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| Archives - Seine Saint Denis |
+12 Février 2010 - Bagnolet : Une expulsion inadmissible

Ce matin à 6h, un immeuble appartenant à la commune de Bagnolet en Seine-Saint-Denis, dans lequel vivaient plusieurs dizaines de personnes, a été évacué par la police et détruit au bulldozer.
Cette expulsion manu militari intervient durant la trêve hivernale, alors qu’une vague de froid d’une rare intensité frappe le territoire francilien.
Je suis scandalisé que des personnes, même en situation illégale, puissent être ainsi jetées à la rue par les autorités. Je tiens à rappeler que la trêve hivernale interdit toute procédure d’expulsion jusqu’au 15 mars. Cette décision, commandée par la Mairie de Bagnolet, et exécutée sous le commandement de la Préfecture, est donc inacceptable et condamnable.
Aussi, je demande que les victimes de cette procédure injuste soient immédiatement accueillies dans une structure d’hébergement. L’Etat doit prendre ses responsabilités et offrir dès ce soir un toit à toutes les personnes concernées. Il est inconcevable que le Gouvernement abandonne à leur sort des êtres humains que sa police a elle-même privé de leur abri de fortune. Je demande également qu’une solution à long terme soit trouvée pour offrir à ces personnes un logement décent.
Il y a une semaine, la Fondation Abbé Pierre faisait connaître son rapport annuel sur l’état du logement en France. Le mal logement ne cesse de croître, et concerne aujourd’hui 600 000 personnes. L’indignation légitime des responsables politiques ne peut pas en rester aux mots. Je souhaite que cette affaire malheureuse soit l’occasion pour que le Gouvernement passe enfin aux actes.
Guillaume Balas - n° 2 de la liste Huchon 2010 à Paris |
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+ 12 Février 2010 - Communiqué suite à l’expulsion d’un squat à Bagnolet
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Abdelhak Kachouri et l’ensemble des candidats de la liste départementale de rassemblement PS/PRG/MRC/MUP, ainsi que la fédération de Seine-saint-Denis sont indignés par l’expulsion qui a eu lieu à Bagnolet mercredi matin, dans un froid glacial, en pleine tempête de neige. Avec l’accord de la municipalité de Bagnolet, la préfecture de Seine-saint-Denis a fait évacuer par les forces de police les habitants d’un squat situé au 92 rue Victor Hugo. Dans la foulée, des bulldozers ont détruit l’immeuble. S’il n’est pas question de cautionner le principe du squat et le non-respect de la réglementation, il n’est pas non plus acceptable, humainement, politiquement et socialement de cautionner la brutalité d’une telle intervention. Particulièrement au matin d’une des journées les plus froides de ce début d’année, et sans qu’aucune proposition d’hébergement d’urgence n’ait été faite.
L’application du droit et de la réglementation ne peuvent exonérer la préfecture et la municipalité des principes élémentaires d’humanité, de solidarité et de respect de la dignité de personnes sans abri. |
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+ 19 décembre 2009 - APPEL A LA MOBILISATION "LA CULTURE EN DANGER"
Le 19 décembre, à l'initiative de Claude Bartolone, Président du Conseil général et Député de la Seine-Saint-Denis, en présence de Jack Ralite, Sénateur de la Seine-Saint-Denis, plus de 200 acteurs culturels du département se sont réunis pour lancer le mouvement de mobilisation "La Culture en danger"
Cette réunion à laquelle participaient plusieurs élus départementaux dont, Emmanuel Constant, Vice-président à la culture, Sylvine Thomassin, marque le début d'une mobilisation en Seine-Saint-Denis et l'ensemble du territoire contre les réformes du gouvernement qui mettent en danger l'existence des politiques culturelles, et reviennent sur 50 ans de décentralisation culturelle en France.
APPEL A LA MOBILISATION "LA CULTURE EN DANGER"
L’art et la culture sont au cœur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.
Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres.
Le poids insurmontable des transferts de charges non compensés, la réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales, organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation et au bien vivre ensemble.
Nous refusons d’abdiquer, tant sur le terrain des principes que sur celui de l’engagement politique.
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La compétence culturelle n’est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit. Mais, au plan de l’intérêt public de la Seine-Saint-Denis, de ses villes tout comme de l’ensemble du territoire national, il en est tout autrement !
Les économies de ces secteurs sont fragiles et reposent sur de multiples financements croisés. La menace qui pèse sur les collectivités est aussi une atteinte profonde au tissu local, à la dynamique d’innovation et d’émancipation citoyenne.
A très court terme, ce sont des pans entiers d’activités qui sont menacés à l’échelon des départements pour des projets culturels qui se structurent à tous les niveaux de collectivités territoriales. A moyen terme, de nombreuses communes ne pourront échapper au même schéma qui s’annonce destructeur socialement et économiquement, à l’heure où l’on nous vante par ailleurs la nécessité d’un plan de relance massif.
> Parce que nous pensons que les politiques publiques de la culture sont le fruit d’une concertation et d’un échange permanents entre les artistes et les pouvoirs publics
> Parce que nous refusons le démantèlement en cours, la disparition d’aventures artistiques et culturelles et la suppression des très nombreux emplois associés à cette casse organisée
> Parce que nous pensons que la chose publique de la culture doit être universellement partagée et reconnue
> Parce que nous pensons que l’avenir de l’action publique locale risque de se dissoudre dans cette remise en cause brutale, accentuant davantage les injustices territoriales et culturelles connues par notre pays.
Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus, refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires de la qualité de leur maillage artistique et culturel.
La crise de valeurs est profonde, elle est assumée par un gouvernement qui en multipliant les pseudo-réformes, détricote de manière minutieuse le maillage culturel français et remet en cause les fondements d’une politique de référence.
Les attaques engagées sont durables :
> Depuis plusieurs années : la refonte de l’intermittence précarise les artistes et l’érosion des financements publics d’Etat porte atteinte à l’action publique culturelle
> Aujourd’hui : la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques commence à produire ses effets, en particulier dans les musées et l'étranglement financier frappe au cœur de leurs politiques les collectivités territoriales
> Demain, les mêmes collectivités risquent de ne plus avoir ni le droit ni les moyens de conduire des politiques culturelles en raison de la suppression de la clause générale des compétences.
Artistes, auteurs, acteurs culturels, citoyens, élus, la mobilisation de tous est essentielle face à cette situation d’alerte.
L’art et la culture sont en danger dans notre pays. Ici de Seine-Saint-Denis nous lançons cet appel national et refusons l’abandon de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le gouvernement sous couvert de modernisation des politiques territoriales.
De nombreux citoyens, élus, professionnels se sont déjà engagés.
La section du PS de Montreuil vous invitons à signer cette pétition.
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+ 6 octobre 2008 - Seine-Saint-Denis: Les 26 maires de gauche refusent le service minimum à l'école
PANTIN, 6 octobre 2008 (AFP)
Les maires ou représentants des 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis ont expliqué lundi pourquoi, contrairement à Paris, ils n'organiseront pas de service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, à commencer par mardi.
"Nous refusons d'être complices d'un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l'Education nationale", a prévenu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une déclaration commune aux élus, parents d'élèves et représentants d'enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Education).
M. Dilain, qui préside l'Union départementale des élus socialistes et républicains, a par ailleurs estimé que "ce n'est pas normal que dans des compétences régaliennes de l'Etat, le gouvernement se décharge sur les collectivités".
Jugeant tour à tour la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) "inique" ou "inapplicable", les représentants Verts, PS, PCF, radicaux citoyens et radicaux de gauche ont aussi mis en avant des raisons pratiques (problèmes de recrutement, de sécurité et de responsabilités) pour refuser ce qu'ils jugent être une "garderie improvisée".
Ce rassemblement "pour dire notre ras le bol et tirer la sonnette d'alarme" est "historique", a commenté Bertrand Kern (PS), maire de Pantin où était organisée la conférence de presse.
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+ Cri d'alarme des maires de banlieue
Édition du 4 octobre 2008
La situation de quelque 200 communes de banlieue en France est, vous le savez, très préoccupante et le bilan de trente ans de politique de la ville est contrasté. Elle a permis d'éviter la dégradation du tissu social et une ségrégation urbaine définitive. Mais cette politique n'a réussi ni à améliorer les conditions de vie des habitants des villes concernées, ni à permettre un fonctionnement digne des municipalités, impuissantes face à des demandes élémentaires : logement, emploi, éducation, santé.

Vous avez vous-même admis l'existence dans notre pays de quartiers "où il est plus difficile que partout ailleurs de s'en sortir, de réussir", où "tous les handicaps, toutes les difficultés (...) sont concentrés", "où l'on a moins de droits, moins de chances que les autres". Vous avez fait de ces banlieues l'une de vos priorités et promis un véritable "plan Marshall" pour répondre à l'exigence de solidarité nécessaire à des territoires depuis trop longtemps marginalisés.
Aujourd'hui, qu'en est-il ? Les annonces faites lors de la présentation du plan Espoir banlieues le 13 juin vont dans le bon sens avec la mobilisation du droit commun et l'implication de l'ensemble des ministères; mais elles suscitent de vraies interrogations quant à leurs modes de financement. De plus, le gouvernement est sur le point de pervertir l'un des symboles de la solidarité financière que, comme vous l'avez souligné, "nous devons aux communes les plus pauvres. Car s'il y a des villes avec des pauvres, il y a aussi des villes pauvres qui n'ont tout simplement pas les moyens de s'occuper de leur population". Vous avez souhaité un projet de réforme de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU-CS) au profit des villes les plus en difficulté.
Rappelons que l'action de l'Etat, par ses concours financiers, devrait cibler la correction des inégalités territoriales, sociales et démographiques. Le projet élaboré en secret par le gouvernement alors même que s'engageaient les discussions au sein du comité des finances locales ne correspond pas à cet objectif. Si la méthode est contestable, le fond l'est encore plus.
La loi Borloo de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 avait marqué une réelle avancée. Le mode de calcul de la DSU-CS a intégré les critères de zones urbaines sensibles et de zones franches urbaines ; ZUS et ZFU définissent des territoires à faibles ressources où se concentrent de lourdes charges socio-urbaines. Cette loi a été portée et promulguée par votre ministre de l'écologie, de l'énergie du développement durable et de l'aménagement du territoire, alors ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale.
Or, le gouvernement opère un retour en arrière en optant pour l'abandon progressif de ces critères dans le projet de réforme de 2009. Avec quel résultat ? Voici quelques exemples de villes qui vont, par rapport à ce qu'elles auraient perçu dans le système actuel, perdre de la DSU dans ce projet : Clichy-sous-Bois, Sarcelles, Villiers-le-Bel, Epinay-sur-Seine, Argenteuil, Bobigny, Vénissieux, Creil, Stains, Melun, Bondy, Gonesse, Chanteloup-les-Vignes, Garges-lès-Gonesse...
Bien entendu, une énième subvention sera en même temps créée pour les banlieues afin de compenser ce manque à gagner. Mais son montant est insuffisant, son statut de subvention ne la rend pas pérenne, elle devra être quémandée par les communes nécessiteuses auprès des préfets ; surtout, elle marginalise et déprécie une nouvelle fois les communes dites de "la politique de la ville".Monsieur le président, nous vous demandons de revenir sur cette réforme et de réaffirmer, dans les principes, la République solidaire que vous appelez de vos voeux. Cela afin que votre déclaration du 8 février, porteuse d'espoir, se concrétise aussi par des mesures de solidarité au profit des villes de banlieue.
Claude Dilain - maire de Clichy-sous-Bois, président de Ville et Banlieue
Pierre Cardo - député, maire de Chanteloup-les-Vignes, premier vice-président de Ville et Banlieue
Maurice Charrier - maire de Vaulx-en-Velin, vice-président du Grand Lyon
Xavier Lemoine - maire de Montfermeil, membre du CA de Ville et Banlieue
François Pupponi - député, maire de Sarcelles.
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