Descentes de Gendarmerie dans nos écoles
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Lundi 17 novembre 2008
Témoignage : Patrick Poumirau, professeur de BTS au Centre de Formation des Apprentis de Pavie. Cet enseignant a raconté cet événement impressionnant à l'antenne de France Inter.

DESCENTES DE LA GENDARMERIE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES DANS LE GERS

Sous couvert de missions de "prévention", des gendarmes se sont livrés à des descentes suivis de fouilles au corps dans les établissements scolaires du Gers durant la semaine du 15 au 21 novembre dernier.

Accompagnés de chiens "renifleurs" et de dresseurs, les représentants de l'ordre se sont livrés à des fouilles en règle des cartables des élèves des classes de 4e et de 3e du collège de Mauriac le 19 novembre.

Des méthodes similaires ont été observées deux jours auparavant à l'école des métiers d'Auch par Patrick Poumirau, professeur de BTS au Centre de Formation des Apprentis de Pavie. Cet enseignant a raconté cet événement impressionnant à l'antenne de France Inter.

Soyons vigilants.

Le 24 novembre s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville)est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables le soir. On a réussi à les joindre tôt le matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.

Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés le matin même.

Leurs chaises d'école resteront vides.

C'est une première en Isère : la traque des étranger pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible.

Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38

 

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