièrement éloquents, qui évoquent un sentiment de précarité, d’insécurité et «une peur collective de la paupérisation». Quand ils ne stigmatisent pas l’arrogance d’un capitalisme occidental autoproclamé «vainqueur de l’Histoire», refusant tout débat et qui s’est offert avec l’Est un nouveau et très juteux marché…

Il ne s’agit pourtant pas pour ces femmes et ces hommes de toutes générations d’Ostalgie — cette nostalgie que suscite chez certains, feu la société est-allemande —, mais d’une analyse affûtée du monde capitaliste tel qu’il ne va pas, et de la conscience aigue d’avoir vécu une «révolution au goût d’inachevé», comme l’écrit l’essayiste Josef Haslinger. La grande illusion du bonheur à l’Ouest a fait long feu. D’autant que, par le biais d’un système pervers de vases communicants, le modèle communiste a, en périclitant, considérablement renforcé le modèle capitaliste. L’après-chute du mur de Berlin n’est finalement que le point d’orgue de politiques initiées dès le début des années 80, en particulier par Reagan et Thatcher dont, le TINA (There is no Alternative) a durablement contaminé la planète. Au nom de la liberté, bien entendu ! Ces politiques sont à l’origine de la casse progressive des modèles sociaux, mis en place après la seconde guerre mondiale.

En France à cette époque, face à un patronat en partie discrédité pour collaborationnisme, mais face aussi à l’espérance suscitée par le modèle soviétique qui crée un véritable rapport de force, la classe dirigeante est contrainte d’accepter des compromis sociaux. Mais dès lors qu’avec l’effondrement du bloc de l’Est, disparaît le «danger révolutionnaire» - le garde-fou en quelque sorte -, la levée de ces compromis ne se fait pas attendre. Nous en vivons aujourd’hui dans notre pays des étapes majeures et cruciales. Démantèlement du droit du travail et des services publics, dérégulation des marchés, financiarisation de l’économie, dogme du libre-échange … Le tout accompagné, et ce n’est pas la moindre des ironies, d’une remise en question fondamentale des libertés et de la démocratie, dont le décuplement des fichages et des surveillances video, la chasse aux sans-papiers et la nomination du président de la télévision publique par le chef de l’État sont de tristes exemples…

Le constat partagé par les différents auteurs sollicités par Courrier International n’est pas moins rude. Car en gagnant la liberté, les citoyens de l’Est ont perdu cette sécurité qu’ils évoquent aujourd’hui, et se sont trouvé projetés dans un modèle de société occidental qui ne jouissait plus des compromis sociaux dont elle disposait précédemment. Face à cette situation, la social-démocratie porte une indéniable responsabilité.

Partageant une histoire et des valeurs de progrès communes avec le communisme, elle s’en désolidarise au début du xxe siècle, en refusant d’adhérer à la Révolution bolchevique.

Installée dès lors entre un modèle soviétique et un modèle ultra-libéral également rejetés, elle s’amollit, s’endort dans une position finalement assez confortable. Ainsi, continuant à s’adosser au communisme - adhésion à la notion d’un état fort et social - elle accompagne dans le même temps, résignée, les dérégulations dogmatiques mises en œuvre par les politiques libérales. Et renonce à imaginer une «troisième voie», au sens premier de cette expression imaginée par des intellectuels qui cherchaient un modèle à mi-chemin des modèles anglo-saxon et soviétique, et carottée ensuite par Tony Blair pour définir sa politique social-libérale.

En conséquence de quoi, lors de la chute du bloc de l’Est, aucun véritable projet de société alternatif n’est plus en place pour instaurer un rapport de force avec un libéralisme effréné, arrogant et regonflé à bloc. Il serait pourtant injuste de nier l’apport des social-démocraties en Europe occidentale durant les Trente-Glorieuses. Au cœur de nombreux gouvernements, elles mettent en place de nombreuses réformes sociales. Mais elles se laissent dénaturer au début des années 80 par la pensée libérale et commencent à lâcher prise.

Il n’est donc pas surprenant qu’au moment où elles devraient en toute logique porter une alternative profonde au libéralisme, elles soient discréditées et enregistrent d’incessantes défaites, dont la dernière aux élections européennes n’est pas des moindres.

Ainsi, le XXe anniversaire de la chute du mur de Berlin doit-elle être pour les socialistes, une nouvelle occasion symbolique de s’interroger sur leur socle idéologique, voire de le repenser. Nous devons redéfinir et réaffirmer nos valeurs, les porter, proposer un pensée et un projet alternatifs à une pensée et un projet neo-libéraux dont l’injustice n’a d’égal que l’inefficacité économique.
Nous n’avons pas su être une alternative au communisme mis en œuvre dans les pays de l’Est. Nous devons en être une au capitalisme dont la dernière crise a démontré, puisqu’il le fallait encore, la dangerosité et finalement l’inanité.
Au cours de son histoire, la social-démocratie n’a jamais anticipé la chute des régimes communistes.

Une erreur fatale qui l’a conduite à un retard théorique qu’il convient aujourd’hui de combler. Des Grenelle thématiques dispersés n’y suffiront pas. Cette réflexion ne peut se concevoir que de façon profonde et globale, en replaçant l’être humain au cœur d’un débat dont les protagonistes principaux portés en héros sont aujourd’hui l’argent et le profit. Savoir comment, pourquoi, pour qui l’on produit et comment l’on redistribue les richesses constituent le chantier idéologique majeur de la social-démocratie du xxie siècle. Ce chantier a existé. Il a été stoppé. Il est urgent de le réactiver.

«Et nous voilà avec la crise financière, que beaucoup qualifient déjà de crise du système, écrit le sociologue berlinois dans Courrier international. Le capitalisme a-t-il le dos au mur? Je n’en sais rien, mais j’ai déjà vu un système qui se croyait éternel s’effondrer d’un coup. Cela va très vite, tout en douceur comme dans un rêve. Et c’est très beau. À chaque génération sa révolution. Il y a eu 1968, il y a eu 1989. À ce rythme-là, il serait presque temps… Et l’on pourrait cette fois mettre sur la table ce qu’on a glissé sous le tapis en 1990.»

On ne peut dire si la chute de l’ultra-libéralisme sera belle. Mais on peut présager qu’elle sera dure. Et l’alternative «glissée sous le tapis» devra alors être exhumée et érigée à hauteur de ce Jaurès appelait «un idéal nouveau».

20 octobre 2009 - Charcutage des circonscriptions

PARIS, 20 octobre 2009 (AFP) - Voici la liste des 33 circonscriptions supprimées -dont celles de deux ex-présidents, François Mitterrand et Jacques Chirac- par le redécoupage électoral, entériné mardi par l'Assemblée nationale.

Selon le gouvernement, sont supprimées 18 circonscriptions de gauche et 15 de droite. Mais, selon le député PS Bruno Le Roux, expert de la carte électorale, le redécoupage se traduira, en raison des reconfigurations des circonscriptions voisines, par la perte de 23 sièges pour la gauche contre 10 pour la majorité.

Circonscriptions supprimées :

03 Allier : 3e : perte pour le PS (Jean Mallot)- Charente 4e : perte pour le PS (Martine Pinville)
19 Corrèze : 3e (ex-circonscription de Jacques Chirac) : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean-Pierre Dupont)
23 Creuse : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Jean Auclair)
36 Indre : 3e : perte pour le PS (Jean-Paul Chanteguet)
42 Loire : 6e : perte pour l'UMP (le chiraquien Pascal Clément)
48 Lozère : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Pierre Morel à l'Huissier)
50 Manche : 4e : perte pour l'UMP (Claude Gatignol)
52 Marne : 3e : perte pour l'UMP (Jean-Claude Thomas)
54 Meurthe-et-Moselle : 3e : actuellement détenue par Valérie Rosso-Debord (UMP), donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la nouvelle configuration de la 2e, c'est Hervé Féron (PS) qui serait menacé.
57 Moselle : 8e : perte pour le PS (Aurélie Filippetti)
58 Nièvre : 3e (ex-circonscription de François Mitterrand) : perte pour le PS (Christian Paul)
59 Nord : 3e : perte pour le PS (Alain Cacheux) - 12e : perte pour la gauche (le chevènementiste Christian Hutin) - 23e : actuellement détenue par Christine Marin, donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 24e, c'est Jean-Luc Pérat (PS) qui serait menacé -
62 Pas-de-Calais : 3e : perte pour le PS (Jean-Claude Leroy) - 11e : perte pour le PS (Odette Duriez)
63 Puy-de-Dôme : 2e : perte pour le PS (Alain Néri)
65 Hautes-Pyrénées : 1ère : perte pour le PS (Pierre Forgues)
68 Haut-Rhin : 4e : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean Ueberschlag)
70 Haute-Saône : 3e : actuellement détenue par le chiraquien Michel Raison donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 2e, c'est Jean-Michel Villaumé (PS) qui serait menacé.
71 Saône-et-Loire : 4e : perte pour le PS (Didier Mathus)
75 Paris : 1ère : perte pour la gauche (l'ex-Verts Martine Billard, passée au PG) - fusion des 2e et 3e, de Jean Tiberi et Martine Aurillac : perte pour l'UMP - - fusion des 15e et 16e, toutes deux UMP avec Bernard Debré et Françoise de Panafieu : perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Le PS conteste, estimant que la reconfiguration de la 17e menace Annick Lepetit (PS)
76 Seine-Maritime : 6e : perte pour le PCF (Jean-Paul Lecoq) - 12e : actuellement détenue par Michel Lejeune (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 11e, c'est Sandrine Hurel (PS) qui serait menacée
79 Deux-Sèvres : 3e : actuellement détenue par Jean-Marie Morisset (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 4e, c'est Jean Grellier (PS) qui serait menacé
80 Somme : 4e : perte pour le PS (Gilbert Mathon)
81 Tarn : 1ère : perte pour le PS (Jacques Valax)
87 Haute-Vienne : 1ère : perte pour le PS (Monique Boulestin)
93 Seine-Saint-Denis : 3e : perte pour le PS (Daniel Goldberg)
94 Val-de-Marne : 7e : perte pour l'UMP (la chiraquienne Marie-Anne Montchamp
15 octobre 2009 - Crédit revolving : le PS défend les consommateurs
Crédit Revolving - Crédit Revolver

Proposition de loi socialiste supprimant le crédit revolving

STOP au crédit revolving, véritable crédit revolver braqué sur la tempe des plus faibles

Les dérives du crédit à la consommation et les dérives des pratiques commerciales d’un trop grand nombre d’entreprises dans leurs relations avec leurs clients sont les deux faces d’un même système, tout entier destiné à engranger des bénéfices au détriment des consommateurs. Nous proposons de réformer notre droit et de moraliser ces pratiques.

Le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen à l'Assemblée nationale examinera 3 propositions de loi le 15 Octobre 2009. L'une d'entre elles vise à supprimer le crédit revolving qui pourrait aussi s'appeler "Crédit Revolver". Alain Néri, député socialiste du Puy-de-Dôme en explique les raisons.

Lire la proposition de loi
17 novembre 2008 - Descentes de Gendarmerie dans nos écoles
Vous écoutez "Là bas si j'y suis"
Lundi 17 novembre 2008
Témoignage : Patrick Poumirau, professeur de BTS au Centre de Formation des Apprentis de Pavie. Cet enseignant a raconté cet événement impressionnant à l'antenne de France Inter.

DESCENTES DE LA GENDARMERIE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES DANS LE GERS

Sous couvert de missions de "prévention", des gendarmes se sont livrés à des descentes suivis de fouilles au corps dans les établissements scolaires du Gers durant la semaine du 15 au 21 novembre dernier.

Accompagnés de chiens "renifleurs" et de dresseurs, les représentants de l'ordre se sont livrés à des fouilles en règle des cartables des élèves des classes de 4e et de 3e du collège de Mauriac le 19 novembre.

Des méthodes similaires ont été observées deux jours auparavant à l'école des métiers d'Auch par Patrick Poumirau, professeur de BTS au Centre de Formation des Apprentis de Pavie. Cet enseignant a raconté cet événement impressionnant à l'antenne de France Inter.

Soyons vigilants.

Le 24 novembre s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville)est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables le soir. On a réussi à les joindre tôt le matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.

Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés le matin même.

Leurs chaises d'école resteront vides.

C'est une première en Isère : la traque des étranger pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible.

Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38

 

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