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A LA UNE
1er décembre 2008

Journée Mondiale de lutte contre le SIDA
Intervention de la Présidente du Groupe Socialiste au Conseil municipal

Madame la Maire, mes cher collègues, 

C’est notre 1er débat d’orientation budgétaire depuis les élections de mars dernier. Ce débat s’ouvre, il faut bien le dire, dans un contexte national et international des plus préoccupants.  

Vous l’avez dit, le gouvernement accentue sa politique de désengagement et les répercussions concrètes de la crise financière se font déjà sentir dans la vie de nos concitoyens. 

Nous pouvons d’ailleurs que nous féliciter que certains élus minoritaires dans l’ancienne majorité, reconnaissent aujourd’hui le poids des décisions gouvernementales sur un budget communal.

De la même manière lorsque vous évoquez les répercussions de la crise, nous vous en sommes gré car malgré l’augmentation de la dette en 2007, preuve est faite que le travail accompli par l’ancienne majorité et par les services de la ville, lorsque nous avons ferraillé quand cela était nécessaire auprès des banquiers, à commencer par Dexia, pour refuser les emprunts toxiques et tout autre produit financier dangereux pour les intérêts de la ville, a payé. 

Et puis permettez moi de vous dire que votre discours catastrophiste depuis 8 mois sur l’absence de marges, sur le fait de subir la politique menée par l’ancienne majorité, allant même parfois jusqu’à dire que nous serions au bord du gouffre, de la mise sous tutelle est battue en brèche par la réalité… des chiffres

Malgré votre discours donc, réussir à dégager 26 millions d’euros d’investissement pour le budget 2009 n’est pas qu’un miracle né de 8 mois de travail mais aussi, ne vous en déplaise, une conséquence positive de la gestion de l’ancienne municipalité. 

Je peux vous dire que beaucoup de maires de villes proches de la banqueroute, vous envie ! 

Et puis d’un certain point de vue, vous le dites vous-même lorsque vous parlez de budget de transition. 

Alors, oui, il s’agit de débattre des orientations budgétaires et un certain nombre d’inquiétudes ont été posées par mes collègues sur certaines orientations. A contrario, le groupe socialiste salue un certain nombre d’autres orientations mais nous serons vigilants à la fois sur leur budgétisation et sur la méthode qui sera employée en terme de mise en œuvre. En particulier le 18 décembre prochain, lors du vote du budget en conseil municipal car 2 solutions s’offrent à nous : subir ou se battre. Inutile de vous dire la voie que nous choisissons. 

Je vous remercie.

Geneviève de KERAUTEM - Conseil Municipal du 27 novembre 2008

Question orale au Conseil Municipal du 27 novembre 2008 Sommaire
Nous vous avons envoyé une lettre concernant notre refus de privatisation de La Poste en vous proposant de mettre à l'ordre du jour du conseil municipal une délibération intitulée "position de la ville". Or, à ce jour, nous n'avons même pas eu d'accusé de reception de votre part. C'est pourquoi nous vous réitérons notre demande que le  conseil municipal de Montreuil prenne position sur ce sujet.
Lettre ouverte de Geneviève de Kerautem à Madame la Maire sur le devenir de la Poste
PLUS NET - SANS PAPIER EN LUTTE À MONTREUIL - RUE GIRARD

Depuis le 21 octobre, les salariés de l’entreprise « Plus Net », située 4 rue Girard, sont en grève. Parmi eux, de nombreux sans-papiers. Le patron de cette entreprise, qui travaille pour BTP Bouygues, a refusé de signer leurs demandes de régularisation. Richard DELUMBÉÉ Secrétaire de l'union locale CGT de Montreuil, nous explique la situation des salariés de "Plus Net".



PLUS NET - Rue Girard - SANS PAPIER - Entretien avec Richard DELUMBÉE
Secrétaire de l"union locale CGT de Montreuil
- 30 novembre 2008
 
Entretien avec Richard Delumbée, secrétaire de l’Union Locale CGT de Montreuil
Sauvons les 20 % de logement sociaux Sommaire

Le 20 octobre dernier, les sénateurs ont supprimé l’article 17 du projet de loi Boutin, qui visait à comptabiliser l’accession sociale à la propriété dans le quota minimal de 20 % de logements locatifs sociaux qui s’impose, en agglomérations, à chaque commune en application de l’article 55 de la loi SRU de décembre 2000. Tout en rappelant leur attachement aux dispositifs permettant aux Français de devenir propriétaires s’ils le souhaitent, les sénateurs ont ainsi estimé que la loi SRU était un texte sage. .../...

La sévérité de la crise du logement dans notre pays exige d’autres mesures. Pour préserver la capacité des générations futures à se loger dignement il faut même faire mieux que 20 %. L’élection de Barack Obama a réveillé des ardeurs nouvelles : le secrétaire général de l’UMP et le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale sont parmi les signataires de tous horizons du Manifeste pour l’égalité réelle qui demande explicitement « d’engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations et de promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement ».

Alors, un peu de courage! N’hésitons pas à proclamer la mixité sociale valeur républicaine !

Dans le combat qui nous attend à l'Assemblée Nationale, sauvons, renforçons même l’article 55 de la loi SRU !

Qui peut le moins... Peut (Parfois) le plus
Tribune de Novembre - Tous Montreuil
N°1

Sommaire

Nous avons eu l’occasion de le dire dans ces colonnes aussi bien que de le répéter lors des séances du conseil municipal selon le vieil adage qui dit que la pédagogie est l’art de la répétition : la majorité municipale a toute latitude pour prendre les décisions qu’elle juge bonnes, elle est légitime, nul ne le conteste.

 

La mission dévolue à la minorité est d’abord de veiller au respect des valeurs qui forgent l’identité de Montreuil, d’approuver, souvent d’ailleurs depuis le début du mandat, les délibérations proposées, de les amender, d’émettre des propositions et de s’opposer quand elle l’estime nécessaire.

C’est résolument que nous nous sommes opposés au projet injuste et incompréhensible d’augmenter les loyers de 2,2% au 1er janvier 2009 lors du conseil d’administration de l’OPHM. Les premières mesures d’une nouvelle municipalité sont toujours très attendues et ont une forte signification, voire une symbolique. Bonjour le symbole !

 

Où sont l’espérance et la confiance dans l’avenir lorsque l’on décide de ponctionner les locataires  de l’OPHM dont certains subissent déjà de grandes difficultés et que d’autres en rencontreront malheureusement à l’instar de tous les habitants en subissant les conséquences de la crise financière ?

 

Chacun sait pourtant, y compris notre sénatrice-maire qui s’est exprimée à ce sujet au Sénat les 14 et 22 octobre 2008, que « …le logement constitue le premier poste du budget de la plupart des familles qui se sont endettées lourdement, qui peinent à assumer des loyers et des charges devenus insupportables et qui craignent de ne pouvoir faire face… ».

Nous avons bien compris le message de l’équipe de Dominique Voynet : les impôts des Montreuilloises et des Montreuillois ne doivent pas augmenter. Mais si à chaque étape tout le reste augmente (tarif du cinéma Méliès, loyers…), où est la logique ? Nous y reviendrons sans aucun doute lors du prochain conseil municipal.

Les propositions socialistes pour l’emploi et le pouvoir d’achat
Sommaire
Le 28 octobre 2008

Le plan pour l’emploi préconisé à la hâte par le chef de l’Etat ne répond nullement aux enjeux et à la gravité de la situation, puisqu’il revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés.Le PS considère que la première priorité repose sur la croissance. C’est la croissance qui doit être stimulée et accompagnée. C’est pourquoi le pouvoir d’achat, l’investissement et l’emploi doivent être les trois piliers d’une politique économique.

1. Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement productif.

2. Mise en place de structures régionales chargées d’impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI qui ont des besoins de crédits, en regroupant les représentants des collectivités territoriales, les banques, l’Etat et les représentants des entreprises par bassin d’emploi.

3. Abrogation du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d’un montant de 5,5 milliards d’euros par an, ce dispositif contribue gravement à l’augmentation du chômage en rendant l’heure supplémentaire moins chère à l’entreprise que l’embauche. En période de crise, un tel mécanisme aboutit à une logique de destruction d’emplois sur fonds publics.

4. Les recettes de l’abandon de ce mécanisme doivent permettre de financer le manque à gagner des salariés placés d’autorité en chômage technique.

5. Engagement rapide d’une négociation salariale. Les exonérations de cotisations sociales seront subordonnées à la conclusion effective d’accords salariaux dans les branches ou les entreprises, et à la suppression de tous les minima de branche inférieurs au SMIC.

6. Substantiel coup de pouce au SMIC dès janvier prochain, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.

7. Remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés et recours plus large à ce type de contrats, pour retrouver les étiages d’avant 2002 (notamment les 350 000 emplois jeunes). Mise en place de garanties pour les bénéficiaires de ces contrats en termes de formation et d’insertion pérenne dans l’emploi, notamment pour les jeunes.

8. Gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 postes de fonctionnaires (plus gros plan social de ces dernières années), ce qui dans la période est un contresens et un important facteur d’aggravation du chômage.

9. Retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement dans les entreprises de moins de 1000 salariés, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion et la recherche d’emploi. Renforcement des moyens et de l’accompagnement des conventions de reclassement personnalisées pour les salariés licenciés d’entreprises de plus de 1000 salariés.

10. Gel de la réforme en cours de la formation professionnelle, qui revient à détourner à des fins budgétaires les fonds normalement dédiés à la formation des salariés, et mise en œuvre d’une véritable réforme d’ampleur (transparence des sources de financement, temps de formation inversement proportionnel à la formation initiale, accent mis sur la reconversion des salariés frappés de restructuration…), en relation étroite avec les collectivités territoriales. Abandon du sabordage en cours de l’AFPA.

+ Lettre ouverte à Madame la Maire sur le refus de Gilles ROBEL de la parution dans MDH des permanences de votre conseiller Général.

Madame La Maire,

 

Je tiens à vous faire part de ma désagréable surprise après lecture du message électronique que m’a adressé Gilles ROBEL, conseiller municipal délégué à la communication, le 6 octobre 2008 à 18h55.

 

Depuis le 26 juin dernier date de mon premier courrier à votre directeur de cabinet, Jacques ARCHIMBAUD, où je lui faisais part de mon intention d’organiser des permanences de conseiller général, sollicitant pour ce faire la mise à disposition de salles municipales et une information préalable dans Montreuil Dépêche, il a fallu de nombreuses relances téléphoniques et des messages électroniques pour obtenir des précisions puis une autorisation du prêt de salles municipales pour l’organisation de ces permanences.

 

Effectivement, en juillet dernier, puis le 25 août, par message électronique, Jacques ARCHIMBAUD me disait « no problem ! ». J’ai effectivement reçu une lettre de madame DELVALLEZ, responsable du service des relations avec la vie associative, me confirmant la mise à disposition de deux salles pour organiser des permanences mensuelles. En revanche aucune confirmation, ni refus, quant à l’annonce des permanences dans Montreuil Dépêche. 

 

N’obtenant pas d’informations sur ma demande de parution de dates des permanences dans Montreuil Dépêche, j’ai adressé un courrier le 1er septembre 2008 à Gilles ROBEL, courrier qu’il m’a dit ne pas avoir reçu lorsque je l’ai rencontré à la mi septembre. Je lui ai remis une copie du courrier le 25 septembre 2008 à l’issue du conseil municipal et, n’ayant toujours pas de réponse de sa part le 29 septembre, j’ai immédiatement adressé un message électronique à monsieur FELIX, directeur de la communication, ainsi qu’à Gilles ROBEL.

 

Sans nouvelles le matin du 6 octobre 2008, jour du bouclage du numéro de Montreuil Dépêche paraissant avant ma première permanence, j’ai cherché à joindre par téléphone monsieur FELIX. Très accaparé certainement par cette tâche il n’a pu, voulu, ou obtenu l’autorisation de me rappeler. J’ai joint sa secrétaire qui a fort gentiment pris le message et à 15h53 j’ai  envoyé un message électronique à messieurs FELIX, ROBEL et ARCHIMBAUD. J’ai par ailleurs téléphoné à Jacques ARCHIMBAUD mais il a manifestement changé de numéro de portable, numéro que sa secrétaire n’a pas voulu me communiquer quand j’ai appelé votre cabinet.

 

Comme par miracle, Gilles ROBEL a pris la peine de m’envoyer un message électronique à 18h55, après le bouclage de Montreuil Dépêche quelle coïncidence, pour m’annoncer, je le cite, que « mes nombreuses demandes sont bien parvenues. Dans un souci d’équité, nous souhaitons annoncer les permanences de l’ensemble des conseillers généraux, et ce, deux fois par an dans le journal municipal. Les réponses des deux autres conseillers généraux ne nous étant encore pas parvenues, nous sommes contraints de différer la publication de cette annonce. Je te rappelle cependant que le groupe socialiste, comme les autres groupes, dispose d’une page réservée sur le site web de la Ville….activée depuis le 1er septembre…. Les horaires de tes permanences y trouveraient bien leur place ».

 

Que vient faire l’équité dans cette demande d’information dans Montreuil Dépêche? J’ignore si mes collègues Jean-Charles NEGRE, vice-président du Conseil général, et Manuel MARTINEZ, président de commission, envisagent d’organiser des permanences et dans l’affirmative quelle en sera la fréquence, je ne sais pas plus quand ils souhaiteraient les débuter, donc en vertu de quoi dois-je attendre qu’ils se déterminent. Et si mes collègues ne souhaitaient pas faire des permanences ou confirment leurs dates en septembre 2012, vous attendrez cette échéance pour publier le calendrier ?

 

A quel moment les Conseillers généraux ont-ils été informés de cette décision ?

 

Equité  et égalité devant l’information : Il est surprenant de constater que le tableau des élus affichés en mairie ne mentionne que le conseiller général du canton de Montreuil Ouest, faisant abstraction des conseillers généraux de Montreuil Est et Nord.

 

L’ironie de Gilles ROBEL ne change rien à ces faits que chacun peut constater. J’en veux aussi pour preuve qu’il était de tradition à Montreuil d’annoncer, notamment via Montreuil Dépêche, les permanences de nos trois Conseillers généraux, et la démocratie n’en a pas souffert.

 

Equité, égalité devant l’information ? Pourquoi ramener l’information des permanences au site web de la ville ? Les personnes ne disposant pas d’Internet ou ne souhaitant pas en bénéficier n’ont pas le droit à cette information via le journal municipal ?

 

La réponse de Gilles ROBEL tranche avec les engagements que vous avez pris durant la campagne et les propos que vous avez tenus lors des différents conseils municipaux et dans les colonnes de Montreuil Dépêche : la communication doit changer, l’information doit changer, les droits de tous les groupes politiques du conseil municipal doivent être respectés équitablement.

 

De la parole aux actes, le chemin qui reste à parcourir semble encore long.

        

Par ailleurs, comme j’ai eu l’occasion de le réaffirmer le 3 octobre dernier lors de la réunion consacrée au CUCS devant les représentants de la municipalité, devant le sous-préfet VICHERAT, devant les services municipaux, départementaux et préfectoraux, je suis toujours disponible pour défendre les intérêts de Montreuil et répondre favorablement à toute sollicitation de la municipalité qui ira en ce sens. 

 

Je réitère donc auprès de vous la demande de parution dans Montreuil Dépêche des dates de mes permanences la semaine précédant les permanences, et ce pendant le laps de temps où le journal municipal demeurera hebdomadaire, et je vous demande de bien vouloir également les mentionner lorsque le journal paraîtra tous les quinze jours.

 

Dans l’attente de votre réponse,

 

Je vous prie de croire, Madame La Maire, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

 

Frédéric MOLOSSI

Conseiller général de Montreuil Nord

Non à la privatisation de la Poste
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La Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A.

Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse.

Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication. Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter.

Que demandons-nous concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.

La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.

Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.

Signons massivement cette pétition pour la sauvegarde de la Poste

Seine-Saint-Denis:
Les 26 maires de gauche refusent le service minimum à l'école
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PANTIN,  6 octobre 2008 (AFP)

Les maires ou représentants des 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis ont expliqué lundi pourquoi, contrairement à Paris, ils n'organiseront pas de service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, à commencer par mardi.

"Nous refusons d'être complices d'un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l'Education nationale", a prévenu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une déclaration commune aux élus, parents d'élèves et représentants d'enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Education).


M. Dilain, qui préside l'Union départementale des élus socialistes et républicains, a par ailleurs estimé que "ce n'est pas normal que dans des compétences régaliennes de l'Etat, le gouvernement se décharge sur les collectivités".

Jugeant tour à tour la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) "inique" ou "inapplicable", les représentants Verts, PS, PCF, radicaux citoyens et radicaux de gauche ont aussi mis en avant des raisons pratiques (problèmes de recrutement, de sécurité et de responsabilités) pour refuser ce qu'ils jugent être une "garderie improvisée".

Ce rassemblement "pour dire notre ras le bol et tirer la sonnette d'alarme" est "historique", a commenté Bertrand Kern (PS), maire de Pantin où était organisée la conférence de presse.

Le cri d'alarme des maires de banlieue

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Édition du 4 octobre 2008

La situation de quelque 200 communes de banlieue en France est, vous le savez, très préoccupante et le bilan de trente ans de politique de la ville est contrasté. Elle a permis d'éviter la dégradation du tissu social et une ségrégation urbaine définitive. Mais cette politique n'a réussi ni à améliorer les conditions de vie des habitants des villes concernées, ni à permettre un fonctionnement digne des municipalités, impuissantes face à des demandes élémentaires : logement, emploi, éducation, santé.

Vous avez vous-même admis l'existence dans notre pays de quartiers "où il est plus difficile que partout ailleurs de s'en sortir, de réussir","tous les handicaps, toutes les difficultés (...) sont concentrés", "où l'on a moins de droits, moins de chances que les autres". Vous avez fait de ces banlieues l'une de vos priorités et promis un véritable "plan Marshall" pour répondre à l'exigence de solidarité nécessaire à des territoires depuis trop longtemps marginalisés.

Aujourd'hui, qu'en est-il ? Les annonces faites lors de la présentation du plan Espoir banlieues le 13 juin vont dans le bon sens avec la mobilisation du droit commun et l'implication de l'ensemble des ministères; mais elles suscitent de vraies interrogations quant à leurs modes de financement. De plus, le gouvernement est sur le point de pervertir l'un des symboles de la solidarité financière que, comme vous l'avez souligné, "nous devons aux communes les plus pauvres. Car s'il y a des villes avec des pauvres, il y a aussi des villes pauvres qui n'ont tout simplement pas les moyens de s'occuper de leur population". Vous avez souhaité un projet de réforme de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU-CS) au profit des villes les plus en difficulté.

Rappelons que l'action de l'Etat, par ses concours financiers, devrait cibler la correction des inégalités territoriales, sociales et démographiques. Le projet élaboré en secret par le gouvernement alors même que s'engageaient les discussions au sein du comité des finances locales ne correspond pas à cet objectif. Si la méthode est contestable, le fond l'est encore plus.

La loi Borloo de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 avait marqué une réelle avancée. Le mode de calcul de la DSU-CS a intégré les critères de zones urbaines sensibles et de zones franches urbaines ; ZUS et ZFU définissent des territoires à faibles ressources où se concentrent de lourdes charges socio-urbaines. Cette loi a été portée et promulguée par votre ministre de l'écologie, de l'énergie du développement durable et de l'aménagement du territoire, alors ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale.

Or, le gouvernement opère un retour en arrière en optant pour l'abandon progressif de ces critères dans le projet de réforme de 2009. Avec quel résultat ? Voici quelques exemples de villes qui vont, par rapport à ce qu'elles auraient perçu dans le système actuel, perdre de la DSU dans ce projet : Clichy-sous-Bois, Sarcelles, Villiers-le-Bel, Epinay-sur-Seine, Argenteuil, Bobigny, Vénissieux, Creil, Stains, Melun, Bondy, Gonesse, Chanteloup-les-Vignes, Garges-lès-Gonesse...

Bien entendu, une énième subvention sera en même temps créée pour les banlieues afin de compenser ce manque à gagner. Mais son montant est insuffisant, son statut de subvention ne la rend pas pérenne, elle devra être quémandée par les communes nécessiteuses auprès des préfets ; surtout, elle marginalise et déprécie une nouvelle fois les communes dites de "la politique de la ville".Monsieur le président, nous vous demandons de revenir sur cette réforme et de réaffirmer, dans les principes, la République solidaire que vous appelez de vos voeux. Cela afin que votre déclaration du 8 février, porteuse d'espoir, se concrétise aussi par des mesures de solidarité au profit des villes de banlieue.

Claude Dilain - maire de Clichy-sous-Bois, président de Ville et Banlieue
Pierre Cardo - député, maire de Chanteloup-les-Vignes, premier vice-président de Ville et Banlieue
Maurice Charrier - maire de Vaulx-en-Velin, vice-président du Grand Lyon
Xavier Lemoine
- maire de Montfermeil, membre du CA de Ville et Banlieue
François Pupponi
- député, maire de Sarcelles.
Je soutiens le Méliès
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Contre les recours en justice déposés cet été par UGC et MK2 pour barrer la route au projet d'extension du cinéma Georges Méliès, cinéma municipal, classé Art et Essai, à Montreuil"

Signez la pétition

Au-delà du Méliès, devenu l'étendard de ce combat contre le désir hégémonique des grands circuits, ces recours révèlent leur détermination à détruire le statut même des cinémas d'Art & Essai en France en s'attaquant aux aides publiques (municipales et nationales) qui soutiennent leur travail. Sans ces salles, en effet, où trouver des séances consacrées à l'éducation, au patrimoine, à la recherche, à la découverte, au jeune public, aux premiers films, aux documentaires ?

A l'affiche au Méliès cette semaine

 

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