Nicolas Dupont-Aignan / Philippe JULLIARD (DLR - CNI)
401
2,05%
6 867
2,68%
119 844
4,15%
Olivier Besancenot / Catherine BILLARD (NPA)
1 231
6,30%
12 994
5,07%
90 319
3,13%
Almamy KANOUTE / Emmanuelle LABEAU (EMERGENCE)
145
0,74%
2 010
0,78%
12 242
0,42%
MONTREUIL À GAUCHE TOUTE
78,81 %
Abdelhak KACHOURI
tête de liste de la Seine Saint Denis
Frédéric Molossi Conseiller Général, Jean-Paul Huchon Président de la région Ile de France et Alexie Lorca Présidente du groupe Socialiste
22 mars 2010 - Élections Régionales - Remerciements
Alexie Lorca, Secrétaire de section, Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional Frédéric Molossi, Conseiller général du canton de Montreuil Nord Abdelhak Kachouri, Tête de liste en Seine-Saint-Denis
21 mars 2010 - Élections régionales
Pour un avenir à gauche
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
78,81 % des Montreuilloises et des Montreuillois ont choisi Jean-Paul Huchon et une équipe renouvelée pour préparer l'avenir de la Région Île-de-France. Ce résultat a validél'union des forces de gauche. Avec le Parti socialiste, Europe écologie, le PCF, le Parti de Gauche, la Gauche unitaire, le PRG, le MUP, le MRC, la démonstration est une nouvelle fois faite que lorsque la gauche est rassemblée, elle gagne.
Les socialistes, et particulièrement ceux de la section de Montreuil, ont contribué largement à cette victoire. Mais elle appartient avant tout aux électrices et aux électeurs.
C’est pourquoi je tenais à vous en remercier personnellement. Même si la participation a progressé sensiblement entre le 1er et le 2ème tour de ce scrutin, nous ne pouvons nous en satisfaire. Nous avons pleinement conscience du travail qui reste à faire.
Plus qu’un avertissement, ces élections régionales sont une véritable sanction pour le Président de la République et son gouvernement.
Après ce premier succès, les socialistes doivent continuer à lutter pour la défense du service public, abroger le bouclier fiscal et développer une nouvelle politique économique pour l’emploi et la justice sociale.
Les élus socialistes continueront à être vos porte-voix à l’Assemblée nationale, dans nos Régions et Départements ; en Seine-Saint-Denis et à Montreuil.
À Montreuil comme partout dans le pays, nous nous engageons à combattre pour une fiscalité plus juste, des services de qualité accessibles à tous, des transports rénovés et en plus grand nombre. Poursuivre et intensifier l'effort des régions en matière de logements demeurera aussi une priorité politique.
Pour préparer une alternative crédible avec toutes les forces de gauche, nous saurons être, avec vous, force de propositions.
Je compte sur vous, comme vous pouvez compter sur le Parti socialiste.
PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL
JEUDI 25 MARS 2010 À 19H
EN DIRECT SUR TVM
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Numérique : canal 593
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12 mars - Communiqué : Envolée des impôts locaux, promesses électorales en chute libre…
Dominique Voynet et sa majorité ont tranché. L’information communiquée aux élus dans la
perspective du conseil municipal du 25 mars précise l'augmentation des taux d'imposition :
• la taxe d'habitation : +8 points
• la taxe foncière "bâti" : +12 points
• la taxe foncière non "bâti" : + 8 points
Une belle performance en période de crise !
Alors que le budget 2010 de la ville voté le 18 février fait clairement apparaître que les
recettes issues de la taxe professionnelle seront intégralement compensées, que les diverses dotations, compensations et subventions vont augmenter à l’instar de la Dotation
de Solidarité Urbaine.
Ces hausses démesurées relèvent d'un choix politique qui s'attaque au portefeuille des
locataires et aux propriétaires de logements. Nous sommes loin des promesses
électorales de Dominique Voynet et de son équipe. Même si, nous le savons, la politique
de Nicolas Sarkozy vise à étrangler les collectivités locales.
Pourquoi ne pas faire le choix, comme dans de nombreuses villes progressistes, de
l’action et de la mobilisation pour que l’État prenne ses responsabilités plutôt que de se
défausser sur la population ?
Une augmentation incongrue
Loin de concerner la réhabilitation et la construction d’équipements publics indispensables
au développement de notre ville, les principales réalisations inscrites au budget 2010 concernent le financement d’études pharaoniques : plus de 600 000 euros pour le seul
projet de parc aquatique de plein air...
Une augmentation insolente
Dans le même temps, la maire ne concède que 30 euros de revalorisation du régime
indemnitaire aux agents communaux…
Bien loin des engagements de campagne de 2008 !
Enfin, informer les élus des minorités municipales de cette augmentation, deux jours avant
le premier tour des élections régionales, nous semble relever d’une pratique politique peu
digne.Nous appelons la majorité municipale à revenir sur cette augmentation. Il en est encore
temps.
2010 - 60 ème anniversaire de la mort de Léon BLUM
9 avril 1872 - 30 mars 1950
1936 - FRONT POPULAIRE :
La semaine de 40 heures - 2 semaines de Congés Payés
Liberté syndicale - Augmentation des salaires de 7 à 15% -
Conventions collectives - Représentation syndicale -
Scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans, etc...
29 décembre 2009 - Les choses se clarifient enfin !…
Quand un vote suffit pour faire apparaître au grand jour la vraie nature de l’engagement de quelques « ex-socialistes »…
Jeudi 17 décembre, le Conseil municipal de Montreuil a élu les 17 conseillers issus de ses rangs, qui représenteront la ville au Conseil de l’intercommunalité « Est ensemble ».
La sénatrice-maire Dominique Voynet avait mis au vote l’approbation du projet « Est ensemble » lors du Conseil municipal du mois précédent. Contrairement aux autres villes composant la future agglomération, elle avait préféré dissocier les deux votes. Ainsi, Montreuil a été la dernière ville à élire ses conseillers communautaires. Interpellée jeudi 17 sur ce choix par les élus des groupes de la minorité — PS, PCF, Gauche Unie et Citoyenne — elle a fini par répondre qu’en agissant ainsi, elle avait souhaité « rééquilibrer » les représentations politiques au sein du futur Conseil communautaire. Allant dans le même sens, l’un de ses adjoints a évoqué « l’hégémonie du Parti socialiste » dans ce conseil. Ainsi, Madame Voynet qui lors de sa campagne, puis au cours du premier conseil de sa mandature se félicitait d’avoir fait élire une liste « no logo », s’est politisée. La tentative de duperie a fait long feu et la clarté du débat politique ne s’en porte que mieux.
Concernant la représentation des trois minorités municipales sur la liste intercommunale, la maire a ensuite décidé qu’elles ne seraient représentées que par deux sièges. Aux trois minorités, a-t-elle précisé, de se mettre d’accord. Les trois groupes ont alors annoncé qu’elles présenteraient chacune un candidat — Frédéric Molossi pour le Parti socialiste, Dominique Attia pour les communistes, Jean-Pierre Brard pour la Gauche Unie et Citoyenne — mais qu’elles ne prendraient pas part au vote, laissant à la maire la responsabilité de mener jusqu’au bout et d’assumer le choix de sa stratégie politique, qui à aucun moment ne fut discutée et encore moins négociée : on peut se dire de gauche et se conduire en autocrate…
Furent ainsi élus 15 conseillers issus de la majorité, chacun totalisant 41 voix, soit la totalité des voix de la majorité. La majorité municipale dut donc ensuite compléter la liste des représentants de Montreuil avec des candidats des minorités. La majorité opta pour deux des trois candidats : Frédéric Molossi (PS) et Dominique Attia (PCF). Ces deux candidats totalisèrent chacun 3 voix — le nombre minimum de voix requises selon le règlement étant de 2 !
Ce scrutin, qui n’était pourtant pas destiné à cela, a permis une formidable clarification concernant le Parti socialiste montreuillois. En effet, souvenons-nous, lors des dernières élections municipales, quelques membres de ce Parti décidèrent, contre l’avis du Parti socialiste, de rejoindre la liste « no logo » conduite par Dominique Voynet. Ils furent exclus par la direction nationale du PS et intégrèrent l’actuelle majorité municipale, mais tout en entretenant une confusion constante sur leur appartenance et leur attachement au Parti socialiste. Manuel Martinez, maire adjoint et conseiller général, a d’ailleurs choisi de siéger au Conseil général au sein du « groupe socialiste et gauche citoyenne ».
Or, les 3 voix recueillies par Frédéric Molossi (qui n’a pas fait mieux que la candidate communiste !) prouve, s’il le fallait encore que l’attachement des « ex-socialistes » au Parti ne se vérifie pas et que Dominique Voynet a des alliés solides lorsqu'il s'agit de porter des coups au Parti socialiste. Ainsi à Montreuil, ceux qui depuis longtemps déjà nourrissent les petites manœuvres par des pratiques troubles, poursuivent un but, celui d'affaiblir durablement le Parti socialiste.
Nous ne douterons pas que ces anciens membres demeurent attachés aux valeurs du socialisme. Comme, et c’est heureux, beaucoup d’hommes et de femmes de Montreuil, de Seine-Saint-Denis et de France. Non par revanche, mais par respect pour leur engagement et leur loyauté envers leur Parti dans les défaites comme dans les victoires —, les militants de la section de Montreuil sont heureux que par leur vote, ces ex-camarades aient signifié qu’ils assument un choix : celui d’ignorer le Parti socialiste et d’une certaine façon de le combattre en prêtant main forte à celles et ceux qui le font plus ouvertement.
À Montreuil, les élus issus du Parti socialiste siègent dans la minorité municipale et non dans la majorité.
La section de Montreuil
« LA CULTURE, C'EST TOUT CE QUE L'HOMME A INVENTÉ POUR RENDRE LE MONDE VIVABLE ET LA MORT AFFRONTABLE. »
AIMÉ CÉSAIRE
Tribune du mois de novembre 2009 publié dans le numéro 25
La majorité municipale a donc décidé d’augmenter de 14,3 % à 18,2 % les tarifs du cinéma municipal Méliès. Ce choix, auquel nous nous sommes opposés lors du conseil municipal du 26 novembre, nous inquiète à plusieurs titres.
D’abord, parce que l’avant-propos de cette délibération témoigne d’une incohérence inquiétante de la part de dirigeants. Évoquant le Méliès, ceux-ci affirment des « ambitions de service public », leur volonté de « favoriser l’accès de tous à la culture » et de « conquérir des publics absents des salles de cinéma, afin de dépasser le cercle des cinéphiles ». Intentions tout à fait louables et que nous partageons, à cela près qu’il nous paraît stupéfiant de prétendre attirer dans les salles du Méliès un public populaire en augmentant le prix du billet ! Sauf à méconnaître la réalité sociale de notre ville, et c’est la seconde raison de notre inquiétude. En 2006 (année de la dernière enquête de l’INSEE en la matière, et donc antérieure à la crise), la médiane du revenu fiscal des ménages montreuillois s’élevait à 15 248 euros annuels, soit 1 270 euros mensuels. Ce qui signifie que si une moitié de cette médiane gagne par mois plus de 1 270 euros, l’autre gagne moins. La nouvelle grille tarifaire propose des billets moins chers pour les chômeurs, les RMIstes et les familles nombreuses… Formidable, mais… nombre de Montreuillois sont des travailleurs pauvres qui touchent le SMIC ou de très bas salaires et ne peuvent donc prétendre à ce tarif préférentiel.
Nous considérons cette hausse des tarifs du Méliès comme un nouveau coup porté à la culture dans notre ville. Elle s’ajoute aux diminutions conséquentes de subventions dont ont été victimes la quasi-totalité des associations culturelles montreuilloises. Alors oui, tout cela nous inquiète profondément. Car pour nous, la culture n’est pas un luxe ou une pratique superflue, périphérique, dédiée à une élite. Elle constitue, avec la santé, l’éducation, le droit de se nourrir et de se loger, un noyau dur, un élément constitutif de toute société de progrès.
Nous demandons donc à la municipalité de rompre avec l’ironie qui lui sert habituellement d’argument pour clore tout débat dérangeant et de faire connaître aux Montreuillois son projet en matière de culture dans notre ville ainsi que les moyens par lesquels elle compte le mettre en œuvre.
PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL JEUDI 21 JANVIER 2010 A 19H
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18 décembre 2009 - Interventions d'Alexie Lorca au Conseil Municipal
Madame la maire, chers collègues,
Je voulais en préambule vous dire que nous regrettions profondément la façon dont s’est déroulée la préparation du vote sur la liste des conseillers communautaires. Elle donne encore une fois une image déplorable et triste de la gauche, de sa capacité à se rassembler dans le respect de ses différentes sensibilités, pour pouvoir prétendre un jour re-gouverner ce pays.
Revenons au sujet qui nous intéresse.
Vous n’avez pas souhaité faire coïncider l’approbation du projet « Est ensemble » et le vote sur la liste des élus appelés à siéger au conseil communautaire. Vous avez préféré, madame la maire, ajourner au conseil municipal de ce jour la présentation et le vote de cette liste. En précisant, suite à nos questions, que les groupes de la minorité municipale seraient représentés sur cette liste ; mais sans donner le nombre de représentants issus des groupes de la minorité.
Or, lors de la Conférence des présidents du lundi 14 décembre, vous avez fait savoir aux présidents des trois groupes de la minorité qu’il leur faudrait se partager deux places.
Quelles sont vos motivations profondes ? Vous seule pouvez répondre à cette question. Nous ne nous risquerons pas à entrer dans le procès d’intention et resterons factuels. La liste municipale dont nos groupes sont issus a totalisé 45, 81 % des suffrages de la population montreuilloise. Au regard de ce chiffre, vous reconnaîtrez que les 2 places sur 17 que vous leur octroyez sont bien en-deçà de ce qu’ils représentent. Le règlement est certes peu précis en ce qui concerne la représentativité des minorités. Il convient dès lors pour les maires de choisir entre une approche démocratique qui permette de représenter au mieux l’ensemble de la population, ou une approche plus « émotionnelle ». Vous avez choisi la seconde. Nous en prenons acte.
Vous précisez en outre que vous proposez ces deux sièges à « la minorité municipale ». Vous ne pouvez pourtant ignorer que « la minorité municipale », en tant que groupe constitué, n’existe pas. Nous le répétons, la minorité de votre Conseil municipal est composée de trois groupes politiques, qui représentent autant de sensibilités différentes de la part des électeurs, donc des Montreuillois.
En décidant seule du calendrier d’organisation du vote pour l’intercommunalité — qui amène Montreuil à être la dernière ville à désigner ses représentants au Conseil intercommunal —, vous avez fait, madame la maire, un choix politique. En décidant que, parmi les trois groupes de la minorité municipale, seuls deux seraient représentés, vous en faites un autre. Nous vous demandons d’aller au bout de ce choix et de l’assumer. Chaque groupe de la minorité municipale présentera donc un candidat et vous laissera le soin de trancher. Bien évidemment, nous ne participerons pas au vote.
11 décembre : Circulaire sur le travail des sans-papiers : "Quand l'imbécillité le dispute à la dignité" par Alexie Lorca
« Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée en France. » Au lendemain de son annonce de la mise en place d’un « nouveau plan d’action » en direction des entreprises « ayant recours au travail illégal », monsieur Xavier Darcos aurait-il déjà mis en mots son projet ? Non ! La citation ci-dessus n’est pas extraite de son journal intime, mais de l’article L8251-1 du code du travail !
Hormis un aveu d’impuissance à faire respecter la loi — à moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de ne pas la faire respecter ? —, que cachent donc les gesticulations darcosiennes, sur lesquelles le désormais très connu monsieur Besson n’a pas tardé à renchérir ?
Petit récapitulatif…
Le 7 janvier 2008, une circulaire portant sur la régularisation exceptionnelle par le travail, conditionne les demandes à la présentation d’un contrat de travail. Mais il ne peut s’agir que d’un emploi figurant sur une liste de 30 métiers accessibles aux ressortissants extra communautaires et « adaptable en fonction des régions ». Or, ces emplois sont des emplois qualifiés — employé d’assurance, géomètre, chef de chantier du BTP, dessinateur en « électricité, informaticien expert — qui ne correspondent évidemment pas à ceux occupés par la quasi totalité des travailleurs sans-papiers, pas plus qu’ils ne répondent pas aux besoins économiques de l’Hexagone. Cette circulaire instaure une discrimination entre les travailleurs extra-communautaires et les ressortissants des nouveaux États-membres de l’Union européenne auxquels une autre directive a proposé fin 2007, une liste de 150 métiers. Elle stigmatise en outre les Algériens et les Tunisiens, exclus du dispositif, en vertu d’accords bilatéraux, jugés trop favorables aux demandeurs. On peut dès lors leur opposer la situation de l’emploi — « ici, il y a assez de travailleurs français ; on n’a pas besoin de vous » — tout en leur interdisant l’accès à la liste des 30 métiers.
Le concept d’immigration choisie atteint là son paroxysme. Au pays des droits de l’homme, on associe une profession à une nationalité. Selon que vous serez bulgare, roumain ou malien, vous serez conducteur de travaux du BTP en Champagne, technicien des industries du bois en Lorraine, ou mécanicien d’engins de chantier en Corse…
La circulaire allie l’indignité — les travailleurs sans-papiers qui se présentent avec un contrat de travail sans avoir vérifié si leur emploi figure sur la liste, peuvent se voir reconduits à la frontière — à une imbécillité crasse. C’est en effet l’autorité administrative et non plus l’employeur, qui définit les besoins en main d’œuvre et statue sur les compétences de l’employé potentiel…
Le 15 avril 2008 débute alors une première grève des travailleurs sans-papiers.
« À l’issue de ce premier mouvement, ce sont les salariés eux-mêmes qui exigent et obtiennent des régularisations en dépit de la liste des 30 métiers, témoigne Richard Delumbée, responsable de l’Union Locale CGT de Montreuil (93). Nous avons donc mis en œuvre l’acte II de cette mobilisation. En 2008 seules la CGT et l’association Droits devant étaient partie prenante de cette lutte. Aujourd’hui 5 organisations syndicales et 6 associations soutiennent ce combat. Après quatre rencontres avec nous, Eric Besson a élaboré un document de synthèse peu satisfaisant, en précisant qu’il ne pouvait aller plus loin, que toute autre proposition ne pouvait émaner que du ministère du travail. Ce qui nous arrange ! »
Car les arguments de Darcos sont aisément réfutables. Tout d’abord, il confond volontairement le problème des salariés sans-papiers et le « travail au noir ». En stigmatisant celui-ci, le ministre remet au goût du jour la vieille scie de l’immigré qui, en ne cotisant pas, vient manger le pain des Français. Il appuie son propos en estimant le manque à gagner à 60 milliards d’euros, « l’équivalent du budget de l’Éducation nationale. »
Or, comme le précise Richard Delumbée, « si le travail au noir est une dimension existante du problème, elle est très minoritaire. Moins de 5% des travailleurs sans-papiers le pratiquent. »
Il faut aller chercher les 95% restants, soit dans le travail au noir des Français, soit dans l’invraisemblable nombre d’heures travaillées des sans-papiers, qui ne sont ni payées ni donc déclarées par des patrons voyous.
Besson et Darcos sont-ils définitivement pervers ou totalement incompétents ? Les deux, sans aucun doute…
À preuve, le grand argument des « métiers à tension ».
« Un métier est déclaré “ à tension ”, lorsqu’il manque de personnel, explique M. Delumbée. Le gouvernement a décidé d’établir des statistiques trimestrielles des métiers “ à tension ” afin de définir dans quels secteurs on peut régulariser des sans-papiers. C’est totalement impossible dans la mesure où les sans-papiers travaillent déjà dans ces secteurs, qui donc ne sont plus “ à tension ” ! Il y a une confusion totale entre travailleurs sans-papiers et nouvelle immigration. Notre combat ne porte pas sur les nouveaux entrants mais sur ceux qui travaillent déjà, dans des conditions de semi-esclavagisme. »
Le responsable syndical pointe du doigt une autre « perversimbécillité » ou « perversincompétence ». Elle concerne les travailleurs intérimaires. Sur les 5 400 salariés sans-papiers actuellement en grève, 2 000 sont intérimaires et franciliens. Un chiffre en constante augmentation, puisque la CGT enregistre chaque jour pour sa seule organisation, 200 nouveaux grévistes. Or, le texte ministériel en préparation impose comme critère de régularisation, une mission d’au moins un an. « La moyenne des missions déposées au Pôle Emploi est de 7 jours ! s’exclame M. Delumbée. Et 25% de ces missions ne dépassent pas une journée. Ce critère remet en cause la nature même de l’Interim ! »
Que demandent donc les grévistes sans-papiers ? D’abord la suppression de la discrimination entre les nationalités et l’ouverture pour tous à la liste des 150 métiers. Et puis l’abaissement de 5 à 3, du nombre d’années de présence en France pour accéder à la régularisation. Pour les intérimaires, il s’agit évidemment de prendre en compte les heures des missions cumulées et non le nombre des missions. Il faut aussi que les sans-papiers travaillant au noir soient reconnus de la même façon que les salariés et régularisés sur les mêmes bases. Et puis, les métiers occupés par les travailleurs sans-papiers doivent être considérés comme “ à tension ”. Le gouvernement doit aussi cesser l’amalgame pervers entre travail non-déclaré et salariés sans-papiers. Répétons-le : ceux-ci cotisent et paient des impôts, en même temps qu’ils pallient le manque de candidats dans nombre de métiers. Ils participent ce-faisant au développement et à la richesse de notre pays.
Enfin, pour ce qui concerne le travail caché, il existe déjà un dispositif administratif et judiciaire qu’il suffirait d’utiliser.
Alors, que cachent les tonitruantes menaces de Darcos et Besson ? Et surtout à qui s’adressent-elles ? À Bouygues, Veolia, Manpower ? Qui peut le croire ? Elles s’adressent aux petits patrons qui emploient déjà des sans-papiers et qui auraient la velléité de les aider à se faire régulariser en signant un document essentiel, la demande d’autorisation de travail » — communément appelés le Cerfa. L’objectif est de les inciter en leur faisant peur, à demeurer ou à devenir des patrons-voyous, ce qui arrange le gouvernement. Au détriment de l’intérêt général, certes, mais ledit gouvernement n’en est plus à ça près. L’objectif est aussi de créer un climat de défiance entre les salariés français et les sans-papiers, les premiers — et cela s’est déjà produit — accusant les seconds d’être susceptibles, de faire fermer l’entreprise et donc de leur faire perdre leur emploi. Enfin, si les menaces de fermeture administrative se concrétisaient, ce serait l’occasion de mettre hors de cause les donneurs d’ordre, les employeurs étant très majoritairement des sociétés de sous-traitance. C’est en effet par le biais de ces sociétés que Bouygues par exemple, fait travailler sur ses chantiers d’innombrables sans-papiers.
Face à ces états de fait, Éric Besson a signé le 24 novembre dernier une nouvelle circulaire. Les grévistes demandaient des mesures d’harmonisation claires. Qu’à cela ne tienne ! Le texte prône le cas par cas laissant aux préfets le soin de trancher. Il leur est par exemple demandé de juger des « capacités d’intégration » des demandeurs de papiers. S’ils sont honnêtes, ce critère ne devrait pas leur poser problème.
En effet, la capacité des travailleurs sans-papiers de se mobiliser, de se mettre en grève, de se battre pour leurs droits et pour une vie digne n’est-elle pas le plus beau signe d’intégration qu’ils peuvent donner à une République qui célèbre la liberté, l’égalité et la fraternité ?
Alexie Lorca : Conseillère Municipale et secrétaire de section
8 décembre : Communiqué de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale environnement et développement durable
Rubans du développement durable : les collectivités locales socialistes largement récompensées
Le jury 2009 des Rubans du développement durable a labellisé 12 nouvelles collectivités territoriales pour leurs actions exemplaires en matière de politique énergétique, de biodiversité, ou encore de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces douze collectivités territoriales, six d’entre elles sont sous la responsabilité d’élus socialistes : les quatre villes de Blanquefort (Gironde), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Grenoble (Isère), et Mérignac (Gironde), et les deux Conseils généraux de Gironde et de l'Hérault.
Le Parti socialiste se réjouit de ce succès et tient à féliciter ses élus pour leur dynamisme. Cette récompense prouve à quel point les collectivités locales socialistes ont su s’engager sur la voie du développement durable, de façon concrète et efficace. Avec ces rubans du développement durable, le Parti socialiste démontre s’il en était encore besoin son engagement sur un thème majeur qui préoccupe largement les Français.
Ecoquartier de la ZAC de Bonne à Grenoble
2 décembre : Communiqué des élu(e)s de la minorité au Conseil Municipal de Montreuil
Plan d’Occupation des Sols :Nos trois groupes retirent le recours en annulation.
Nous appelons monsieur MARTINEZ et madame VOYNET à sortir, enfin, du dialogue de sourd
Cela faisait six mois que les élus de la minorité au conseil municipal réclamaient un débat transparent et sincère sur le projet de la municipalité de modifier les règles d’urbanisme, notamment dans le Bas-Montreuil. Cette demande était motivée par la malhonnêteté du débat du 25 juin dernier qui faisait l’impasse totale sur les remarques et critiques formulées par le commissaire enquêteur et par les riverains.
Ces remarques, pour un bon nombre d’entre elles, venaient étayer leurs propos sur l’absence de concertation préalable ainsi que sur l’aventurisme de la municipalité qui n’a pris aucune mesure concrète permettant de faire face aux besoins en matière – notamment - d’équipements publics, de circulation et de stationnement dans le quartier concerné qui aura pourtant à accueillir plus de 700 nouveaux logements.
Nous savions également que plusieurs associations de riverains réclamaient, depuis le mois de juin, l’ouverture de discussions et de concertations avec la municipalité. Cette dernière est restée totalement sourde à ces demandes pourtant légitimes. Il aura fallu attendre que nous interpellions, publiquement, monsieur Martinez et madame Voynet au mois de septembre dernier pour qu’enfin, une première rencontre ait lieu. De l’avis de tous, ces premiers échanges entre riverains et monsieur Martinez furent stériles, ce dernier refusant toutes propositions d’amendement de son projet initial.
Devant une telle intransigeance et face au refus répété de la maire d’organiser un nouveau débat et un nouveau vote sur les 8 délibérations votées à l’esbroufe en juin dernier, les trois groupes de la minorité, par l’intermédiaire de leurs Présidents, ont fait appel au tribunal pour contraindre la municipalité à accepter le débat et le dialogue.
Nous prenons acte du débat qui a finalement eu lieu, en séance du Conseil municipal ce jeudi 26 novembre et des informations complémentaires apportées au débat par monsieur Martinez et ce, malgré leur insuffisance, voire leur inexactitude.
Nous prenons acte du fait que, bien qu’indépendante, la pression conjointe des élus et des riverains, a finalement amené la maire à accepter de recevoir certaines des associations de riverains. Nous constatons que, bien qu’insuffisamment, un certain nombre de remarques, de propositions formulées par les riverains ont finalement été entendues et prises en compte.
C’est la raison pour laquelle, les trois groupes de la minorité ont décidé de retirer le recours déposé auprès du tribunal administratif au mois d’octobre dernier. C’est chose faite depuis ce mercredi 2 décembre.
Seul le rapport de forces a permis d’enregistrer de timides avancées dans ce dossier. Les élus ont utilisé les moyens dont ils disposaient pour contraindre la municipalité à davantage d’écoute et de concertation. Il lui reste des marges de progression en la matière ; nous le lui rappellerons chaque fois que cela sera nécessaire.
Nous regrettons néanmoins vivement la décision de la municipalité de maintenir les 8 délibérations telles que votées par la majorité le 25 juin dernier et l’absence d’engagements concrets pour la construction d’équipements publics dans un contexte d’augmentation de la population qu’entraîne la modification du POS.
Nous attendons des actes concrets en matière de construction de logements sociaux qui permettront de maintenir une offre au moins aussi importante que les 37% de logements sociaux dont a hérité l’actuelle municipalité.Nous mettons en garde la municipalité contre les risques d’aggravation des difficultés de stationnement et de circulation dans un quartier déjà fortement perturbé en la matière.
Nous mettons également en garde monsieur MARTINEZ s’il s’obstinait à ne pas entendre les réserves, critiques et propositions qui émanent des habitants eux-mêmes dans le cadre des réunions de concertation sur le Plan Local d’Urbanisme. Nous l’appelons à ne pas renouveler les erreurs du passé.
HUCHON 2010
A Montreuil
Logement
- Création ou réhabilitation de 1149 logements
Social et Santé
- Création d'un Centre d'Hébergement d'Urgence
- Réhabilitation et extension d'un accueil de jour pour sans abris (Emmaüs)
- Création d'un centre multi-accueil « Paul Eluard » de 20 places dont 2 places pour enfants handicapés
- Création de 2 crèches de 22 et 60 places, cité des Néfliers et « Julie-Daubié »
- Construction d’une Maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes de 80 lits, rue de Paris
- Création d'un centre d'accueil pour personnes âgées (création EHPD et fondation
Rothschild)
- Création d’un foyer d’Accueil Médicalisé pour adultes atteints d’autisme et/ou de troubles apparentés, rue des Bons Plants
Solidarité avec les travailleurs-euses « sans-papiers » en grève. Il faut une circulaire de régularisation !
Dans le prolongement du mouvement engagé le 15 avril 2008, 3000 travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l'intérim… sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur secteur d'activité (siège de fédération patronale ou grande entreprise), pour gagner leur régularisation administrative et l'amélioration de leurs conditions de travail.
Ces travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne, agro-alimentaire, confection…).
La plupart paient des impôts, cotisent (retraites, maladie, chômage...).
Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droit.
La CGT, la CFDT, L’Union syndicale Solidaires, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits Devant se sont adressés par courrier au Premier ministre, le 1er octobre 2009, pour demander une circulaire ministérielle afin de permettre la régularisation de tous ces salarié(e)s !
Il aura fallu un an pour qu'aboutisse le combat des Plus Net.
Aujourd'hui, c'est une autre entreprise de Montreuil qui est occupée par ses salariés sans-papiers. Il s'agit de MANPOWER, l'une des plus grosses entreprises employant des sans-papiers.
Ils sont plus de 30 à se relayer jour et nuit dans ce local de la rue du Capitaine Dreyfus. ILS ONT BESOIN DE NOUS. TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIER DOIVENT ÊTRE RÉGULARISÉS.
Comme pour PLUS NET, notre section doit être présente à leurs côtés.
N'hésitez pas à passer les voir, à leur apporter si vous le pouvez quelques vivres et des couvertures.
RETROUVONS-NOUS CHEZ MANPOWER TOUS LES DIMANCHES À MIDI JUSQU'À LA FIN DE LEUR LUTTE.
Ces travailleurs sans-papiers qui refont les quais de métro la nuit
Dix-huit mois après le lancement d’une vaste grève, les travailleurs sans papiers repartent au combat, soutenus cette fois par 11 syndicats et associations. Ils demandent à nouveau leur régularisation, "régularisation égale pour tous", après avoir constaté "l’arbitraire préfectoral" dans le traitement de leurs dossiers.
Des sans-papiers, souvent intérimaires, qui font "le sale boulot", dans des conditions de sécurité très précaires. Comme en témoignent des images (que nous nous sommes procurées) filmées par quelques-uns d’entre eux sur leur lieu de travail, dans les profondeurs du métro...
Pour lancer la "phase II" du mouvement des travailleurs sans-papiers, syndicats et associations ont convié hier symboliquement les journalistes dans un dépôt RATP du 18ème arrondissement de Paris.
Là, un piquet de grève posé depuis le matin même : 23 intérimaires travaillant pour un sous-traitant de la RATP, la société Asten, ont décidé d’établir dans le parking, sous deux tentes, leur campement !
Ce sont ces hommes, venant tous d’Afrique de l’Ouest, qui de nuit défont et refont les quais du métro parisien. "Pendant des heures d’affilée", ils racontent "casser l’asphalte du quai, remonter à la surface des plaques de plus de 50 kg sur leurs épaules ou leur tête, puis redescendre sous terre des seaux de goudron bouillant [1]".
Le tout, "sans pause, sans le casque de rigueur, sans chaussures de sécurité, sans masque... et sans jamais une visite médicale !" Car aucun, dans l’équipe, jurent-ils, n’a de papiers.
Film-témoin au téléphone portable
Ce piquet de grève n’aura pas duré une nuit. Dès hier soir, les grévistes et militants CGT qui les accompagnaient ont été évacués par les CRS.
Mais ils n’entendent pas en rester là ! Prétextant tourner des images souvenirs "pour les envoyer au bled", ils ont filmé leurs conditions de travail "dignes du XIXème siècle".
Résultat : sans équipement adéquat, certains se brûlent. Sans oser, faute de papiers, aller se faire soigner.
Des conditions de travail difficiles, sans protection sociale, alors que ces travailleurs cotisent, payent des impôts et peuvent même produire des fiches de salaire, émanant d’agences d’intérim qui les emploient au jour le jour (comme Adecco ou Crit).
Dans un communiqué hier, la RATP a déclaré qu’"à sa connaissance, aucun salarié travaillant sur ses sites n’était en situation irrégulière". La RATP qui précise tout de même qu’elle vient de demander des explications à son sous-traitant.
Celui-ci, Asten, joint par téléphone, a la même réponse : c’est impossible, car "les sociétés d’intérim nous attestent formellement de la régularité des employés qu’elles mettent à notre disposition", explique Jean Lamy, responsable des relations extérieures.
Asten, cependant, reconnaît qu’il semble bien s’agir sur les images d’un de ses chantiers. Puisque la société a décroché ce marché à la RATP pour quatre ans et que son chef de chantier admet avoir reconnu des visages d’ouvriers. Dans un communiqué, enfin, Asten précise les conditions de travail particulières dans le métro.
Mais la grève continue
Outre le cas de ces ouvriers en grève, plus de 35 autres sites sont occupés ce mercredi. Soit environ 5.400 sans-papiers grévistes en Ile-de-France, soutenus par plusieurs syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) et associations (Cimade, Ligue des Droits de l’homme, RESF, Femmes Égalité, Autremonde, Droits devant).
3 septembre 1859 -
31 juillet 1914
150 ème
anniversaire de la naissance de
Jean JAURÈS
Biographie de Jean Jaurès sur Wikipédia
A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, la Fondation Jean Jaurès, la mairie du 18ème arrondissement de Paris, la Société d’études Jaurésiennes, le Musée de l’histoire vivante de Montreuil, avec le soutien du journal L’Humanité présentent deux expositions et une journée d’étude consacrées à Jean Jaurès.
Et prochainement…
Exposition « Jaurès d’un siècle à l’autre 1859-2009 » à Paris, mairie du 18ème arrondissement du 10 décembre au 16 janvier 2010.
Une journée d’études à Paris le 16 janvier 2010 organisée par la Fondation Jean Jaurès en deux temps, « Jaurès, du Tarn à l’Internationale » et « Jaurès aujourd’hui : icône ou référence vivante ? ».
Le courage c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille. C’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. C’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelles récompenses réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. C’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. "Extrait du discours à la jeunesse - ALBI 1903"
Jaurès par Zebda - Paroles et Musique Jacques BREL Ils étaient usés à quinze ans -
Ils finissaient en débutant -Les douze mois s'appelaient décembre
- Quelle vie ont eu nos grand-parents -
Entre l'absinthe et les grand-messes -
Ils étaient vieux avant que d'être
- Quinze heures par jour le corps en laisse
- Laissent au visage un teint de cendres
- Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
- De là à dire qu'ils ont vécu
- Lorsque l'on part aussi vaincu
- C'est dur de sortir de l'enclave
- Et pourtant l'espoir fleurissait
- Dans les rêves qui montaient aux cieux
- Des quelques ceux qui refusaient
- De ramper jusqu'à la vieillesse
- Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
- C'était pour partir à la guerre
- C'était pour finir à la guerre
- Aux ordres de quelque sabreur
-Qui exigeait du bout des lèvres
- Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
- Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
- Et ils mouraient à pleine peur
- Tout miséreux oui notre bon Maître
- Couverts de prèles oui notre Monsieur - Demandez-vous belle jeunesse
- Le temps de l'ombre d'un souvenir
- Le temps de souffle d'un soupir
- Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail
Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.
Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
Premiers signataires :
Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS), Nathalie Artaud (LO), Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol), Olivier Besancenot (NPA), Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS), Eric Beynel (porte-parole solidaire), Michel Bianco (Collectif le travail tue…), Martine Billard (députée écologiste),Jean-Jacques Boislaroussie (Alt), Luc Boltanski (sociologue EHESS), Gilles Caron (F.O. Banques), Leila Chaibi (exécutif NPA), Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS), Annick Coupé (Solidaires), Claude Debons (Secr nat PG), Sandra Demarcq (exécutif NPA), Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail), Jacqueline Fraysse (députée PCF 92), Laurent Garrouste (inspecteur du travail), Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS), Benoit Hamon (Porte-parole du PS), Lucien Jallamion (Porte-Parole de République etSocialisme), Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS), Charles Hoareau (CGT Marseille), Michel Husson (économiste), Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France), Arlette Laguiller (LO), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF), Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France), Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu),Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais), Noël Mamère (Député Les Verts), Philippe Marliére (Universitaire), Caroline Mécary (Copernic)
, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Catherine Mills (économiste spécialiste, de la protection sociale), Roland Muzeau (député PCF), Willy Pelletier (Copernic), Christian Picquet (Gauche unitaire), Jean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF),Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII), Bob Siné (dessinateur, patron de presse), Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm), Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS)
20 octobre 2009 - Charcutage des circonscriptions
PARIS, 20 octobre 2009 (AFP) - Voici la liste des 33 circonscriptions supprimées -dont celles de deux ex-présidents, François Mitterrand et Jacques Chirac- par le redécoupage électoral, entériné mardi par l'Assemblée nationale.
Selon le gouvernement, sont supprimées 18 circonscriptions de gauche et 15 de droite. Mais, selon le député PS Bruno Le Roux, expert de la carte électorale, le redécoupage se traduira, en raison des reconfigurations des circonscriptions voisines, par la perte de 23 sièges pour la gauche contre 10 pour la majorité.
Circonscriptions supprimées :
03 Allier : 3e : perte pour le PS (Jean Mallot)- Charente 4e : perte pour le PS (Martine Pinville) 19 Corrèze : 3e (ex-circonscription de Jacques Chirac) : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean-Pierre Dupont) 23 Creuse : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Jean Auclair) 36 Indre : 3e : perte pour le PS (Jean-Paul Chanteguet) 42 Loire : 6e : perte pour l'UMP (le chiraquien Pascal Clément)
48 Lozère : fusion des deux circonscriptions : perte pour l'UMP (Pierre Morel à l'Huissier) 50 Manche : 4e : perte pour l'UMP (Claude Gatignol) 52 Marne : 3e : perte pour l'UMP (Jean-Claude Thomas) 54 Meurthe-et-Moselle : 3e : actuellement détenue par Valérie Rosso-Debord (UMP), donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la nouvelle configuration de la 2e, c'est Hervé Féron (PS) qui serait menacé. 57 Moselle : 8e : perte pour le PS (Aurélie Filippetti) 58 Nièvre : 3e (ex-circonscription de François Mitterrand) : perte pour le PS (Christian Paul) 59 Nord : 3e : perte pour le PS (Alain Cacheux) - 12e : perte pour la gauche (le chevènementiste Christian Hutin) - 23e : actuellement détenue par Christine Marin, donc perte pour l'UMP selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 24e, c'est Jean-Luc Pérat (PS) qui serait menacé - 62 Pas-de-Calais : 3e : perte pour le PS (Jean-Claude Leroy) - 11e : perte pour le PS (Odette Duriez) 63 Puy-de-Dôme : 2e : perte pour le PS (Alain Néri) 65 Hautes-Pyrénées : 1ère : perte pour le PS (Pierre Forgues) 68 Haut-Rhin : 4e : perte pour l'UMP (le chiraquien Jean Ueberschlag) 70 Haute-Saône : 3e : actuellement détenue par le chiraquien Michel Raison donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 2e, c'est Jean-Michel Villaumé (PS) qui serait menacé. 71 Saône-et-Loire : 4e : perte pour le PS (Didier Mathus) 75 Paris : 1ère : perte pour la gauche (l'ex-Verts Martine Billard, passée au PG) - fusion des 2e et 3e, de Jean Tiberi et Martine Aurillac : perte pour l'UMP - - fusion des 15e et 16e, toutes deux UMP avec Bernard Debré et Françoise de Panafieu : perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Le PS conteste, estimant que la reconfiguration de la 17e menace Annick Lepetit (PS) 76 Seine-Maritime : 6e : perte pour le PCF (Jean-Paul Lecoq)- 12e : actuellement détenue par Michel Lejeune (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS : avec la reconfiguration de la 11e, c'est Sandrine Hurel (PS) qui serait menacée 79 Deux-Sèvres : 3e : actuellement détenue par Jean-Marie Morisset (UMP) donc perte pour l'UMP, selon le gouvernement. Faux, répond le PS: avec la reconfiguration de la 4e, c'est Jean Grellier (PS) qui serait menacé 80 Somme : 4e : perte pour le PS (Gilbert Mathon) 81 Tarn : 1ère : perte pour le PS (Jacques Valax) 87 Haute-Vienne : 1ère : perte pour le PS (Monique Boulestin) 93 Seine-Saint-Denis : 3e : perte pour le PS (Daniel Goldberg) 94 Val-de-Marne : 7e : perte pour l'UMP (la chiraquienne Marie-Anne Montchamp
Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le paquet fiscal
Le 18 mars 2009
La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.