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Les contributions du groupe socialiste à la rubrique Libre expression de Montreuil Dépêche Hebdo.
 
+ Intervention du Groupe Socialiste au Conseil Municipale du 25/09/08

Délibération : Position de la ville sur les Roms

 

Madame la Maire, mes chers collègues

 

Le sujet abordé dans la « position de la Ville » qui vient d’être exposée ne laisse personne indifférent au sein de notre assemblée.

 

Avant de rentrer sur le fond du sujet, permettez-moi de vous faire part d’une remarque de forme.

 

Avec cette délibération intitulée « Position de la Ville », vous inaugurez un genre nouveau de délibération. Nouveau… Pas tant que ça en fait.

 

Cela ressemble à s’y méprendre à un vœu, vœux que le conseil municipal a eu l’habitude d’examiner par le passé.

 

Or, lors de l’installation de la municipalité et lors de réunions de la conférence des présidents vous avez indiqué à plusieurs reprises refuser que le conseil municipal s’exprime par vœu.

 

Madame la Maire, mes chers collègues, nous nous étonnons donc de la forme de cette délibération. Pourquoi refusez-vous les vœux proposés par la minorité et en proposez-vous vous-même?

 

Sur le fond maintenant. Personne ne peut contester que des millions d’Européens d’origine rom fassent l’objet d’une exclusion sociale de grande ampleur, de rejet et de stigmatisation, bref, d’une discrimination persistante – tant individuelle qu’institutionnelle.

 

Nous l’avons déjà dit, la résolution de l’accueil des populations Roms dépasse le cadre des frontières communales et nécessite l’implication de tous, de la société civile, des communes, du département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe.

 

C’est un fait que vous exprimez dans votre vœu et nous le partageons.

 

D’autres points auraient mérité, à minima, un échange, voir un débat : la scolarisation des enfants en est un exemple. Si nous partageons cet objectif comment allez-vous l’organiser ? Dans quelles écoles et dans quelles conditions ces enfants seront-ils accueillis ? Seront-ils tous regroupés au sein d’un seul établissement ? L’effort sera-t-il porté à l’échelle de la ville entière ?

 

Des questions, nous en aurions aussi sur le logement. Mais vous n’avez pas permis que nous vous en fassions part.

 

Vous êtes, certes, la majorité. Nous sommes la minorité, et non l’opposition, et figurez vous que les mots ont un sens car les conditions auraient sans doute pu être réunies pour qu’un vote unanime ait lieu ce soir.

 

Vous n’avez pas fait ce choix. Nous le regrettons sincèrement car la seule conclusion qui s’impose à nous, c’est que vous avez souhaité que ce point de vue soit uniquement celui de la nouvelle majorité.

 

Pour ces questions de forme et de fond laissées sans réponses, le groupe socialiste ne prendra pas part au vote sur cette délibération.

 

Délibération : Audit des finances de la ville

Madame la Maire, mes chers collègues,

 

Au nom du groupe socialiste je vais vous exposer notre point de vue sur ce nouvel audit que vous nous soumettez, plus exactement sur les documents que vous avez bien voulu nous soumettre il y exactement 2 jours puisque votre directeur de cabinet nous les a remis par messagerie électronique le 23 septembre à 12h43.

 

Nous avons donc uniquement reçu les diapositives présentées ce soir, pas la totalité du document dont vous devez disposer depuis plus de deux mois je crois mais c’est sans doute un oubli malencontreux ou une connexion défaillante qui en a privé les 3 groupes de la minorité.

 

Après tout peu importe le moment où nous l’avons reçu, on peut tout faire dire à un audit et je suis certain(e) que vous sauriez nous recruter un troisième cabinet tout aussi professionnel et sérieux que les deux premiers sollicités pour faire dire aux chiffres la petite musique que vous souhaitez nous jouer.

 

Ce qui nous choque dans un premier temps c’est qu’après avoir annoncé, dénoncé, caricaturé et grossi le trait sur ce que faisait la précédente municipalité, force est de constater que pour le moment il y a comme un écart entre vos paroles et vos actes.

 

N’avez-vous pas annoncé dans votre premier discours le 22 mars dernier « ce qui importe c’est la capacité à se parler et à s’écouter, à faire circuler l’information et la communication aussi bien en interne qu’en externe » ?

 

Ne vous êtes vous pas engagée à agir différemment de vos prédécesseurs ? N’avez-vous pas dit non plus le 22 mars dernier « qu ‘un changement c’est aussi une modification dans la façon de faire » ?

 

Ne croyez pas que la volonté du groupe socialiste est de s’opposer pour s’opposer. Nos votes positifs et constructifs lors des précédents conseils municipaux témoignent bien de ce qui prime pour nous : Faire avancer Montreuil et défendre les intérêts des Montreuilloises et des Montreuillois.

J’en viens au fond du dossier à présent. Je le disais en préambule, on peut tout faire dire à un audit mais à force de répéter sans cesse à longueurs d’interviews et d’articles de presse, que la  situation est catastrophique, ça ne la rend pas plus pire qu’elle n’est.

 

Parce qu’une question se pose quand même : quel est l’intérêt de dépenser une somme supplémentaire pour un nouvel audit financier ?

La période ? C’est la même 2008-2012. Les chiffres ? Ceux sont les mêmes. Ce qui est plutôt rassurant au demeurant. Les scénarï ? A peu de choses prêts sont identiques. Alors qu’est ce qui change ? Tout tient en un concept à la page 3 : « la mise sous tutelle ». La raison de cette soit disante mise sous tutelle serait la capacité de désendettement qui atteindrait 12 ans.

 

N’y voyez pas de la fierté mal placé, il n’en est rien, mais en 2001 notre capacité de désendettement était de… 19 ans. Et pas de mise sous tutelle….

 

Mais la méthode est connue : marteler  une idée fixe pour qu’à force de la répéter, elle devienne réalité. Le spectre est posé, la rumeur peut enfler… 

 

Dans d’autres villes de notre département, des audits financiers ont aussi été réalisés. Et souvent le bilan est le même : les finances sont dans le rouge !

 

Seulement, ailleurs, les nouvelles majorités avancent 3 ou 4 priorités et s’y attellent déjà.

 

Et vous ? Vous avez écrit « c’est parti ». Mais où ? Pour faire quoi ? Pour le moment le flou règne et une fois n’est pas coutume, les rumeurs vont bon train.

 

Vous êtes aujourd’hui confrontée à la gestion d’une grande ville, où des difficultés existent, personne ne peut les nier, où la situation nationale et la crise financière internationale inquiètent légitimement les familles. 

 

Le gouvernement de Nicolas SARKOZY casse le service public, défend les privilégiés, diminue considérablement les dotations aux collectivités et malheureusement Montreuil n’y échappe pas.

 

Une chose est sure, pour nous, la question budgétaire ne saurait être l’arbre qui cache la forêt de vos renoncements potentiels.

 

Des batailles sont donc à mener. Le groupe socialiste les mènera, et s’associera à vos côtés, lorsque vous les lancerez.

 
+ Questions orales du Groupe Socialiste au Conseil Municipal de Jeudi 25 septembre 2008

QUESTION N° 1 :

Durant la campagne électorale vous avez vivement critiqué le schéma de circulation, annonçant de grands changements après les élections. L’organisation actuelle n’est certainement pas parfaite mais l’évaluation qui devait en être faite avait pour objectif d’ajuster les dispositions prises et de corriger les effets induits constatés.

Depuis mars, peu d’initiatives de votre part en la matière. Notre collègue F.VANSTEENKISTE a indiqué dans Montreuil Dépêche du 9 juillet que rien ne pourrait être fait d’ici la fin des travaux du Cœur de Ville et vous avez décidé de remettre en double sens la rue Franklin depuis le 1er septembre 2008.
Cette disposition réjouira certainement les automobilistes désireux de rejoindre la Croix de Chavaux mais rencontre t’il l’assentiment des riverains de la rue Franklin, de la rue de Stalingrad, de la rue Condorcet ? En quoi ces rues sont-elles plus calibrées que l’avenue Faidherbe, la rue Ernest Savart et la rue Rapatel pour accueillir davantage de véhicules ?

Enfin votre programme prévoyait dans le paragraphe relatif à la révision du plan de circulation du centre ville de réunir « une conférence de citoyens sur le plan de circulation pour faciliter les déplacements ». Pouvez-nous indiquer quand aura lieu cette rencontre ?


QUESTION N°2 :

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2009, les critères d’attribution de la Dotation de Solidarité Urbaine par l’Etat devrait changer avec la suppression de la prise en compte du nombre de logements sociaux dans les communes.

Montreuil fait partie des 238 communes qui se verraient exclues du versement de la dotation de solidarité urbaine. La conséquence : des finances en moins pour notre ville dans un contexte où l'Etat réduit déjà ses concours aux collectivités locales.
Ce projet est inacceptable. C’est pourquoi, il importe que dans toutes les communes concernées, et par delà leurs frontières, chacun s'oppose à ce projet dans les instances locales, départementales, régionales et nationales.
Montreuil à la chance d'avoir des représentants dans chacune de ces différentes assemblées.

C’est la raison pour laquelle nous souhaiterions savoir si nous pouvons envisager des actions communes de nos 2 parlementaires, de notre conseillère régionale, de nos 3 conseillers généraux et des 53 membres de la municipalité. Sachez en tout cas que le groupe socialiste prendra toute sa part dans ce combat.

+ Solidarité avec les travailleurs de « GRIALLET »

Monsieur Griallet a osé faire ce qu'il avait dit :  

« Plutôt que de payer 1 euro à un Noir, je préfère fermer mon entreprise ».


Montreuil, le 6 octobre 2008  

Nous sommes 21 ouvriers dont 19 sans-papier. Nous avons travaillé dans l'entreprise de démolition Griallet durant 8 ou 10 ans, au risque de notre santé. Monsieur Griallet, patron voyou, nous exposait au plomb et à l'amiante, méprisant la loi sauf celle du profit.  

Cela fait 10 ans, et plus pour certains, que nous travaillons et vivons en France. Notre travail a permis d'édifier des immeubles, utiles à tous. Mais, ni Monsieur Griallet, ni le patronat du bâtiment (démolition, construction), ni le gouvernement n'ont accepté de nous régulariser ou de prendre en charge les soins indispensables du fait de notre exposition au plomb et à l'amiante. Pour défendre nos droits, nous nous sommes organisés à la CGT.  

Depuis le 21 mai, nous sommes sans salaire : Monsieur Griallet a préféré suspendre nos contrats, organiser sa faillite plutôt que de nous répondre. La liquidation de son entreprise vient d'être prononcée ainsi que notre licenciement. Pour notre régularisation nous demandons au mandataire, au Préfet et au patronat de rétablir notre droit au travail d'établir d'urgence nos formulaires administratifs de demande de régularisation, sachant que nos salaires et nos indemnités ne seront versés qu'en décembre.  

8 mois sans salaire ! C'est long ! Vivre clandestins comme des criminels, être exposés aux rafles et aux arrestations. C'est trop !

Nous voulons le droit au travail, le droit à la santé !
On bosse ici, on vit ici, on reste ici.

Régularisation de tous les sans-papier !
 

"Les «Griallet"

Merci de votre soutien. Chèque à adresser à  : UL CGT de Montreuil, solidarité Griallet

Nous   citoyennes, citoyens, associations ou organisations de Montreuil soutenons Les « Griallet »,   PS, LDH, RESF, PCF, CDSP, Les Verts, Collectif unitaire pour une alternative à gauche, NPA, LCR, Solidaires, Communistes Unitaires, CGT…………

Contacts :

KEBÉ Amadou
: 06 63 73 30 56
LOUBLI Joselin : 06 60 93 23 18
DELUMBÉE Richard : 06 37 75 83 03

Résumé des faits :

Les salariés de l'entreprise Griallet occupent depuis le 22 mai dernier leur lieu de travail. Un conflit oppose les salariés avec M.Griallet. Ils sont en grève et occupent l’entreprise car ils essayent d’obtenir le paiement des salaires non payés ainsi que la reconnaissance des préjudices causés par l’exposition à l’amiante et au plomb.

Par ailleurs, 19 salariés sont sans papiers alors qu’ils travaillent depuis des années dans cette entreprise au service de M.Griallet. Ce sont des conditions inhumaines !

Depuis des années leurs contrats se trouvent « suspendus » selon les intérêts ou les humeurs d’un employeur sans            scrupule…

Depuis des années la plupart d’entre eux vivent dans la clandestinité, dans la crainte du contrôle de police qui mènera à l’expulsion… (19 salariés de Griallet sont "sans papiers")

Ils en ont assez !

Ils demandent la régularisation administrative comme la loi HORTEFEUX le permet. Pour ce faire, il est nécessaire que M. Griallet fasse la démarche auprès de la préfecture en déposant un dossier comprenant une promesse d’embauche pour chacun des salariés concernés. Ce que M. Griallet refuse de faire, parce qu’il doit payer un timbre d’environ 900 € par dossier. Il dit qu’il est dans l’incapacité de procéder au règlement de cette somme.

Le lundi 4 août le TGI de Bobigny a donné jusqu’au 4 septembre aux salariés pour cesser l’occupation. Le lundi 11 août, la nouvelle municipalité a cessé de fournir l’aide matérielle (repas) qu’elle apportait jusqu’alors. Une telle attitude ne pourra que confronter M. Griallet dans son entêtement à refuser toutes négociations.

Ils nous faut donc amplifier la solidarité avec ces salariés exploités en faisant connaître leur situation en signant la pétition de soutien et en versant à la collecte que nous organisons conjointement avec la CGT de Montreuil.

Nous allons dans les jours qui viennent multiplier les initiatives permettant la mobilisation et l’expression de cette solidarité . Diverses actions sont déjà prévues :

* Tournoi de football inter cité associant les foyers, soirée festive, présence sur les marchés…(liste non exhaustive faites nous parvenir vos idées…)De notre mobilisation dépend l’avenir des salariés de cette entreprise.

  
+ Première victoire de la minorité

Question de Bruno Rebelle au dernier Conseil Municipal

Le PS s'interroge sur les raisons qui poussent Mme la Sénatrice Maire à refuser le financement du chantier d'insertion des murs à pêches organiser par l'association MAP. Décision d'autant plus surprenante que cette expérience est assez exemplaire d'une démarche de développement durable associant préservation de l'environnement, valorisation du patrimoine et insertion sociale.

Mardi 8 juillet 2008
C’est la fin d’une polémique de plusieurs semaines. La ville de Montreuil a décidé de sauver le chantier d’insertion mis en œuvre depuis février 2006 par l’association Murs à Pêches (MAP). Un chantier qu’elle avait dans un premier temps condamné en refusant de renouveler un marché passé par l’ancienne majorité. Le compromis a été conclu la semaine dernière entre la municipalité verte et l’association et sera finalisé le 16 juillet. Le déblocage d’une subvention de 30 000 € devrait permettre la poursuite du chantier de septembre à décembre. En échange, l’association s’engage à trouver d’autres sources de financement notamment auprès du département et du conseil régional, et à s’adosser à une association d’insertion afin de mutualiser ses moyens. « Nous sommes très heureux que le dialogue ait repris et qu’un outil efficace soit pérennisé », se félicite Pascal Mage, président de l’association MAP.

Le nouveau chantier permettra d’embaucher huit personnes en difficulté qui restaureront les murs en pêches vieux de quatre siècles en même temps qu’ils suivront un CAP agricole d’ouvrier paysagiste.

Visitez le site du MAP : http://murs.map.free.fr

+ DÉCLARATION DE PRINCIPES - Parti socialiste 16 avril 2008
Ce texte est le projet de la cinquième déclaration de principes du Parti socialiste en un siècle. Ce projet qui présente les idées fortes du Parti sera soumis au débat et au vote des militants dans la perspective de la convention nationale du 14 juin.
Fichier PDF
+ PRÉAMBULE


Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le rojet d’une société

solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

+ I - NOS FINALITÉS FONDAMENTALES - Articles 1 à 11

Article 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

Article 2
L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Article 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Article 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.

Article 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.

+ II - NOS OBJECTIFS POUR LE XXI ÈME SIÈCLE - Articles 6 à 10

Article 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier. Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale. Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.

Article 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

Article 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.

Article 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.

Article 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

+ III - NOTRE PARTI SOCIALISTE - Articles 11 à 22

Article 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Article12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Article 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne 5 considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.

Article 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain. Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.

Article 15

Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un État régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.

Article 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Article17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

Article 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Article 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.

Article 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.

Article 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.

Article 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

+ AMENDEMENTS VOTÉS À L'UNANIMITÉ PAR LA SECTION DE MONTREUIL

Article 1

Modification proposée en gras : Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est de donner à chaque être humain l’accès à des biens essentiels pour mener une vie digne. Ces droits fondamentaux minimums sont : L’accès au logement, à la nourriture, au savoir, aux soins, au travail, à l’eau, à l’air, à la sécurité, à la liberté et au respect.

Article 6

"Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels ou la gestion d'un bien commun de l'Humanité."

Article 7

Supprimer la phrase : "Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance"

Article 18

"Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne qu'il a non seulement voulue, mais en partie, concue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne. Mais le Parti socialiste y porte son projet particulier d'une Europe politique et sociale. Celui‐ci appelle une réforme radicale des politiques européennes actuelles. L'Europe que veulent les socialistes, doit avoir pour mission, par ses politiques communes d'harmonisation fiscale, sociale et environnementale et le développement des services publics de favoriser une croissance forte et durable. L'Europe se doit d'assurer la paix sur le continent, et le progrès social, de garantir la liberté de conscience et l'égalité de tous les citoyens, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour y parvenir."

+ AMENDEMENTS DU PÔLE ÉCOLOGIQUE VOTÉS PAR LA SECTION DE MONTREUIL

Article 2

Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. Les inégalités sociales, écologiques, culturelles et territoriales amènent les socialistes à agir pour la redistribution permanente des ressources et des richesses. Cette réallocation des ressources est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Article 3

Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte des grands équilibres écologiques et en particulier le changement climatique au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Article 4

L’expansion technologique pose des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Les socialistes défendent le principe de précaution qui permet de faire des choix collectifs par l’arbitrage,démocratique et subordonne l’acceptabilité des risques à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.

Article 7

Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui vise, dans un contexte de crise écologique et sociale de grande ampleur, à promouvoir le progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable des besoins humains dans le respect de l’environnement du local au global. Ceci suppose une action forte et déterminée pour la préservation des écosystèmes et de leur capacité à se régénérer, et pour que la croissance économique et la production de richesses s’effectuent en réduisant les prélèvements sur les ressources et en renforçant la cohésion sociale.

Article 8

Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux et environnementaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier la cohésion sociale, la démocratie, la protection de l’environnement et l’économie de marché. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture et le respect de l’environnement.

Article 9

Il exige enfin une gestion concertée des biens publics mondiaux au premier rang desquels le climat, l’eau, la biodiversité. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.

Article 11

Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social et écologique.

Article 18

Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance compatible avec l’impératif écologique et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

 
Communiqués
+ 10 juin 2008 - Communiqué des élus de la minorité

Pour le groupe communiste :
Dominique ATTIA (Présidente), Stéphane BELTRAN, Murielle BENSAID, Jean-Jacques SEREY


Pour le groupe de la Gauche Unie et Citoyenne :
Cheick MAMADOU (Président), Jean-Pierre BRARD, Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER.

Pour le groupe Socialiste :
Geneviève DEKERAUTEM (Présidente), Frédéric MOLOSSI, Juliette PRADOS, Bruno REBELLE

A l’occasion de la parution, demain matin, du prochain numéro du journal d’information municipale, Montreuil Dépêche Hebdo, les élus du groupe communiste, ceux du groupe de la gauche unie et citoyenne et ceux du groupe socialiste, dénoncent une atteinte au pluralisme de l’information dans le journal municipal.

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Journal d’information municipale :
La fin des 12 engagements de l’équipe de madame Voynet  ?

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Lors du Conseil Municipal du 22 mai, à la question orale relative à l’expression des groupes politiques dans Montreuil Dépêche Hebdo, une réponse surprenante du conseiller municipal délégué à la communication a été formulée. 

En substance, un groupe s’exprimera par semaine, selon un tirage au sort pour déterminer l’ordre d’insertion. 

Si la démocratie se résume à ce type de procédé, telle une tombola, cela devient préoccupant. Mais le plus désappointant, réside dans la méthode, ou plutôt la non méthode employée : pas de discussion en amont, aucune information, ni concertation. Mais qu’est-il devenu du 10ème engagement de la liste « Montreuil Vraiment » qui promettait : « Ecouter et consulter avant de décider, respecter les citoyens […], respecter les droits des minorités au conseil municipal et assurer le pluralisme de l’information dans le journal municipal » ?

Cette décision a été prise sans concertation avec les groupes politiques concernés. Elle nous est imposée alors que nous avions proposé, lors du conseil municipal de mai, de réunir la conférence des présidents ou une commission spécifique afin que la question de l’expression des minorités soit concertée avec les premiers intéressés.

La nécessité de rajeunir une formule, ne se résume pas à un acte péremptoire, particulièrement en matière d’expression pluraliste et de démocratie. 

Au-delà des paroles, des actes concrets et tangibles sont attendus pour faire vivre la démocratie. Personne n’a la vérité avérée et parvenir à « vraiment plus de démocratie » ne pourra se faire, dans le cas précis, sans un minimum de dialogue et de concertation avec les groupes de la minorité !



+ 13 Février 2008 - Exclusions
La section socialiste de Montreuil prend acte de la décision des instances nationales du Parti Socialiste qui ont prononcé l'exclusion de Manuel Martinez et de Mouna Viprey conformément aux statuts du Parti Socialiste.

En conséquence, Manuel Martinez et Mouna Viprey ne sont plus membre du Parti Socialiste.

Ils ne peuvent donc se prévaloir du Parti Socialiste, ni utiliser ses logos ou emblèmes
+ 15 Avril 2007 - Les élu(e)s socialistes vous informent

NON à la fermeture

du centre de Sécurité Sociale de la rue Jules Guesde 


Depuis le début du mois d’avril, le centre de Sécurité Sociale de la rue Jules Guesde est fermé. La CPAM justifie cette décision par la baisse de fréquentation. Les montreuillois devront donc se rendre dans le centre ville ou à Rosny-sous-Bois. L’assurance maladie n’échappe pas à la stratégie du gouvernement en matière de protection sociale : créer les conditions de la faillite pour tourner la page de la protection collective et solidaire face aux aléas de la vie.

Fermeture d’un centre de sécurité sociale, disparition de boites aux lettres dans les quartiers, manque flagrant de transport en commun, tentative de fermeture de bureau de poste ou du service de cardiologie de l’hôpital, les attaques contre les services publics n’en finissent pas. Au nom du sacro-saint critère de rentabilité, le critère humain de service de proximité et de qualité, en particulier dans les quartiers les plus enclavés, est bafoué. 

 

Face à ces tentatives de démantèlement des services publics, d’appauvrissement de notre bien commun, les socialistes montreuillois se battent pour que partout dans notre ville, chacune et chacun, quelque soit son âge, son origine, son statut social,  puisse avoir accès à un service public de qualité et de proximité.

 

Ci-joint, vous lirez une lettre envoyée par les responsables socialistes de Montreuil au directeur de la CPAM de Seine Saint Denis. La mobilisation de la population de toute la ville est nécessaire pour contraindre la CPAM de revenir sur la décision de fermeture. Les socialistes seront aux côtés des habitants pour la défense des services publics.

 

 

Tous ensemble

mobilisons-nous !

Lettre de Frédéric Molossi Secrétaire de la Section et
Nicolas Voisin Président du Goupe des Élus
à Monsieur Pierre Albertini Directeur de la CPAM 93

 

+ 5 Avril 2007 - Les élu(e)s socialistes soutiennent les salariés de la SITA
Depuis lundi 2 avril au matin, 80 % du personnel de la SITA Île-de-France (filiale du groupe Suez-Lyonnaise des eaux oeuvrant dans la collecte des ordures ménagères) ont cessé le travail. Les salariés, soutenus par une intersyndicale forte de 7 organisations syndicales, sont en grève illimité pour demander une augmentation de salaire de 3 %, rétroactive au 1er janvier, et une nouvelle hausse de 1 % au 1er juillet. 

Nous sommes loin des sommes revendiquées, tout aussi justement, par les salariés de PSA (groupe Peugeot-Citroën) d'Aulnay-sous-Bois. Mais chacun peut ainsi mesurer que les salaires et le pouvoir d'achat demeurent une question cruciale pour trop de nos concitoyens aujourd'hui.

 Les socialistes de montreuil salue le fait que les salariés et leurs organisations syndicales rappellent, en convergence avec l'ensemble des forces de gauche, que la sécurité économique et sociale des Français est aussi importante que la sécurité des biens à laquelle l'ancien ministre de l'Intérieur semble tant attaché. 

Cela souligne en outre que la propreté de l'espace public ne peut être garanti qu'à condition que les salariés effectuant cette mission d'intérêt général - dans des conditions de pénibilité extrêmes alors que la rentabilité maximale est exigée de leur part - bénéficient des meilleures qualifications et soient rémunérés par des salaires décents. 

Les habitants de Montreuil sont très attachés à la propreté de leur ville, et sont également, dans leur immense majorité, des salariés partageant un intérêt commun avec les personnels de la SITA Île-de-France, en particulier lorsqu'on sait que cette entreprise attributaire des marchés de collecte des ordures ménagères dans 200 communes de la région réalise aujourd'hui des profits qui permettraient de donner suite aux demandes légitimes des salariés en lutte. 

Les élus socialistes de Montreuil soutiennent donc le mouvement des éboueurs, chauffeurs et autres employés de la SITA Île-de-France. Nous demandons avec fermeté à la direction de l'entreprise d'ouvrir les négociations dans les meilleurs délais et de donner  une  suite favorable aux revendications du personnel gréviste. Ils rappellent par ailleurs à la direction de SITA Île-de-France que cette entreprise n'est qu'attributaire d'un marché dans le cadre d'une délégation de service public  et que  les mesures sociales prises par les entreprises peuvent aussi être un critère de choix lors de la passation des marchés. 

Karine Poulard
Maire adjointe à Montreuil
déléguée à la voirie et à la propreté

Nicolas Voisin
Maire adjoint à Montreuil
Président du Groupe des Elus Socialistes à Montreuil

+ 11 février 2007 - Romainville - Soutiens à Corinne Valls - Pascal Poppelin

Comuniqué de Pascal Popelin POPELIN - 1er FédéralAppel au rassemblement de la gauche derrière Corinne Valls à Romainville

Le premier tour de l’élection municipale partielle qui s’est tenue à Romainville dimanche 11 janvier 2007 permet de tirer les enseignements suivants :

- droite et extrême droite restent des forces marginales dans cette commune.
- Le Parti comuniste français, dont l’attitude d’obstruction au Conseil municipal de Romainville avait provoqué cette élection partielle, n’a pas été placé en tête de la gauche par les électrices et les électeurs. La désapprobation des Romainvillois a été particulièrement sensible dans les quartiers concernés par des projets bloqués par le comportement incompréhensible de ses élus. Ces quartiers étaient pourtant traditionnellement très favorables aux communistes.La droite étant, malgré son très mauvais score, en situation de se maintenir au second tour, j’appelle la liste communiste conduite par Jean-Marie Doussin à respecter les règles régissant les relations entre les formations de gauche, en se rassemblant dimanche 18 février prochain derrière Corinne Valls, maire sortante dont la liste est arrivée très nettement en tête dimanche 11 février.

Ces règles, les socialistes ont su maintes fois les appliquer en Seine-Saint-Denis, si douloureux que cela leur fut parfois… Il serait grave que Jean-Marie Doussin, secrétaire départemental du PCF 93, s’en affranchisse une nouvelle fois à Romainville.

Le Pré Saint-Gervais, le 11 février 2007

+ 13 février 2007 - Communiqué du groupe des élus socialistes et gauche citoyenne du Conseil Général

Les élus du groupe socialiste et gauche citoyenne du Conseil général de la Seine-Saint-Denis condamnent la décision du Parti communiste français de maintenir sa liste au second tour de l’élection municipale partielle de Romainville, alors que la liste conduite par Corinne Valls, maire sortante et conseillère générale membre de la majorité départementale, est arrivée très largement en tête à l’issue du premier tour.

Cette décision, contraire à toutes les règles de la gauche, constitue un précédent grave en Seine-Saint-Denis, en raison notamment de la responsabilité de la tête de liste communiste dans son parti.  Nous sommes également choqués du contenu des déclarations du président du Conseil général, figurant en soutien sur le site internet du candidat Jean-Marie Doussin. 

Dans l’attente d’une clarification politique de l’attitude du Parti communiste français et d’une clarification des propos du président du Conseil général, les élus du groupe socialiste et gauche citoyenne ont décidé de suspendre leur participation aux travaux du Bureau du Conseil général. Ils ne participeront pas non plus au séminaire de travail de l’exécutif départemental prévu mercredi 14 février 2007.

Bobigny, le 13 février 2007

 
 
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